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Présentation du rapport Foncer pour gagner
allocution par M. L. R. Wilson
président, Groupe d'étude sur les politiques en matière de concurrence
The Economic Club of Toronto
Toronto (Ontario)
Le 26 juin 2008

Bonjour à tous et merci Mark pour votre aimable présentation. Je vous remercie tous d’avoir pris le temps de venir aujourd’hui, malgré vos emplois du temps chargés.

Aujourd’hui est un grand jour pour toux ceux parmi nous qui ont participé aux travaux du Groupe d'étude sur les politiques en matière de concurrence. C’est l’aboutissement d’une aventure d’un an, qui a comporté beaucoup de déplacements, de nombreuses réunions et une bonne dose de lecture et d’étude. En résumé, cette année a été bien occupée, mais elle a également été extrêmement enrichissante pour nous.

Plus tôt ce matin, nous avons remis notre rapport à l’honorable Jim Prentice, ministre de l’Industrie, et je suis enchanté d’être ici cet après-midi pour vous parler du rapport, des défis et des possibilités liés à la concurrence que nous voyons pour ce pays ainsi que du plan d’action national que nous avons établi.

Avant de poursuivre, j’aimerais présenter mes collègues membres du Groupe d’étude. Nous étions à Ottawa ce matin, et je suis ravi que Tom Jenkins, président exécutif et stratège en chef de la société Open Text, soit avec moi cet après-midi, et aussi Brian Levitt, avocat et coprésident de Osler, Hoskin & Harcourt, au bureau de Montréal.

Les autres membres du Groupe d’étude sont Murray Edwards, de Calgary, un important investisseur et dirigeant au sein de plusieurs entreprises, et Isabelle Hudon, présidente et chef de la direction de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain. Je tiens aussi à présenter Andrew Treusch, le directeur exécutif du Secrétariat qui a appuyé les travaux du Groupe d’étude.

Nous avons intitulé notre rapport Foncer pour gagner. Ce titre fait référence à deux des convictions fondamentales de notre groupe d’étude à propos de l’avenir du Canada :

D’abord, nous croyons que le Canada doit améliorer ses performances et devenir plus compétitif, à la fois au pays et à l’étranger. Dans l’économie mondiale, le rythme de la concurrence s’est accéléré, et nos concurrents deviennent de plus en plus prospères. En tant que pays, nous devons nous positionner pour remporter davantage de victoires sur ce nouveau marché mondial.

La deuxième conviction, exprimée dans le titre, est que le Canada a la capacité de gagner et gagnera. Dans le cadre des déplacements que nous avons effectués et des consultations que nous avons menées, ainsi que dans la qualité des suggestions écrites que nous avons reçues, nous n’avons cessé de constater à quel point les Canadiens étaient talentueux et engagés. Nous disposons d’excellentes assises sur lesquelles nous pouvons nous appuyer, et notre groupe d’étude est absolument convaincu que le Canada est capable de prospérer dans un environnement plus compétitif.

Voilà ce sur quoi porte notre rapport.

Notre rapport et nos recommandations sont axés sur une proposition centrale : l’intensification de la concurrence se traduira par une productivité plus élevée et, en définitive, par un meilleur niveau de vie pour tous les Canadiens.

Comment?

Premièrement, en favorisant un mouvement bidirectionnel vigoureux du talent, du capital et de l’innovation à l’intérieur du marché canadien ainsi qu’entre le marché canadien et le monde.

Deuxièmement, en affichant notre solide engagement à l’égard de notre ouverture en tant que nation – ouverture vis-à-vis du talent, de l’investissement et des idées, et ouverture vis-à-vis de la concurrence.

Cette ouverture repose sur le troisième facteur, à savoir une meilleure gestion de nos affaires économiques ici au pays, ce qui signifie une collaboration plus efficace entre nos gouvernements, les entreprises et nos établissements d’enseignement, et parmi eux également.

Notre rapport s’appuie sur ces trois éléments principaux, qui sont étayés par ce que nous avons entendu et ce que nous avons appris, et par nos propres expériences.

Qu’avons-nous entendu?

Lors de nos consultations, nous avons entendu que les Canadiens s’inquiètent de leur avenir économique. Ils voient des entreprises canadiennes de longue date être acquises par des acheteurs internationaux, des fermetures d’usines et des adaptations au marché du travail pénibles, les exportations vers les États-Unis menacées par la hausse du dollar et ralenties par les difficultés accrues pour franchir la frontière, et une présence canadienne timide dans bon nombre de marchés émergents au niveau mondial.

Les Canadiens voient la situation économique du Canada dans le monde menacée, à mesure que des concurrents plus agressifs et plus déterminés s’élèvent pour nous déloger.

De plus, les Canadiens, en moyenne, ont vu leurs revenus personnels peu augmenter pendant 25 ans.

Bon nombre de ces signaux d’avertissement découlent de la faiblesse sous‑jacente associée à une piètre croissance de la productivité.

La productivité, ce n’est pas travailler plus pour gagner moins; c’est plutôt travailler plus intelligemment pour gagner plus. On ne peut pas simplement attribuer notre faible productivité à la manière dont nous travaillons. Une bonne part de la responsabilité revient à l’inadéquation des politiques publiques, à l’inefficacité de la gestion et à la piètre qualité du leadership.

Notre niveau de vie dépend essentiellement de la productivité. C’est la productivité qui détermine nos gains – ceux des individus, des entreprises et, en bout de ligne, du pays.

Il est de notoriété publique que la croissance de notre productivité a accusé un sérieux retard par rapport à celle des États-Unis et d’autres pays industrialisés au cours des 25 dernières années.

Le rapport que nous présentons aujourd’hui concerne le prochain quart de siècle, c’est-à-dire nos enfants et nos petits-enfants. Nous voulons que la prochaine génération ait de meilleurs emplois et davantage de débouchés et qu’elle jouisse d’un niveau de vie plus élevé.

Nous ne pouvons pas consacrer une autre décennie aux politiques visant à simplement diviser le butin provenant de la croissance économique passée et des excédents budgétaires. Nous devons nous concentrer sur des politiques qui génèrent de la croissance et des débouchés pour l’avenir.

L’aventure de notre groupe d’étude nous amène à conclure que nous ne pouvons pas tenir notre niveau de vie actuel pour acquis. Nous devons agir.

Comment proposons-nous donc d’accroître notre productivité? Commençons par adopter une attitude plus compétitive.

Il existe une interaction dynamique entre la compétitivité et la productivité.

Un esprit compétitif est en quête d’amélioration. D’innovation. D’efficacité. Il est constamment tourné vers l’avenir et cherche à faire les choses mieux. Il exige une attention constante aux améliorations de la productivité.

En résumé, la compétitivité et la concurrence sont importantes.

Nous pensons qu’une concurrence plus vive au Canada stimulera l’innovation et suscitera les améliorations de la productivité qui conduiront à une plus grande richesse ainsi qu’à de meilleurs emplois.

Notre plan est ambitieux et orienté vers l’avenir, et demande que nous accordions une attention soutenue et spéciale à notre compétitivité et que nous déployions un effort national pour l’appuyer.

Certaines personnes se demandent peut-être pourquoi nous semblons si inquiets, à un moment où nous semblons surmonter les crises financières actuelles relativement bien et que nous affichons un faible taux de chômage, une monnaie forte et de solides facteurs économiques fondamentaux.

Si vous êtes de celles-là, jetez un coup d’œil au tableau d’ensemble.

Nos concurrents ne se situent plus au niveau local, national ou même continental. Ils sont au niveau mondial.

Le rythme et l’intensité des forces de la mondialisation ont augmenté. Le capital et les personnes sont de plus en plus mobiles. La demande mondiale pour les produits de base, l’alimentation et l’énergie a connu une hausse spectaculaire au niveau mondial. De nouveaux concurrents puissants font leur apparition, particulièrement les pays du groupe appelé BRIC, à savoir le Brésil, la Russie, l’Inde et la Chine.

Pour la plupart des secteurs, l’échelle est désormais définie sur le plan véritablement mondial et de nouvelles dynamiques commerciales donnent naissance à des chaînes de valeur mondiales. De plus, l’Internet transforme non seulement la manière dont nous travaillons et faisons des affaires, mais aussi la manière dont nous vivons.

Ces facteurs ont une incidence croissante sur la performance économique du Canada, ce qui nous oblige à réfléchir à la meilleure façon de réagir à cette économie mondiale en plein développement.

C’est pourquoi notre rapport demande que le Canada s’adapte de toute urgence à ces changements fondamentaux – l’immobilisme n’est pas une option.

Notre rapport, ainsi que le plan d’action pour la compétitivité qu’il présente, est donc à la fois un signal d’alarme et un appel à l’action.

Nous lançons un appel aux gouvernements pour qu’ils remanient leurs politiques-cadres. Aux entreprises, pour qu’elles recherchent plus activement des débouchés dans le monde entier. Et à tous les Canadiens, pour qu’ils adoptent une attitude plus compétitive.

En ce qui concerne les gouvernements, notre rapport recommande des changements législatifs, ainsi qu’un agenda exhaustif au niveau des politiques.

Notre mandat consistait à examiner deux textes législatifs – la Loi sur Investissement Canada et la Loi sur la concurrence.

Il y a eu beaucoup de changement depuis l’entrée en vigueur de la Loi sur Investissement Canada, il y a plus de 20 ans, et nos recommandations visent à mieux adapter la Loi à la dynamique du commerce mondial d’aujourd’hui, à l’importance de l’investissement étranger pour l’économie du Canada.

Essentiellement, nous recommandons que soit réduite la portée de la Loi et que les seuils d’examen soient relevés. L’administration de la Loi devrait être rendue plus transparente et prévisible et le fardeau, en vertu de la Loi, devrait être inversé, pour que ce soit au Ministre de justifier pourquoi une transaction n’est pas dans l’intérêt du Canada avant de la rejeter, et non pas à un investisseur éventuel de faire la démonstration d’un avantage net pour le Canada.

Au risque de me répéter, la concurrence compte. En étant plus ouverts à l’investissement et aux investisseurs, nous intensifierons la concurrence au Canada.

Les avantages de la concurrence sont aussi au cœur de nos recommandations en faveur de la modification d’un deuxième texte législatif, le Bureau de la concurrence. Dans l’ensemble, la Loi fonctionne bien; nos recommandations ne visent qu’à l’ajuster – en la rationalisation, pas en la remaniant complètement.

Nous avons formulé une série de recommandations visant à mettre à jour et à moderniser la Loi, ainsi qu’à l’aligner de plus près sur les meilleures pratiques internationales.

Nous avons aussi examiné les règles qui régissent l’investissement et la propriété étrangère dans des secteurs spécifiques de l’industrie, du transport aérien à l’extraction minière de l’uranium, en passant par les télécommunications et la radiodiffusion, ainsi que les services financiers. Comme vous pouvez l’imaginer, notre travail a suscité beaucoup d’intérêt dans ces domaines et nous avons entendu de nombreux intervenants.

Je n’irai pas dans les détails de chaque recommandation puisque le rapport parle de lui-même. Toutefois, nos recommandations en ce qui concerne ces régimes plaident en faveur d’une libéralisation accrue, pour attirer davantage d’investissement et pour rendre la concurrence plus vive.

Le but est d’améliorer notre position concurrentielle et de faire du Canada une destination encore plus attirante pour le talent, l’investissement et l’innovation. Nos politiques doivent susciter des conditions gagnantes l’économie et elles doivent tenir compte de l’intérêt national.

Mais comme vous le savez tous, les conditions de la réussite économique font intervenir beaucoup plus que la législation qu’on nous a demandé d’examiner.

D’après l’expérience acquise par notre Groupe ici et à l’étranger et d’après les mémoires et les présentations que nous avons reçus, nous savons que de nombreux facteurs, au niveau des politiques et des présentations, influent sur la compétitivité d’un pays comme destination pour l’investissement et le talent.

C’est pourquoi notre rapport fait état de dix politiques publiques prioritaires qui nécessitent d’après nous une intervention cruciale. Encore une fois, je n’entrerai pas dans les détails, mais je tiens à être clair à cet égard, nous ne nous adressons pas seulement au gouvernement du Canada, mais à tous nos gouvernements, ainsi qu’à nos chefs d’entreprise et aux dirigeants de nos établissements d’enseignement.

Nous demandons un système fiscal qui favorise l’investissement et le travail.

Nous demandons que les gouvernements fédéral et provinciaux déploient des efforts soutenus pour améliorer le fonctionnement de l’union économique canadienne – afin d’éliminer les barrières qui s’opposent inutilement au commerce et à la mobilité de la main-d’œuvre à l’intérieur du Canada.

Nous proposons des moyens de mieux veiller à ce que des hommes et des femmes de talent au Canada comblent nos besoins sur le marché du travail et de retenir les gens les plus talentueux du monde entier.

Nous formulons des recommandations visant à encourager l’esprit d’entreprise au Canada, et à y favoriser la croissance des entreprises.

Nous formulons des recommandations spécifiques au sujet du rôle des conseils d’administration des sociétés ouvertes, lorsqu’il s’agit de fusions et d’acquisitions.

Nous formulons des recommandations pour donner à nos villes les outils nécessaires pour attirer les entreprises, l’investissement et le talent.

Nous demandons que le gouvernement fédéral manifeste un leadership encore plus solide dans les dossiers liés au commerce international et aux investissements, particulièrement en ce qui concerne notre relation économique avec les États-Unis.

Nous recommandons que toute la réglementation soit examinée dans l’optique de la compétitivité canadienne et que les organes de réglementation rationalisent leurs procédures d’examen.

Nous proposons aussi des moyens pour le Canada de produire des chefs de file de l’innovation et de parvenir à un niveau de calibre mondial pour ce qui est notre gestion de la propriété intellectuelle.

Il s’agit d’un rapport général et ambitieux, et sa mise en œuvre nécessitera un effort soutenu.

C’est avec à l’esprit cet effort soutenu que nous proposons l’établissement d’un nouveau Conseil canadien de la compétitivité.

Un tel Conseil servirait à d’organe principal pour la promotion publique de la concurrence au Canada. Il cernerait les politiques et les pratiques qui, dans le secteur public et dans le secteur privé, nuirait à notre compétitivité.

Notre rapport réclame que le nouveau Conseil soit dirigé par un président du secteur privé et composé de membres du secteur public et du secteur privé, dont la majorité proviendrait de l’extérieur du gouvernement. Nous envisageons un Conseil qui fonctionnerait de manière indépendante du gouvernement, mais qui ferait rapport au Parlement, et qui chercherait des moyens d’améliorer notre compétitivité à tous les niveaux de la société.

Nous avons tous un rôle à jouer pour faire avancer le Canada sur la voie de la compétitivité. Le gouvernement fédéral, les provinces et les territoires ont un rôle à jouer. Notre rapport vise aussi les maires des villes, les chefs d’entreprise et les recteurs des universités et des collèges. Il s’adresse à chacun d’entre nous – comme travailleurs, comme parents – et à tous ceux qui s’intéressent à ce formidable pays et qui y croient.

La raison pour laquelle nous sommes ici à Toronto aujourd’hui, pour parler à un auditoire principalement constitué de représentants d’entreprise, c’est que notre Groupe est persuadé que les entreprises ont un rôle clé à jouer dans notre plan d’action général pour la compétitivité.

Comme chefs de file canadiens du milieu des affaires, nous devons être encore plus ambitieux. Nous devons prendre davantage de risques et injecter davantage l’esprit d’entreprise dans nos organisations.

Nous devons investir davantage dans la R-D, en concentrant davantage notre attention sur le développement des produits et des services de demain.

Nous devons faire davantage attention aux nouveaux marchés qui se développent, particulièrement à l’extérieur du Canada.

Nous devons investir davantage dans le perfectionnement des compétences et des talents.

Le meilleur moyen de veiller à ce que les entreprises canadiennes ne soient pas simplement phagocytées par des groupeurs internationaux – d’éviter d’être vidés de notre contenu – consiste à gagner du terrain à un autre niveau.

Les entreprises canadiennes doivent prendre de l’expérience et devenir des acteurs mondiaux déterminés.

Il faudra travailler fort. Il faudra de la détermination. Et il faudra faire certains sacrifices.

Mais je crois que comme chefs de file du milieu des affaires, nous pouvons et nous devons étendre plus loin notre regard. Nous l’avons déjà fait. Le libre-échange nord-américain a changé les règles du jeu et fait monter les enjeux. Ce n’était pas facile, mais les Canadiens sont entrés dans la course. Et nous avons réussi.

Notre Groupe a été constitué l’été dernier, au moment où de nombreuses préoccupations ont été exprimées à l’égard de la disparition progressive des entreprises canadiennes.

Nous avons soigneusement examiné ces développements et les répercussions de ces préoccupations.

Pour notre Groupe, la réponse était claire. Pour réagir à ces préoccupations, il ne faut pas élever de nouvelles barrières ou accroître la protection. Il faut plutôt y voir un appel à l’action et un motif sérieux de devenir un pays plus compétitif – et plus prospère.

C’est au cœur de ce que nous appelons notre attitude, et en définitive, du leadership.

Avons-nous ce qu’il faut pour être les meilleurs ou allons-nous continuer à nous contenter de pinailler sans cesse sur ce que reçoivent les uns et les autres?

Nous croyons plutôt que nous devrions travailler et investir maintenant pour créer davantage de débouchés et une plus grande richesse économique pour nous tous dans l’avenir.

Si nous ne nous fixons pas ce but, nous risquons de nous retrouver avec de moins en moins de quoi répartir et investir dans notre pays. Nous aurons gaspillé un important patrimoine. Nulle part ailleurs un pays n’a été autant gâté par la nature ni développé grâce aux efforts de ses ancêtres.

Au cours de nos consultations, on nous a souvent répété que le Canada ne travaille pas bien en équipe – nous semblons de plus en plus dysfonctionnels. Nous avons du mal à rassembler nos énergies.

Il faut exiger de nos gouvernements – aux paliers fédéral, provincial, territorial et municipal – qu’ils se concertent davantage dans la poursuite d’un objectif commun : l’intérêt du Canada.

Des politiques et des barrières contradictoires et superposées, ainsi que des différends intergouvernementaux sans fin fragmentent inutilement notre pays. Trop souvent, nous adoptons des politiques, des règlements et des programmes qui rendent encore plus petit un pays déjà petit.

Au cours de nos travaux, nous avons rencontré des chercheurs et des représentants remarquables de tous les milieux de la société canadienne, qui nous ont présenté des mémoires : des citoyens préoccupés, des commentateurs des politiques, des maires, des recteurs d’université, des dirigeants syndicaux et des politiques. Ils ont parlé ou écrit avec passion et détermination sur ce qu’ils croyaient être dans le meilleur intérêt du Canada.

Donc, à partir de leur contribution et de leur avis, nous avons fait de notre mieux pour tracer la voie à suivre compte tenu du temps et des ressources limitées dont nous disposions, ainsi que de nos propre limites.

Je suis sûr d’exprimer la pensée de tous les membres du Groupe en disant que nous avons tous beaucoup apprécié l’occasion de réfléchir sur l’avenir de notre formidable pays. Nous vous invitons à examiner soigneusement nos recommandations.

Merci.