Évaluation de l'Initiative d'allégement du fardeau de la paperasserie

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Table des matières


Liste des acronymes utilisés dans le présent rapport

Liste des acronymes utilisés dans le présent rapport
Acronyme Signification
AAP Architecture d'alignement des programmes
AECDC Affaires étrangères, Commerce et Développement Canada (anciennement MAECI)
ARC Agence du revenu du Canada
BDC Banque de développement du Canada
CCAFP Comité consultatif sur l'allégement du fardeau de la paperasserie
CCPEE Comité consultatif sur la petite entreprise et l'entrepreneurship
CRP Commission sur la réduction de la paperasse
CT Conseil du Trésor
DGPE Direction générale de la petite entreprise (du Secteur d'IC) des services axés sur le marché, le tourisme et la petite entreprise).
DGVE Direction générale de la vérification et de l'évaluation
ECMCR Enquête sur le coût de la mise en conformité à la réglementation
ETP Employé à temps plein
FCEI Fédération canadienne de l'entreprise indépendante
FPT Fédéral, provincial et territorial
GdC Gouvernement du Canada
IAFP Initiative d'allégement du fardeau de la paperasserie
IC Industrie Canada
MAECI Ministère des Affaires étrangères et du Commerce international
OCDE Organisation de coopération et de développement économiques
PARFA Plan d'action pour la réduction du fardeau administratif
PME Petite ou moyenne entreprise
QE Questionnaire électronique
SCT Secrétariat du Conseil du Trésor

Liste des tableaux

Liste des tableaux
No du Tableau Titre du tableau
Tableau 1 Affectation prévue des ressources de l'IAFP
Tableau 2 Fardeau administratif par taille d'entreprise
Tableau 3 Récentes déclarations du gouvernement à l'appui des enjeux de la petite entreprise
Tableau 4 Comparaison des coûts prévus et réels de l'IAFP (2019-2010 à 2012-2013)

Liste des figures

Liste des figures
No de la Figure Titre de la figure
Figure 1 Modèle logique de l'IAFP

Sommaire

Aperçu du programme

L'Initiative d'allégement du fardeau de la paperasserie (IAFP) a été approuvée en 2004, lancée en 2005 et renouvelée en 2009. Elle a pour but de mieux sensibiliser le gouvernement aux besoins des petites entreprises et du fardeau de la réglementation qu'elles subissent. L'IAFP a un budget de 5 millions de dollars sur cinq ans et est administrée par la Direction générale de la petite entreprise (DGPE) d'Industrie Canada (IC). 

L'IAFP actuelle compte deux grands volets, soit l'Enquête sur le coût de la mise en conformité à la réglementation (ECMCR) et le Comité consultatif sur la petite entreprise et l'entrepreneurship (CCPEE). L'ECMCR est effectuée tous les trois ans pour mesurer le fardeau de la réglementation que subissent les petites et moyennes entreprises au Canada. Le CCPEE est un comité du secteur privé dont le mandat est d'informer, de conseiller et de faire des recommandations au gouvernement sur les plus importants enjeux auxquels les petites entreprises canadiennes doivent faire face, y compris les lourdeurs administratives

Le CCPEE relève du gouvernement par l'entremise du ministre d'État Petites entreprises et Tourisme. La DGPE maintient un secrétariat à l'appui du CCPEE et travaille avec Statistique Canada à concevoir et analyser les résultats de l'ECMCR.

Objectif et méthodologie de l'évaluation

Conformément à la Politique sur l'évaluation du Conseil du Trésor et à la Directive sur la fonction d'évaluation, l'objet de la présente évaluation est d'évaluer les principaux enjeux de la pertinence et du rendement de l'IAFP. La méthode a été calibrée pour tenir compte du caractère peu substantiel de ce programme. Toutefois, les constatations et conclusions de l'évaluation sont fondées sur l'analyse de multiples sources de données et comportent l'examen des documents, l'examen de la documentation, des entrevues et l'analyse des données. 

Constatations

Pertinence

L'IAFP continue d'être pertinente. L'ECMCR répond à un besoin permanent de mesures fiables du coût de la conformité à la réglementation au Canada. Le CCPEE fournit au gouvernement une source précieuse de conseils complémentaires sur les enjeux plus larges des PME du point de vue des PME.

L'IAFP s'aligne sur le rôle du gouvernement fédéral et d'IC de renforcer le marché canadien dans le domaine de la petite entreprise. Il correspond aux priorités du gouvernement articulées dans les budgets et les discours du Trône de réduire le fardeau administratif de la réglementation imposé aux petites et moyennes entreprises, et de créer un environnement favorisant leur compétitivité.

Rendement

L'évaluation a révélé que le programme atteint ses résultats immédiats et intermédiaires prévus.

Le gouvernement est mieux au fait des difficultés que connaissent les petites entreprises à cause de l'IAFP. Plus précisément, l'enquête a permis au gouvernement de mieux comprendre l'ampleur du fardeau de la réglementation que connaissent les PME au Canada. Grâce au travail du CCPEE, le gouvernement est mieux sensibilisé aux perspectives des PME, surtout en ce qui concerne les questions relatives au financement de l'entreprise et à l'entrepreneuriat.

L'information que génère l'IAFP inspire le travail des ministères des gouvernements fédéral et provinciaux et de la Commission sur la réduction de la paperasse. Les données que génère l'enquête servent de soutien aux ministères dans leurs efforts pour réduire les coûts de la mise en conformité, alors que le gouvernement tient compte des conseils du CCPEE dans ses décisions relatives au programme et au renouvellement des politiques.

L'évaluation a révélé que l'IAFP a fait preuve d'économie et d'efficience. Le CCPEE a une structure économe soutenue efficacement par le secrétariat. La portée et la qualité de l'enquête ont augmenté au fil du temps alors que son coût a diminué, ce qui démontre une efficience opérationnelle accrue.

Dans l'ensemble, l'évaluation n'a trouvé aucun problème majeur avec l'IAFP et ne fait donc aucune recommandation.


1.0 Introduction

Ce rapport présente les résultats d'une évaluation de l'Initiative d'allégement du fardeau de la paperasserie (IAFP) dont l'objet était d'évaluer la pertinence et le rendement. Le rapport est structuré en quatre sections :

  • la section 1 présente le contexte et le profil de l'IAFP;
  • la section 2 présente la méthodologie d'évaluation avec une discussion des limites des données;
  • la section 3 présente les constatations relatives aux questions de pertinence et de rendement; et
  • la section 4 résume les conclusions de cette étude.

1.1 Contexte du programme

Le gouvernement du Canada s'intéresse depuis longtemps à réduire le fardeau de la paperasse pour les petites entreprises. Par exemple, en décembre 1994, il a créé une Initiative d'allégement du fardeau de la paperasse et a fait état de ses progrès en 1995Note de bas de page 1. Par la suite, en 2002, le gouvernement annonçait l'« Initiative de la réglementation intelligente » qui avait pour but de contribuer à l'innovation et à la croissance économique, d'améliorer le rendement réglementaire du gouvernement et de réduire le fardeau administratif des entreprisesNote de bas de page 2.

L'IAFP a été créée en 2005 pour donner des conseils au gouvernement sur la manière de réduire les « fardeaux administratifs »Note de bas de page 3 dans le cadre d'un effort plus général de promouvoir l'entrepreneuriat, d'augmenter l'innovation et de faciliter la croissance des petites entreprises canadiennes. Note de bas de page 4 Les principaux éléments de l'IAFP étaient :

  • une enquête triennale par Statistique Canada pour établir dans quelle mesure le fardeau administratif est réduit au fil du temps;
  • le Comité consultatif sur l'allégement du fardeau de la paperasserie (CCAFP), un comité des secteurs public et privé qui représente les institutions et organisations de la petite entreprise dont le mandat était de cerner les mesures de réduction du fardeau; et
  • des rapports d'étape périodiques au ministre de l'Industrie et aux comités parlementaires fondés sur les plans d'action, les rapports et les recommandations élaborés par le CCAFP.

L'IAFP a été renouvelée en 2009 avec le mandat élargi de fournir au gouvernement des conseils du secteur privé sur les moyens de promouvoir la prospérité et la compétitivité des petites entreprises, y compris de réduire le fardeau de la paperasserie. Tandis qu'étaient maintenues l'enquête et l'exigence de rendre compte des constatations et des progrès réalisés au ministre responsableNote de bas de page 5, le CCAFP était remplacé par le Comité consultatif sur la petite entreprise et l'entrepreneurship (CCPEE), composé exclusivement de représentants du secteur privé, notamment d'entrepreneurs et de représentants des associations sectorielles. Cela tenait à la conclusion d'un examen de 2009 que bien que le CCAFP ait réussi à produire des recommandations d'une large application, on jugeait que sa composition de représentants des secteurs public et privé limitait sa capacité de faire des recommandations précises et ciblées pour régler le fardeau administratif.

1.2 Description du programme

Le but de l'IAFP est de soulager les petites et moyennes entreprises (PME) du fardeau administratif excessif que lui impose la mise en conformité aux règlements et de promouvoir un environnement dans lequel elles peuvent prospérer. Elle compte deux grands volets, soit l'Enquête sur le coût de la mise en conformité à la réglementation (ECMCR) et le Comité consultatif sur la petite entreprise et l'entrepreneurship (CCPEE). Vous en trouverez plus bas une description plus complète.

  • L'ECMCR : Cette enquête triennale fournit des données statistiques transversales sur le coût de la réglementation pour les PME de façon à ce que le gouvernement dispose de données fiables et objectives sur ces coûts et leurs tendances. L'ECMCR est régie par une lettre d'entente entre Industrie Canada et Statistique Canada qui déterminent le travail à faire et les conditions de paiement. Les deux collaborent à la conception de l'enquête, Statistique Canada la dirige et fournit les résultats au personnel d'IC aux fins de l'analyse et de la reddition de compte. À ce jour, trois enquêtes ont été administrées pour les années 2005, 2008 et 2011Note de bas de page 6.
  • Le CCPEE : Le CCPEE a été créé pour fournir au gouvernement de l'information, des conseils et des recommandations sur les enjeux les plus importants auxquels les petites entreprises du Canada font face, dont le fardeau de la paperasserie, dans le but d'améliorer l'accès qu'ont les entreprises aux programmes fédéraux et à l'information. Il peut compter jusqu'à dix membres, dont le président. Le CCPEE compte actuellement neuf membres dont le président est premier dirigeant d'un accélérateur-incubateur d'entreprises, un autre membre représente une association sectorielle et sept sont des hommes d'affaires individuels d'industries comme la haute technologie, le logiciel, la restauration, le marketing, les ressources humaines, le capital de risque et les services environnementaux.

L'IAFP est dirigée par la Direction de la politique et liaison de la Direction générale de la petite entreprise (DGPE) d'Industrie Canada qui maintient un petit secrétariat à l'appui du CCPEE. Pour soutenir le ministre et le CCPEE, la DGPE cerne, analyse et effectue la recherche sur la politique sur les enjeux de la petite entreprise, y compris le fardeau de la réglementation et de la paperasserie, le cas échéant, selon la conjoncture économique en évolution et les changements de politique ou d'orientation des ministères.

De plus, la DGPE préside deux groupes de travail : 1) le groupe de travail interministériel sur la PME, qui sert de forum interministériel sur la PME et les questions relatives à l'entrepreneuriat à travers le gouvernement fédéral; et 2) le Groupe de travail fédéral-provincial-territorial sur les politiques de la petite entreprise (GTPPE) qui offre un forum de partage de l'information et d'échange des idées sur les priorités politiques des PME et facilite la compréhension des enjeux propres à la petite entreprise, dont le fardeau de la paperasserie. La Direction de la recherche et analyse de la DGPE travaille avec Statistique Canada à la conception et l'analyse de l'ECMCR.

1.3 Ressources du programme

L'IAFP dispose d'un budget total de 5 millions de dollars sur 5 ans (2009-2010 à 2013-2014). Le Tableau ci-dessous montre l'affectation prévue des ressources du programme.

Tableau 1 — Affectation prévue des ressources de l'IAFP
Coûts prévus de l'IAFP 2009-2010 2010-2011 2011-2012 2012-2013 2013-2014 Total
CCPEE 85 510 $ 293 000 $ 293 000 $ 293 000 $ 293 000 $ 1 307 510 $
ECMCR 286 000 $ 0 $ 1 603 560 $ 287 000 $ 0 $ 2 176 560 $
Secrétariat 228 490 $ 321 860 $ 321 860 $ 371 860 $ 321 860 $ 1 515 930 $
Total 600 000 $ 614 860 $ 2 218 420 $ 951 860 $ 614 860 $ 5 000 000 $

La plus grande partie du financement du programme sert aux frais d'exploitation de l'enquête (2,2 millions $) et du comité (1,3 million $). Le secrétariat compte environ 2,5 employé à temps plein (ETP) à l'appui du CCPEE, de la conception et de l'analyse de l'enquête, et effectue du travail supplémentaire pour répondre aux besoins de l'IAFP.

1.4 Résultats attendus

L'IAFP a pour but de générer des politiques, des programmes et des exigences réglementaires à l'appui d'un environnement compétitif pour la petite entreprise. À cette fin, elle fournit au gouvernement de l'information et des conseils sur les besoins des petites et moyennes entreprises et donne une idée du fardeau de la réglementation qu'elles subissent.

Le modèle logique de l'IAFP a été élaboré en 2009 dans le cadre de stratégie de mesure du rendement du programme et, par la suite en 2013, a été mis à jour dans le cadre de la planification de cette évaluation. Le modèle logique présenté à la Figure 1 décrit les intrants, les activités et les extrants du programme, ainsi que les résultats prévus à court, moyen et long termes.

Figure 1: Modèle logique de l'IAFP

Modèle logique de l'IAFP (la description détaillée se trouve sous l'image)
Description de la Figure 1

La figure 1 illustre le modèle logique de l'Initiative d'allégement du fardeau de la paperasserie (IAFP) et montre la façon dont les activités, les extrants et les résultats de l'IAFP s'alignent. L'IAFP compte trois principales activités : fournir un soutien administratif au Comité consultatif sur la petite entreprise et l'entrepreneurship (CCPEE); réaliser des recherches et des analyses stratégiques sur les questions relatives aux petites entreprises (y compris le fardeau réglementaire et administratif) et mesurer les coûts de la mise en conformité à la réglementation. L'IAFP compte également une activité intermédiaire : délibérations, consultations et réunions du CCPEE. Deux principaux extrants résultent des activités de l'IAFP. Le premier extrant, les rapports, les notes de synthèse et les recommandations au ministre, est rendu possible grâce aux principales activités que sont la fourniture d'un soutien administratif et la réalisation de recherches et d'analyses stratégiques. Il est également attribuable à l'activité intermédiaire : délibérations, consultations et réunions du CCPEE. Le deuxième extrant, l'analyse des données d'enquête de Statistique Canada, est issu de l'activité consistant à mesurer les coûts de la mise en conformité à la réglementation. Cet extrant génère également les rapports, les notes de synthèse et les recommandations au ministre. L'IAFP produit deux résultats immédiats directement attribuables aux activités et aux extrants énoncés : le gouvernement est mieux informé des enjeux touchant les petites entreprises (y compris le fardeau réglementaire et administratif) et le gouvernement a une meilleure connaissance des coûts de la mise en conformité à la réglementation (et des tendances). Les résultats intermédiaires découlent des résultats immédiats et peuvent être considérés comme des résultats à moyen terme. Ces résultats ne sont habituellement pas entièrement liés au programme, mais plutôt soumis à des influences qui dépassent le programme proprement dit. L'IAFP vise comme résultat intermédiaire des changements aux politiques, aux programmes et à la réglementation qui tiennent compte des données, des conseils et des recommandations soumis par l'IAFP. Les résultats à plus long terme sont soumis à des influences qui dépassent le programme proprement dit. Il s'agit de résultats plutôt « stratégiques ». L'IAFP a pour objectif à long terme de s'assurer que les politiques, les programmes et les exigences réglementaires favorisent un environnement concurrentiel pour les petites entreprises. L'objectif stratégique d'IC auquel contribue l'IAFP est le suivant : les entreprises et les collectivités canadiennes sont compétitives.


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2.0 Méthodologie

La présente section fournit de l'information sur la démarche de l'évaluation, son objectif et sa portée, les enjeux et questions particuliers qui ont été traités, les méthodes de collecte des données et les limites des données pour l'évaluation.

2.1 Approche de l'évaluation

La présente évaluation était axée sur un but, soit sur les résultats souhaités du programme énoncés dans sa documentation de base et son modèle logique. Les évaluateurs ont mesuré les variables des résultats au moyen de diverses méthodes de recherche. L'enquête a été effectuée à l'interne par la Direction générale de la vérification et de l'évaluation (DGVE) d'Industrie Canada.

2.2 Objectif et portée

Toute évaluation de l'IAFP est tenue de remplir l'engagement à l'égard des présentations au Conseil du Trésor d'évaluer le programme après l'obtention et l'analyse des résultats sur les coûts de la conformité de la troisième enquête de Statistique Canada. Étant donné que le programme se termine en 2013-2014, cette évaluation servira également à informer son renouvellement.

L'évaluation traite des grands enjeux de la pertinence et du rendement conformément à la Politique sur l'évaluation du Conseil du Trésor et à la Directive sur la fonction d'évaluation. Bien que l'IAFP existe depuis 2005, son orientation a changé en 2009. L'évaluation était donc axée sur les résultats à court et moyen termes de l'initiative, car il est trop tôt pour conclure sur ses résultats à long terme. L'évaluation couvrait la période du au .

2.3 Enjeux et questions de l'évaluation

L'évaluation a traité des questions suivantes fondées sur la stratégie de mesure du rendement élaborée en 2009 et révisée en 2013.

Pertinence

  1. L'IAFP est-elle toujours nécessaire?
  2. L'IAFP s'aligne-t-elle sur les priorités du gouvernement fédéral et les résultats stratégiques ministériels d'Industrie Canada?
  3. L'IAFP s'harmonise-t-elle avec les rôles et responsabilités fédéraux?

Rendement

  1. Dans quelle mesure le gouvernement est-il mieux informé des enjeux de la petite entreprise, notamment du fardeau de la paperasserie et des coûts de la mise en conformité à la réglementation?
  2. Dans quelle mesure a-t-on tenu compte des données, des conseils et des recommandations générés par l'IAFP dans les changements de politique, de programme et de réglementation?
  3. Dans quelle mesure l'IAFP a-t-elle fait preuve d'économie et d'efficience.

2.4 Méthodologie de l'évaluation

La méthode a été calibrée pour tenir compte du caractère peu substantiel de ce programme. L'IAFP compte pour 0,04 % des dépenses prévues d'Industrie Canada pour l'exercice financier 2013-2014. Toutefois, de multiples séries de données ont servi à répondre aux questions de l'évaluation. Les méthodes de collecte des données comportaient un examen des documents et de la documentation, l'analyse des données et des entrevues.

Examen des documents

On a effectué un examen des documents pour bien comprendre l'IAFP et pour mieux comprendre la pertinence et le rendement de ce programme. Les principaux documents examinés incluaient les budgets du gouvernement du Canada, les discours du Trône, la loi, les politiques, les directives, les présentations au Conseil du Trésor, les rapports statistiques et les documents pertinents produits par des tiers.

Examen de la documentation

Cet examen était axé sur la nécessité de réduire le fardeau de la mise en conformité, sur la comparaison des démarches utilisées dans différentes compétences, et sur les différentes méthodes de mesure de ce fardeau. L'examen a également exploité les rapports pertinents des associations sectorielles, de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et des universitaires. L'annexe A présente la liste des articles et rapports consultés.

Entrevues

L'objectif des entrevues était de recueillir de l'information en profondeur aux fins de l'évaluation, notamment, les opinions, les explications et les faits concernant les questions de l'évaluation. Elles permettaient aux évaluateurs de mieux comprendre le rendement de l'IAFP du point de vue des personnes ayant une connaissance directe des divers aspects du programme. Les entrevues étaient semi-structurées et conçues pour obtenir des commentaires qualitatifs d'une variété de répondants. Elles ont été faites en personne quand c'était possible et par téléphone quand ça ne l'était pas. Un guide d'entrevue générique est fourni en annexe B.

Au total, 17 entrevues ont été effectuées avec 22 personnes des groupes suivants :

  • La Direction générale de la petite entreprise d'Industrie Canada (7)
  • La Direction générale de la politique stratégique d'Industrie Canada (2)
  • Des membres du CCPEE (4) et un du CCAFP
  • Affaires réglementaires du Secrétariat du Conseil du Trésor (3)
  • Statistique Canada (3)
  • Affaires étrangères, Commerce et Développement Canada (2)

Analyse des données

L'analyse des données était axée sur les résultats de l'ECMCR de 2011 et sur une analyse de l'information financière de l'IAFP pour la période du au . Cette analyse a informé les constatations sur la nécessité permanente et le rendement, particulièrement en ce qui a trait à l'économie et à l'efficience.

2.5 Limites des méthodes de collecte des données

Il est facile de trouver les documents qui constituent les résultats du programme puisque l'IAFP fournit au ministre information et conseils sous forme de rapports. Toutefois, le gouvernement tient compte d'autres sources de conseils pour prendre ses décisions afin d'atteindre les buts d'alléger le fardeau de la réglementation et de promouvoir un environnement dans lequel les PME peuvent prospérer. Il est donc impossible d'attribuer avec certitude qu'une décision particulière a été prise à cause d'un conseil particulier du programme. L'évaluation a tenté d'atténuer ces enjeux au moyen d'entrevues qui ont fourni le contexte nécessaire pour évaluer l'atteinte des résultats.


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3.0 Constatations

3.1 Pertinence

3.1.1 L'IAFP est-elle toujours nécessaire?

Principales conclusions : L'évaluation a conclu qu'un programme comme l'IAFP est toujours nécessaire. L'enquête répond à un besoin de mesures fiables du coût de la mise en conformité à la réglementation au Canada, alors que le CCPEE constitue pour le gouvernement une source précieuse de conseils sur les questions plus larges relatives aux PME de leur point de vue.

Les gouvernements réglementent l'activité économique pour des raisons comme la création de marchés prévisibles, transparents et justes. Mais cette réglementation a un prix et lorsque ce prix est supérieur aux avantages, il devient un fardeau et peut influencer la société et l'économie en retirant des ressources de la production et en limitant la croissance économiqueNote de bas de page 7. L'examen de la documentation suggère que les effets défavorables du fardeau de la réglementation peuvent comprendre une productivité, une innovation, un commerce, des investissements et une efficience économique générale affaiblis.

Le coût de la réglementation et ses effets touchent d'une façon disproportionnée les petites entreprises qui ont moins de ressources à consacrer à la conformité. Autrement dit, les coûts fixes de la mise en conformité à la réglementation pour les grandes entreprises sont répartis sur un plus grand nombre d'employés et une base de revenus plus large. La plus récente ECMCR estime que le coût réel total de la mise en conformité à la réglementation pour les petites et moyennes entreprises (PME) au Canada était de 4,76 milliards de dollars en 2011, par rapport aux 4,86 milliards de dollars en 2005 et 4,84 milliards de dollars en 2008 (tous les chiffres sont en dollars 2011)Note de bas de page 8.

Le Tableau 2 ci-dessous illustre l'effet disproportionné sur les plus petites entreprises. Plus précisément, les entreprises ayant 1 à 4 employés paient deux fois plus de coûts de mise en conformité par employé que celles ayant 5 à 19 employés, et près de sept fois plus que les entreprises moyennes ayant de 100 à 499 employés.

Tableau 2 — Fardeau administratif par taille d'entreprise
Taille d'entreprise
par nombre d'employés
ECMCR 2011
par entreprise par employé % du revenu
0 (entreprises de l'employeur) 1 034 $ Sans objet 0,49 %
1-4 2 252 $ 1 029 $ 0,59 %
5-19 4 406 $ 476 $ 0,30 %
20-99 10 595 $ 264 $ 0,18 %
100-499 24 960 $ 149 $ 0,18 %

Cela est important, car les PME constituent le plus gros segment de l'économie canadienne. Elles comptent pour environ 99,9 % des 2,4 millions d'entreprises exploitées au CanadaNote de bas de page 9. Elles représentent 99,8 % des employeurs du Canada, 97 % de ses exportateurs et emploient 90 % de la main-d'œuvre du secteur privé du Canada. De plus, les PME et l'entrepreneuriat sont cruciaux pour l'innovation, la création d'emplois et la croissance économique, et génèrent 54,3 % du PIB du CanadaNote de bas de page 10.

Selon la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante (FCEI), une association sectorielle qui fait la promotion des PME, « La réduction de la paperasserie se classe constamment au deuxième rang [pour les petites entreprises]; le seul enjeu considéré comme plus prioritaire est le fardeau fiscal global ». Dans Le Rapport sur la paperasserie au Canada 2013, la FCEI illustre l'effet défavorable de ce fardeau sur ses membres en déclarant que 68 % des propriétaires d'entreprise disent que cela baisse leur productivité, 81 % disent que c'est une source importante de stress, 31 % qu'ils ne se seraient pas lancé en affaires s'ils avaient connu le coût de la réglementation, et 63 % que l'excès de réglementation les décourage de tenter de faire croître leur entreprise.

L'examen de la documentation confirme que les gouvernements doivent prendre des mesures pour réduire le fardeau de la réglementation et de l'administration. En fait, les efforts du Canada pour réduire la paperasse et le fardeau de la réglementation font partie d'un mouvement général dans l'ensemble des économies développées. « S'il est une tendance commune qui touche la réglementation dans les pays de l'OCDE depuis une dizaine d'années, c'est la réforme qui vise à créer une réglementation meilleure et uniformisée qui peut ajouter de la transparence et une prévisibilité aux processus de réglementation… une priorité accordée à la réduction de la paperasse… a balayé le Canada ces dernières annéesNote de bas de page 11. » L'OCDE souligne les avantages suivants de la réduction de la paperasse : « i) on peut encourager l'innovation au moyen de gains en efficience, ii) on peut favoriser l'entrepreneuriat au moyen d'un fardeau administratif allégé, ce qui libère des ressources autrement consacrées aux formalités administratives, et iii) on peut obtenir une meilleure gouvernance publique au moyen d'outils plus efficaces pour la mise en œuvre des politiquesNote de bas de page 12. »

Cela exige une mesure exacte du fardeau et des conseils sur la manière de le réduire. Dans son Rapport sur la paperasserie au Canada, la FCEI insiste sur ce qu'« on ne peut pas exagérer l'importance de la mesure, toute comptabilité est impossible autrement ». Une personne interviewée a fait écho à cette remarque : « si le gouvernement prend la réduction de la paperasserie au sérieux, il a besoin d'une évaluation exacte de la mesure de ce problème et un moyen de mesurer les progrès. »

L'Enquête sur le coût de la mise en conformité à la réglementation (ECMCR) répond à ce besoin en fournissant au gouvernement du Canada sa propre mesure objective et méthodologique rigoureuse du fardeau de la paperasserie. Jusqu'à la première ECMCR en 2005, le gouvernement n'était pas en mesure d'évaluer les déclarations sur ce fardeau faute de données de base objectives. Le gouvernement du Canada dispose maintenant de données transversales dérivées de trois enquêtes successives, et des améliorations récentes apportées à l'enquête 2011 les rendent maintenant plus complètes avec l'inclusion du coût en capital et des estimations du coût total de la conformité à la réglementation pour tous les secteurs de l'économie canadienne. Les entrevues ont confirmé l'importance de l'ECMCR, compte tenu de son objectivité et de sa rigueur. En outre, le niveau de détail de l'enquête donne à chaque ministère le coût de la conformité à sa réglementation. Ce niveau de détail est également important pour les provinces et territoires qui utilisent l'information détaillée de l'ECMCR sur les coûts de la conformité à la réglementation pour leur compétenceNote de bas de page 13. Il n'y a aucune autre source de données semblables.

La valeur du CCPEE tient à ce qu'il donne au gouvernement le point de vue de la petite entreprise tant officiellement, dans ses rapports écrits au ministre, qu'officieusement lors des réunions en personne. Étant donné que le monde des affaires et de la réglementation est en constante évolution, les propriétaires de petite entreprise sont bien placés pour cerner les nouvelles tendances et conseiller le gouvernement à leur sujet parce qu'ils sont les premiers touchés et directement intéressés à trouver des solutions.

Il est donc approprié que le gouvernement dispose d'un organisme consultatif pour maintenir un dialogue avec la petite entreprise et obtenir des conseils sur ses problèmes. Le CCPEE rassemble des représentants de petites et moyennes entreprises de divers secteurs économiques de l'ensemble du pays (y compris de la FCEI, une association sectorielle importante), et peut élargir sa portée en consultant des sous-comités et des tables rondes. Le mandat du CCPEE est souple et ce comité a une très grande autonomie dans sa manière d'effectuer sa recherche et ses consultations pour préparer ses conseils au gouvernement du Canada.

Plusieurs personnes interviewées ont fait des commentaires sur l'importance de ce comité comme « voix de l'entrepreneur », puisqu'il peut donner au ministre des conseils directs et non filtrés sur les enjeux propres à la petite entreprise. On a également souligné le fait que le CCPEE est une source particulièrement utile d'opinions provenant du secteur privé qu'on ne peut obtenir autrement.

3.1.2 L'IAFP s'aligne-t-elle sur les priorités du gouvernement fédéral et les résultats stratégiques ministériels d'Industrie Canada?

Principales conclusions : L'IAFP s'aligne sur les priorités du gouvernement articulées dans les budgets et les discours du Trône de réduire le fardeau administratif de la réglementation imposé aux petites et moyennes entreprises, et de créer un environnement favorisant leur compétitivité. Elle s'aligne également sur les résultats stratégiques d'Industrie Canada.

L'IAFP se conforme aux priorités du gouvernement fédéral de rationaliser la réglementation et de réduire le fardeau de la réglementation et des formalités administratives des entreprises. La Directive du Cabinet sur la rationalisation de la réglementation a été promulguée en 2007 pour, entre autres, « promouvoir une économie de marché équitable et compétitive qui favorise l'entrepreneuriat, l'investissement et l'innovation », « prendre des décisions fondées sur des données probantes » et « promouvoir l'efficience et l'efficacité de la réglementation en s'assurant que les avantages de la réglementation en justifieront les coûts ». Elle répond à ces nécessités en fournissant des données objectives pour quantifier le fardeau cumulatif de la réglementation dans l'ensemble des ministères et organismes fédéraux, provinciaux et territoriaux. Ainsi, elle sous-tend la capacité du gouvernement de mesurer l'état et les tendances courants du fardeau de la réglementation et de créer les conditions qui favorisent l'entrepreneuriat.

Outre cette directive, le gouvernement a fait plusieurs déclarations pendant la période d'évaluation qui démontrent un engagement continu de réduire le fardeau des formalités administratives et d'améliorer la réglementation, comme le montre le Tableau 3 qui suit. Ce qui est remarquable est que pendant cette période est que la Commission sur la réduction de la paperasse (CRP) avait pour mandat de détecter les irritants pour les entreprises issus des exigences réglementaires fédérales qui ont des effets défavorables flagrants sur la croissance, la compétitivité et l'innovation, et de recommander des solutions de rechange qui éliminent ces irritants pour de bon. La CRP était présidée par le ministre d'État (Petite entreprise et Tourisme) et la Commission a été active pendant toute la période, ses efforts étaient coordonnés avec ceux de son secrétariat, du secrétariat de l'IAFP et le président du CCPEE.

Tableau 3 — Récentes déclarations du gouvernement à l'appui des enjeux de la petite entreprise
Annonce Passage pertinent Analyse

Discours du Trône 2010

« Les petites et les moyennes entreprises constituent un moteur de l'économie canadienne, et elles sont responsables de la création de la plupart des nouveaux emplois. Pour les aider, notre gouvernement continuera à cerner et à supprimer les règlements non nécessaires néfastes pour l'emploi, ainsi que les obstacles à la croissance. »

Reconnaît l'importance des PME pour l'économie et s'engage à réduire le fardeau de la réglementation.

Budget 2010

« Une commission faisant appel à des parlementaires et à des représentants du secteur privé sera chargée d'examiner la réglementation fédérale dans les domaines où des réformes s'imposent le plus afin d'alléger le fardeau de l'observation et de recommander des améliorations précises. »

La CRP est annoncée avec l'engagement précis de réduire le fardeau de la mise en conformité.

Discours du Trône 2011

« … notre gouvernement continuera de réduire la paperasserie administrative des petites entreprises pour qu'elles puissent se concentrer sur leur croissance et la création d'emplois. »

Réitère l'engagement de réduire les formalités administratives pour les petites entreprises.

Budget 2011

« Le gouvernement… [a] pris des mesures résolues pour éliminer des obstacles que les entrepreneurs doivent surmonter, notamment en réduisant l'impôt et les formalités administratives, en améliorant l'accès au financement des entreprises… »

« Le gouvernement a désigné l'année 2011 Année de l'entrepreneur, afin de sensibiliser davantage le grand public au rôle important des petites entreprises. »

Traite de l'importance des entrepreneurs et des questions plus larges qu'ils doivent surmonter comme l'accès au financement. Cela vient appuyer les orientations plus larges du CCPEE en réglant des questions autres que le fardeau des formalités administratives.

Plan d'action économique 2012
(Budget 2012)

« Le président du Conseil du Trésor élaborera un plan d'action pour donner suite au Rapport sur les recommandations de la [CRP] de manière à offrir de meilleurs règlements, qui réduisent la frustration et à diminuer le coût pour les entreprises. »

« Le gouvernement prend des mesures pour améliorer la compétitivité des entreprises canadiennes créatrices d'emplois… Réduire les fardeaux administratifs à l'aide de la règle du "un pour un" ».

S'engage à appliquer les recommandations de la CRP de réduire le coût de la réglementation.

La règle du « un pour un » vient d'une recommandation de la CRP. Fait le lien entre réglementation et environnement d'affaires favorisant la compétitivité.

Plan d'action pour la réduction du fardeau administratif (2012)

« La réduction du fardeau administratif est l'une des mesures les plus importantes que peut prendre un gouvernement à l'appui d'un contexte d'affaires sain et prospère, qui est à la base de la création d'emplois et de la prospérité à long terme. Le gouvernement du Canada a poursuivi sans relâche cet objectif en améliorant la coordination en matière de réglementation avec les États-Unis, en adoptant des processus d'approbation simplifiés et plus prévisibles pour les projets majeurs dans le domaine des ressources naturelles et en menant l'Initiative d'allègement du fardeau de la paperasserie, qui a permis de réduire le fardeau de la paperasserie de 20 p. 100. »

Maintient les engagements du Budget 2012

Fait le lien entre fardeau de la paperasserie et l'environnement d'affaires favorisant la compétitivité.

Reconnaît la contribution de l'IAFP dans la réduction du fardeau de la paperasserie.

Plan d'action économique 2013
(Budget 2013)

« Le gouvernement reste déterminé à éliminer les formalités administratives inutiles du système de réglementation du Canada tout en maintenant les normes élevées de sécurité et de protection en vigueur au pays. La règle du « un pour un » et d'autres réformes issues du Plan d'action sur la réduction du fardeau administratif confèrent une nouvelle rigueur à la réglementation gouvernementale et créent un environnement plus prévisible pour les entreprises. »

Réitère l'engagement de réduire les formalités administratives et le fardeau de la réglementation.

Plusieurs des recommandationsNote de bas de page 14 de la CRP ont été incorporées à la Directive du Cabinet sur la gestion de la réglementation  2012 qui renforce l'engagement du gouvernement de réduire le fardeau de la réglementation des entreprises canadiennes, en s'assurant que les organismes de réglementation sont sensibles aux besoins des petites entreprises et en créant un cadre réglementaire plus prévisible et transparent pour permettre le développement des entreprises et la croissance économique. L'IAFP respecte deux principes de cette Directive, de prendre des décisions fondées sur des données probantes et de surveiller le fardeau administratif.

L'IAFP relève de « Croissance et prospérité de la petite entreprise » de l'Architecture d'alignement des programmes (AAP) d'IC, ce qui contribue au résultat stratégique 3 du ministère, « les entreprises et collectivités canadiennes sont concurrentielles. » Elle est regroupée avec d'autres programmes comme PerLE qui enrichit l'environnement d'affaires pour les PME.

3.1.3 Les objectifs et activités de l'IAFP sont-ils harmonisés aux rôles et responsabilités fédéraux?

Principales conclusions : Les objectifs et activités de l'IAFP sont harmonisés aux responsabilités fédérales pour la petite entreprise attribuées au ministre de l'Industrie. Celles-ci comprennent de renforcer le marché canadien et de le coordonner avec les provinces dans les domaines de compétence partagée. Les activités de l'IAFP ne sont dédoublées nulle part.

Dans le domaine fédéral, les objectifs de ce programme relèvent de la Loi sur le ministère de l'Industrie de 1995. Selon cette loi, les pouvoirs, obligations et fonctions du ministre de l'Industrie s'étendent aux questions relatives aux « petites entreprises ». Ces pouvoirs doivent être exercés de manière à « renforcer la structure nécessaire à l'essor et à l'efficacité du marché canadien ». Ce faisant, le ministre « assure la collecte — notamment par sondage — la compilation, l'analyse, la coordination et la diffusion de l'information… » et « assure la promotion de la coopération avec les gouvernements et organismes provinciauxNote de bas de page 15 ». Le ministre de l'Industrie est assisté dans le domaine de la petite entreprise par le ministre d'État (Petite entreprise et Tourisme), conformément aux dispositions de la Loi sur les départements et ministres d'État de 1985Note de bas de page 16.

Bien qu'IC soit le ministère principal pour les questions de petite entreprise, les PME sont un enjeu de politique horizontale qui recoupe le mandat et les responsabilités de plus de 15 ministères et organismes fédéraux qui sont représentés au sein du Groupe de travail interministériel de la PME que préside IC (DGPE). Les autres initiatives fédérales pour la petite entreprise sont complémentaires et non redondantes. Par exemple, le mandat de la Commission sur la réduction de la paperasse chevauche la partie fardeau de la paperasse de l'IAFP, de sorte que le CCPEE a axé son travail sur les enjeux plus larges de la petite entreprise et de l'entrepreneuriat pour la durée du programme de façon à ne pas dédoubler ses efforts. Voici d'autres exemples : le Conseil consultatif sur les petites et moyennes entreprises du ministère des Affaires étrangères, du Commerce et du Développement (MAECD) et le Groupe d'action sur les questions relatives aux petites entreprises de l'ARC axés sur les questions propres au mandat de leur ministèreNote de bas de page 17.

Le fédéral joue un rôle clair dans ce domaine, mais les gouvernements provinciaux et territoriaux sont également responsables de la réglementation au sein de leur compétence et ont des ministères et organismes ayant un mandat à l'appui des petites et moyennes entreprises. La plupart des provinces ont aussi adopté des initiatives pour réduire le fardeau administratif ou de la réglementation ou les deuxNote de bas de page 18. Cette compétence partagée crée le besoin d'une collaboration et d'un partage de l'information fédéraux-provinciaux-territoriaux, ce que facilite le Groupe de travail fédéral-provincial-territorial sur les politiques de la petite entreprise présidé par IC (DGPE).

3.2 Rendement

3.2.1 Dans quelle mesure le gouvernement est-il mieux informé des enjeux de la petite entreprise, notamment du fardeau de la paperasserie et des coûts de la mise en conformité à la réglementation?

Principales conclusions : Le gouvernement est mieux au fait des difficultés que connaissent les petites entreprises à cause de l'IAFP. Plus précisément, l'enquête a permis au gouvernement de mieux comprendre l'ampleur du fardeau de la réglementation que connaissent les PME au Canada. Grâce au travail du CCPEE, le gouvernement est mieux sensibilisé aux perspectives des PME, surtout en ce qui concerne les questions relatives au financement de l'entreprise et à l'entrepreneuriat.

3.2.1.1 Coût de la conformité à la réglementation

La mesure du fardeau du coût de la mise en conformité à la réglementation est devenue une importante partie des programmes de réduction et des stratégies de simplification dans le monde entier. On peut mesurer ce coût de plusieurs façons. Au Canada, l'ECMCR a été élaborée grâce au financement de l'IAFP pour saisir l'information semblable à celle de la méthode des coûts standard (MCS) largement utilisée élaborée aux Pays-Bas (2000), mais d'une façon moins onéreuse. Cet outil par sondage, distribué à plus de 30 000 PME et 5 000 fournisseurs de service professionnel à travers le pays, mesure et surveille les changements dans le temps et les coûts encourus par les PME pour observer les obligations d'information de la réglementation gouvernementale.

La première ECMCR a été effectuée en 2006 pour l'année civile 2005. Elle mesurait le fardeau suscité par les 11 règlements jugés les plus lourds au plus grand nombre d'entreprises du Canada, dans les 5 secteurs de l'économie qui ont la plus forte concentration de PMENote de bas de page 19. Elle a révélé que le coût total de l'observation de la réglementation était de 1,52 milliard de dollarsNote de bas de page 20. L'enquête 2008 a établi un coût total de l'observation de la réglementation de 1,53 milliard de dollars.

Un examen de gestion de l'IAFP a conclu en 2009 que l'ECMCR était fiable, crédible et valide. Tout en reconnaissant les limites de sa portée, il qualifiait l'ECMCR de mesure existante la plus importante et objective des coûts de l'observation de la réglementation.

L'ECMCR 2011 a été améliorée de plusieurs façons pour dresser un tableau plus complet du coût total de l'observation de la réglementation au Canada. D'abord, elle a été élargie pour tenir compte des coûts en capital ainsi que des coûts directs et indirects que les sondages antérieurs mesuraient. Deuxièmement, elle recueillait des données cumulées qui couvraient tous les autres règlements fédéraux, provinciaux et municipaux qui touchent les PME et posait des questions qualitatives pour obtenir leurs perceptions sur la conformité à la réglementation. Troisièmement, elle a produit une estimation du coût de la conformité pour l'ensemble des vingt secteurs. L'ECMCR 2011 estime ainsi le coût total de la conformité à la réglementation de l'ensemble de l'économie à 4,76 milliards de dollars, par rapport au 1,52 milliard de dollars estimés pour les 11 règlements des cinq secteurs de 2008.

À cause de l'ECMCR, le gouvernement est mieux informé de l'importance du fardeau de l'observation de la réglementation que subissent les petites entreprises du Canada. Le fait que cette enquête soit triennale a permis au gouvernement de faire le suivi et de rendre compte des changements du fardeau des formalités administratives des petites entreprises, et offre un outil crédible avec lequel effectuer une analyse et soutenir les initiatives pour réduire le coût de ce fardeau. L'analyse des résultats de l'enquête élaborée par la DGPE est publiée et partagée avec le ministre d'État, la haute direction d'IC, d'autres ministères du gouvernement et les provinces et territoires. Ses données ont appuyé le travail de la CRP, le Groupe d'action sur les questions relatives aux petites entreprises de l'ARC, de même que les comités qui relèvent de l'IAFP.

Le gouvernement est passé du manque d'information et de l'absence de données de base à une évaluation plus exacte du coût de la mise en conformité à la réglementation. Les personnes interviewées ont souligné que l'ECMCR est la mesure la plus importante et objective du coût de la conformité pour mesurer les tendances au Canada. 

3.2.1.2 Questions relatives à la petite entreprise (y compris le fardeau de la paperasserie)

À ce jour, le CCPEE s'est réuni huit fois en personne et trois fois par téléconférence et a produit trois rapports séparés au ministre, soit sur le renouvellement de PerLE (2010), sur la révision de la législation de la Banque de développement du Canada (BDC) (2011) et sur l'avantage entrepreneurial du Canada (2013). Les deux premiers avaient été demandés par le ministre et correspondaient au rôle du comité de fournir des conseils sur les moyens « d'améliorer l'accès des entreprises aux programmes et à l'information fédéraux. »  Par contre, l'entrepreneuriat a d'abord été soulevé par le comité comme la « question la plus importante des petites entreprises » et accepté par le ministre.

Le travail du CCPEE sur PerLE était axé sur l'affectation optimale du budget du service, sur les options pour son alignement et son intégration aux autres services fédéraux ciblés sur les petites entreprises, et sur la manière d'augmenter l'usage que les entreprises en font. Pour la BDC, le comité a organisé une table ronde de consultation et examiné sa présence sur le marché, son mandat complémentaire, son atteinte de différents types d'entrepreneurs et des régions du pays, et son rôle à l'appui des entreprises à fort potentiel au moyen de capital de risque. Le CCPEE a également organisé des consultations en table ronde sur l'entrepreneuriat et soumis au ministre un sommaire des commentaires qu'elle avait recueillis, cerné les principales lacunes et les freins du monde des affaires canadien, et suggéré des moyens de combler ces lacunes et freins et de promouvoir l'entrepreneuriat. Un thème commun du travail du CCPEE tant sur la révision législative de la BDC que sur l'entrepreneuriat était le financement des entreprises.

Les membres interviewés du comité et le personnel d'Industrie Canada pensaient que les conseils du CCPEE avaient un effet et fournissaient de l'information valable, au gouvernement en général et au ministère en particulier, qu'on ne peut obtenir d'aucune autre source. Par exemple, les consultations du CCPEE auprès des sociétés de capital-risque, des investisseurs providentiels, des fournisseurs de services professionnels, des autorités du gouvernement et des entrepreneurs dans six villes à travers le Canada ont généré des commentaires qui offraient des points de vue différents de ceux du Comité sénatorial permanent des banques et du commerce.

Il faut souligner que depuis le renouvellement de l'IAFP en 2009, l'orientation du programme est passée du seul allégement du fardeau de la paperasserie à d'autres questions relatives à la petite entreprise. Ce changement tient compte des divers niveaux d'importance que les membres du CCPEE accordent à l'allégement du fardeau de la paperasserie par rapport aux autres questions relatives à la petite entreprise. Plusieurs membres du CCPEE sont dans des domaines à forte croissance, comme la haute technologie et le capital de risque, dont les priorités diffèrent et qui fonctionnent dans un autre milieu d'affaires que les petites entreprises plus traditionnelles. Cela met en valeur le fait que les petites entreprises attachent de l'importance à plusieurs enjeux autres que l'allégement du fardeau de la paperasserie et que le CCPEE est un moyen utile de signaler ces questions au gouvernement.

Pendant la période d'examen, le CCPEE n'a pas examiné la question du fardeau de la paperasserie en particulier. Et c'était approprié à cause du travail de la Commission sur la réduction de la paperasse, mais à l'avenir, elle pourrait être appelée à se pencher sur le fardeau de la paperasse. Dans le mesure où c'est le cas, il faudra structurer le comité de façon à ce que les intérêts de ses membres correspondent aux différents aspects du mandat du CCPEE.

3.2.2 Dans quelle mesure a-t-on tenu compte des données, des conseils et des recommandations générés par l'IAFP dans les changements de politique, de programme et de réglementation?

Principales conclusions : L'information que génère l'IAFP inspire le travail des ministères du gouvernement fédéral et provincial et de la Commission sur la réduction de la paperasse. Les données que génère l'enquête servent de soutien aux ministères dans leurs efforts pour réduire les coûts de la mise en conformité, alors que le gouvernement tient compte des conseils du CCPEE dans ses décisions relatives au programme et au renouvellement des politiques.

Les ministères et organismes fédéraux réglementant ont utilisé les données produites par l'ECMCR à l'appui de leur prise de décision parce qu'ils la jugent la source la plus objective et fiable d'information sur le coût de l'observation de la réglementation. Cela comprend le Secteur des affaires réglementaires du SCT, la Direction du développement économique et des finances intégrées du ministère des Finances et Statistique Canada. De plus, le Groupe d'action sur les questions relatives aux petites entreprises de l'ARC a utilisé les données de l'ECMCR pour garnir les indicateurs de rendement de son cadre de mesure du rendement pour le fardeau de la conformité, et pour prendre des mesures précises en vue de réduire ce fardeau sur ses clients. Chaque itération de l'ECMCR permet aux ministères de mesurer leurs progrès pour réduire le fardeau de l'observation, ce qu'ils ne pourraient faire autrement.

Certains gouvernements provinciaux ont utilisé les données de l'ECMCR sur leur compétence à l'appui de leurs propres efforts d'allègement du fardeau de la réglementation. Ce sont l'Ontario (ministère du Développement économique, du Commerce et de l'Emploi), l'Alberta (Alberta Environment and Sustainable Resource Development) et la Nouvelle-Écosse (Nova Scotia Economic Development).

La CRP a utilisé à fond l'information produite par l'IAFP : le personnel du programme a fourni au secrétariat du CRP les ECMCR 2005 et 2008 et l'a mise au fait du travail antérieur de l'IAFP, y compris des rapports et recommandations du CCAFP. Les entrevues avec les hauts
fonctionnaires du Secteur des affaires réglementaires du SCT confirment que les produits de l'IAFP ont façonné le travail de la CRP. Entres autres, la CRP a recommandé d'apporter des changements à la démarche du gouvernement en matière de réglementation qui ont été incorporés à la Directive du Cabinet sur la gestion de la réglementation, comme la règle du « un pour un » et la « lentille de la petite entreprise ». En outre, le Plan d'action pour la réduction du fardeau administratif mentionnait directement l'IAFP lorsqu'il s'engageait à rafraîchir, d'ici septembre 2014, « la partie de l'inventaire de l'Initiative d'allégement du fardeau de la paperasserie qui énumérait les exigences de la réglementation fédérale qui imposent aux entreprises un fardeau administratif »

De même, les études et conseils produits par le CCPEE ont servi pour informer le renouvellement du programme et de la politique et alimenter le processus du budget. Les entrevues confirment cette conclusion, car les membres du CCPEE ont déclaré qu'ils constataient qu'on avait tenu compte de leur travail dans les annonces subséquentes du gouvernement. Le personnel du ministère était également de cet avis.

3.2.3 Dans quelle mesure l'IAFP a-t-elle fait preuve d'économie et d'efficience?

Principales conclusions : L'évaluation a révélé que l'IAFP a fait preuve d'économie et d'efficience. Le CCPEE a une structure économe soutenue efficacement par le secrétariat. La portée et la qualité de l'enquête ont augmenté au fil du temps alors que son coût a diminué, ce qui démontre une efficacité opérationnelle accrue.

On a effectué une analyse des coûts prévus et réels pour évaluer l'économie et l'efficience de l'IAFP. On considérait que cette démarche était appropriée compte tenu du caractère peu substantiel de cette initiative. De plus, toute évaluation de l'allocation optimale des ressources serait difficile en ce moment, car l'IAFP est encore au début du cycle de vie de son mandat révisé. En outre, l'équipe d'évaluation examinait l'efficacité du CCPEE et du secrétariat, ainsi que les mesures que le programme a prises pour réduire les coûts.

3.2.3.1 Comparaison des coûts totaux prévus et réels

L'IAFP est un programme relativement modeste avec un total de 5 millions de dollars autorisés sur cinq ans. La comparaison des coûts prévus et réels dans le Tableau 4 montre que les coûts cumulatifs de l'IAFP pendant les quatre premières années du programme étaient de 1 million de dollars de moins que prévu. 

Tableau 4 — Comparaison des coûts prévus et réels de l'IAFP (2019-2010 à 2012-2013)
Coûts prévus de l'IAFP 2009-2010 2010-2011 2011-2012 2012-2013 Total
CCPEE 85 510 $ 293 000 $ 293 000 $ 293 000 $ 964 510 $
ECMCR 286 000 $ 0 $ 1 603 560 $ 287 000 $ 2 176 560 $
Secrétariat 228 490 $ 321 860 $ 321 860 $ 371 860 $ 1 244 070 $
Total 600 000 $ 614 860 $ 2 218 420 $ 951 860 $ 4 385 140 $
Coûts réels de l'IAFP 2009-2010 2010-2011 2011-2012 2012-2013 Total
CCPEENote au bas de la page 21 546 $ 40 146 $ 48 072 $ 65 055 $ 153 819 $
ECMCR 278 033 $ 6 535 $ 1 420 000 $ 300 000 $ 2 004 568 $
Secretariat 203 490 $ 321 860 $ 321 860 $ 321 860 $ 1 169 070 $
Total 482 069 $ 368 541 $ 1 789 932 $ 686 915 $ 3 327 457 $
Variance totale 117 931 $ 246 319 $ 428 488 $ 264 945 $ 1 057 683 $

La variance s'explique du fait que les dépenses réelles sont considérablement moins élevées que prévu tant pour le CCPEE (810 691 $) que pour l'ECMCR (171 992 $). Les dépenses directes du CCPEE étaient en moyenne d'environ 51 000 $ par année pendant ses années d'opération. Après rectification pour les économies relatives aux circonstancesNote de bas de page 22, les dépenses réelles étaient moins élevées que prévu de 350 000 $, en grande partie à cause des dépenses inférieures pour les déplacements, l'hébergement et l'accueil des réunions des membres.

3.2.3.2 Le CCPEE et le secrétariat

Le CCPEE donne des conseils au gouvernement à un coût minime. Ses membres offrent leur temps et leur effort gratuitement et ne reçoivent de remboursement que pour leurs frais de déplacement et d'hébergement lorsqu'ils se déplacent pour le comité. La seule exception est le président qui assume une charge de travail supplémentaire considérable pour la planification et la direction du travail du CCPEE, et la coordination avec le ministre et le secrétariat de l'IAFP. Le président reçoit une indemnité quotidienne pour cette raison. D'autres options consisteraient à indemniser tous les membres au moyen d'une indemnité quotidienne, ou les traiter comme des sous-traitants et rémunérer chacun de leurs rapports. Ces deux options seraient plus coûteuses.

Le secrétariat de l'IAFP fournit de la recherche et exécute des fonctions administratives à l'appui du comité. Le financement du secrétariat couvre les coûts salariaux d'environ deux et demi ETP. Cela comprend le dirigeant de l'IAFP et un économiste qui soutient directement le CCPEE, ainsi qu'un économiste principal responsable de la conception et de l'analyse de l'ECMCR. Le secrétariat est petit, mais efficace pour répondre aux besoins des membres avec son niveau de soutien. 

Dans l'ensemble, l'effectif actuel semble suffisant. Quand on leur demande si les ressources de l'IAFP sont suffisantes, les dirigeants du programme répondent qu'elles sont minimes et qu'ils sollicitent le soutien supplémentaire du personnel de la Direction de la politique et liaison pendant les périodes de pointe. Par contre, la charge de travail est moins lourde lorsque le CCPEE n'est pas en réunion; à ces moments-là, les ressources de l'IAFP travaillent à d'autres activités relatives aux petites entreprises dont la DGPE est responsable. 

Pendant les entrevues, on a demandé aux membres du CCPEE de parler de l'efficacité du soutien administratif qu'ils reçoivent. Dans tous les cas, les membres ont souligné la grande qualité de l'appui fourni par le secrétariat. Un d'entre eux a même précisé qu'au moins un membre a changé d'avis pour le mieux sur la fonction publique en général à cause du professionnalisme dont le personnel d'IC a fait preuve.

3.2.3.3 Enquête sur le coût de la mise en conformité à la réglementation

Le programme a également pris des mesures pour réduire le coût de l'enquête. La première estimation de Statistique Canada pour l'enquête élargie de 2011 était de 2 442 868 $, de beaucoup supérieurs à ce qui avait été prévu. Le personnel de l'IAFP a négocié avec Statistique Canada pour réduire ce coût, ce qui a mené à la décision de faire passer la collecte de données à un questionnaire électronique (QE) pour la première fois. Cette mesure a réduit le coût de l'enquête de plus de 700 000 $ en éliminant la nécessité de convertir les réponses de l'enquête d'un format papier à un format numérique, et en réduisant le nombre de suivis téléphoniques avec les répondants pour utiliser davantage les courriels. Statistique Canada déclare qu'il a reçu des commentaires favorables des répondants parce que remplir un QE est moins coûteux pour eux qu'une enquête sur papier.

Étant donné que l'enquête 2011 était plus complète que les versions antérieures à cause de son amélioration constante, l'ECMCR a fait des gains évidents d'efficience opérationnelle tout en réduisant le fardeau des répondants.


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4.0 Conclusions

Pour ce qui est de la pertinence et du rendement de l'Initiative d'allégement du fardeau de la paperasserie, on peut tirer les conclusions suivantes.

4.1 Pertinence

  • L'enquête répond à un constant besoin de l'IAFP, car cette étude répond à un besoin de mesures fiables du coût de la mise en conformité à la réglementation au Canada, alors que le CCPEE constitue pour le gouvernement une source précieuse de conseils sur les questions plus larges relatives aux PME de leur point de vue.
  • L'IAFP s'aligne sur les priorités du gouvernement exprimées dans les budgets et les discours du Trône, et sur les résultats stratégiques d'Industrie Canada.
  • Les objectifs et activités de l'IAFP sont harmonisés aux responsabilités fédérales pour la petite entreprise attribuées au ministre de l'Industrie.

4.2 Rendement

  • L'IAFP atteint ses résultats immédiats et intermédiaires prévus.
  • Le gouvernement est mieux au fait des difficultés que connaissent les petites entreprises à cause du travail du CCPEE. De plus, l'enquête a permis au gouvernement de mieux comprendre l'ampleur du fardeau de la réglementation que connaissent les PME au Canada. 
  • L'information que génère l'IAFP inspire le travail des ministères des gouvernements fédéral et provinciaux et de la Commission sur la réduction de la paperasse pour appuyer leurs efforts en vue de réduire les coûts de la mise en conformité à la réglementation.
  • Le gouvernement a tenu compte des conseils du CCPEE dans ses décisions relatives à la révision du programme et de la politique.
  • L'IAFP a fait preuve d'économie et d'efficience. Les coûts réels sont inférieurs à ce qui avait été prévu et le programme a pris des mesures pour réduire le coût de l'enquête. La structure du comité est économique et le secrétariat est jugé efficace.

Dans l'ensemble, l'évaluation n'a trouvé aucun problème majeur avec l'IAFP et ne fait donc aucune recommandation.

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