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Archivée - Publication du document de consultation: Investir dans la position concurrentielle du Canada, Notes d’allocution de M. L.R. Wilson, le 30 octobre 2007 - Montréal.

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Bonjour Mesdames et Messieurs. Je vous remercie de votre présence ce matin.

Merci, Isabelle, pour votre belle présentation. Isabelle est une personne qui constitue une ressource inestimable pour notre Groupe d’étude, une travailleuse acharnée qui a les intérêts de cette ville et de cette province à cœur. Je suis très heureux de me retrouver sur son territoire aujourd’hui. Je tiens à remercier Isabelle et le personnel de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain de l’excellent travail accompli pour préparer cet événement.

Comme certains d’entre vous le savent peut-être, j’ai eu le plaisir de vivre et de travailler ici à Montréal durant plusieurs années. Montréal reste, à mes yeux, l’un des centres d’affaires et culturels les plus dynamiques du pays. Je connais bien cette ville et mon fils y a élu domicile.

En tant que président du conseil de CAE, je suis encore présent dans le milieu des affaires de la ville. Plusieurs grandes entreprises canadiennes ont établi leur siège social ici, à Montréal. C’est une région qui a énormément à offrir aux entreprises et à leurs employés.

Aujourd’hui, j’aimerais vous parler de la compétitivité du Canada et du travail que le Groupe d’étude entreprendra.

Voici notre mandat : bâtir un Canada dynamique et concurrentiel.

Mettre en place les conditions nécessaires à la prospérité de notre économie et de nos entreprises.

Améliorer notre productivité. Trouver et saisir des débouchés, ici au Canada, et partout dans le monde.

Comme Isabelle l’a mentionné, la création du Groupe de travail a été annoncée en juillet dernier, à la suite d’un engagement pris dans le budget fédéral de 2007.

Le gouvernement a reconnu, à l’instar de nombreux membres du secteur privé et de plusieurs personnes ici présentes, que l’économie mondiale subit une évolution rapide et radicale.

Aucun pays, si solide qu’il soit – comme le nôtre –, ne peut se permettre de rester inactif. La mondialisation du commerce et de l’investissement se traduit par de nouvelles réalités pour les Canadiens et les Canadiennes. Nous devons nous adapter à ces nouvelles réalités.

Et c’est justement ce qui a été demandé au Groupe d’étude : formuler des recommandations sur la meilleure façon de s’adapter et d’aller de l’avant dans ce nouveau climat concurrentiel.

Productivité et compétitivité, voilà les mots clés.

Notre mandat consiste à revoir les politiques canadiennes sur la concurrence et l’investissement, pour s’assurer qu’elles sont modernes et efficaces, qu’elles tiennent compte du nouveau climat de concurrence mondial et, surtout, qu’elles représentent les intérêts des Canadiens dans une économie solide car notre qualité de vie en dépend.

Comme l’a dit Isabelle, trois éminents Canadiens se joignent à nous : Murray Edwards, Tom Jenkins et Brian Levitt. Ces personnes ont une expérience diversifiée et ils sont déterminés à défendre les intérêts du Canada. Nous sommes très heureux de pouvoir travailler avec eux.

Nous serons aussi secondés par un excellent secrétariat dirigé par Andrew Treusch, un haut fonctionnaire chevronné ayant un excellent dossier en matière de politiques.

Aujourd’hui, nous rendons public notre document de consultation, intitulé Investir dans la position concurrentielle du Canada.

Nous y décrivons plusieurs enjeux clés auxquels le Canada doit s’attaquer pour soutenir la concurrence dans une économie mondiale en pleine évolution.

Le titre reflète notre principe directeur. Le Canada a accompli de grandes choses. Durant toute l’histoire du pays, les Canadiens ont fait du commerce et des investissements à l’échelle mondiale, et plusieurs entreprises qui sont des chefs de file mondiaux ont leur siège social au Canada. Le talent et la base économique solide qui caractérisent le Canada lui ont permis d’occuper une position concurrentielle.

Mais nous devons investir dans cette position concurrentielle pour l’améliorer – et le Groupe a pour mandat de trouver la meilleure façon de le faire.

Voilà plus de 20 ans que les politiques canadiennes sur la concurrence et l’investissement n’ont pas fait l’objet d’un examen d’envergure.

Le mandat du Groupe d’étude est large et exigeant. Plusieurs domaines de la politique officielle se rapportent à la productivité et à la compétitivité. Nous espérons, grâce à vos commentaires, en explorer un bon nombre.

Le document de consultation fait référence à deux grands enjeux, ou thèmes.

Le premier est de trouver la meilleure façon d’encourager les Canadiens à investir à l’étranger.

Nous étudierons les conditions qui permettent à nos entreprises ambitieuses de saisir les débouchés mondiaux et de livrer concurrence avec succès dans des marchés internationaux.

Le deuxième enjeu consiste à déterminer comment faire du Canada un endroit privilégié pour le talent, les capitaux et l’innovation.

Si nous voulons que s’installent au Canada les personnes les plus compétentes et les entreprises les plus innovatrices, que pouvons-nous faire pour favoriser le succès des investisseurs – canadiens et étrangers – ici au pays?

En gardant à l’esprit ces deux grands enjeux, le Groupe d’étude s’intéressera à deux domaines de politique généraux : l’investissement et la concurrence.

L’importance de l’investissement étranger au Canada est bien démontrée. Nous sommes un pays en pleine croissance, et les capitaux étrangers ont toujours joué un rôle important dans notre développement.

Le Canada reste l’un des 10 endroits que privilégient les investisseurs directs étrangers.

Toutefois, notre part des investissements directs étrangers faits en Amérique du Nord a chuté depuis les années 1980.  L’OCDE a souligné les restrictions imposées par le Canada sur les investissements au pays.

Depuis 1985, la Loi sur Investissement Canada est le mécanisme qui permet d’examiner les investissements étrangers faits au Canada. Les investisseurs potentiels doivent démontrer que leur investissement est à « l’avantage net » du Canada.

Cette loi a bien servi les besoins du pays. Mais elle n’a pas été revue depuis plus de 20 ans.

Des préoccupations ont été soulevées quant à la transparence du processus. Certains investisseurs s’inquiètent de la façon dont la Loi – et surtout les critères de l’avantage net – seront appliqués. Ils veulent savoir quelles seront les obligations les plus probables et ce que le gouvernement attendra d’eux.

Une autre préoccupation touche l’efficacité des critères de l’avantage net. L’autorisation d’effectuer un investissement étranger est normalement accordée d’après certains engagements. À l’heure actuelle, peu de choses sont communiquées au sujet de ces engagements.

Le Groupe d’étude examinera ces enjeux ainsi que d’autres questions connexes.

Ceux qui suivent nos activités savent déjà qu’il n’entre pas dans notre mandat de revoir les questions ayant trait à la sécurité nationale ou aux investissements au Canada par des entreprises d’État étrangères.

Dans un discours livré plus tôt ce mois-ci, le ministre de l’Industrie a annoncé que le gouvernement a l’intention de porter une attention immédiate à ces questions.

Dans le document publié aujourd’hui, nous vous demandons de donner votre avis sur les incidences du régime d’investissement canadien sur notre compétitivité en tant que pays.

Nous aimerions recevoir des commentaires sur les modifications éventuelles à apporter à la Loi sur Investissement Canada – des modifications qui rendraient le traitement des investissements étrangers directs plus efficace, et le Canada, plus concurrentiel.

Plusieurs d’entre vous ont suivi les discussions dans les médias au sujet de la « perte d’entreprises » que connaît l’économie canadienne. C’est un sujet qui intéresse beaucoup les Canadiens.

Au cours des dernières années, les entreprises canadiennes les plus prospères, établies ici de longue date, ont été acquises par des investisseurs étrangers, et la disparition de ces fleurons canadiens a suscité bien des débats.

Il est vrai qu’au cours des dernières années, les fusions et acquisitions par des intérêts étrangers au Canada ont grimpé. La valeur des acquisitions d’entreprises canadiennes par des intérêts étrangers a tendance à être plus élevée que celle des entreprises étrangères acquises par des Canadiens. Quelques récentes transactions importantes ont creusé cet écart.

Toutefois, les Canadiens achètent aussi un nombre important d’entreprises étrangères. Il semble même que depuis les cinq dernières années, le nombre d’entreprises étrangères acquises par des Canadiens est plus élevé que celui d’entreprises canadiennes acquises par des intérêts étrangers.

Que signifie cette activité internationale croissante de fusions et d’acquisitions pour la compétitivité du Canada, et pour notre avenir?

Nous avons aussi été chargés d’examiner les restrictions canadiennes dans les  secteurs des télécommunications, de la radiodiffusion, des industries culturelles, des services de transport, de la production d’uranium et des services financiers.

Comme je l’ai déjà dit, le Groupe d’étude compte se pencher sur chaque enjeu de son mandat du point de vue de la productivité et de la compétitivité du Canada en tant que pays. 

Le deuxième domaine général que nous sommes chargés d’examiner est la Loi sur la concurrence et ses politiques connexes.

Au sein d’une économie mondiale, la concurrence va au-delà des frontières d’un pays donné. L’activité économique internationale est tributaire des entreprises d’envergure mondiale qui cherchent des débouchés partout dans le monde. Ces entreprises voient plus loin que leur propre marché national et que la concurrence locale. Elles s’aventurent sur plusieurs marchés nationaux.

Le défi que les autorités en matière de concurrence doivent relever, ici au Canada et ailleurs dans le monde, est d’évoluer et de s’adapter au climat qui les entoure – pour tenir compte de la mondialisation du commerce.

Grâce à la publication de ce document aujourd’hui, le Groupe de travail souhaite lancer un débat animé au Canada.  Nous espérons que vous lirez le document et réfléchirez aux enjeux présentés. Et nous aimerions beaucoup recevoir vos commentaires.

Bien que le travail du Groupe d’étude porte surtout sur la politique officielle, tel que mentionné dans le document, la réussite canadienne dépendra de l’engagement et de la capacité du secteur privé canadien. Les entrepreneurs, les chefs de file, les gestionnaires et les dirigeants du secteur privé canadien doivent jouer un rôle de premier plan.

Le Groupe d’étude est formé des gens d’affaires – nous avons tous les cinq une expérience directe au chapitre de la croissance et de l’expansion internationale des entreprises canadiennes.

Je m’empresse d’ajouter cependant que nous ne suivons pas un programme d’affaires pointu. Nous ne tentons pas non plus de protéger des intérêts acquis.

Notre programme est la compétitivité. Celle-ci est à la base de la productivité, un créateur de richesse.

La compétitivité exige des améliorations continuelles, des innovations constantes, et un regard tourné vers l’avenir.

Elle exige une attitude combattante.
Et, bien sûr, concurrence veut dire plus de choix ainsi que de meilleurs produits et services pour les Canadiens, à prix moindre.

Aujourd’hui débute ce qui, à mon avis constitue la phase la plus intéressante de nos travaux. Grâce à ce document, vous avez entendu ce que nous avions à dire. Maintenant, c’est à notre tour de vous entendre.

Nos délais sont serrés. Nous comptons présenter notre rapport final en juin prochain.

Nous rencontrerons les principaux intervenants et parties intéressées, et organiserons une série de consultations dans des villes de l’ensemble du pays au début de 2008.

Les mémoires et les discussions orales, de même que la recherche commanditée par le Groupe d’étude, serviront de fondement à nos recommandations. Je vous invite fortement à parcourir notre document et à nous faire part de vos commentaires.

Laissez-moi vous rappeler que nous cherchons des moyens d’encourager les entreprises et les investisseurs canadiens à s’intéresser davantage aux marchés mondiaux. Et nous recherchons des façons de faire du Canada un endroit privilégié pour les investisseurs et les innovateurs de partout dans le monde.

C’est pourquoi le gouvernement a demandé au Groupe d’étude de lui faire des recommandations. Et c’est pourquoi nous demandons aux Canadiens de réfléchir aux enjeux et questions présentés dans le document.

Nous espérons fortement recevoir vos commentaires.