Liens de la barre de menu commune

  •  

Archivée - Préface

Information archivée dans le Web

Information identifiée comme étant archivée dans le Web à des fins de consultation, de recherche ou de tenue de documents. Elle n’a pas été modifiée ni mise à jour depuis la date de son archivage. Les pages Web qui sont archivées dans le Web ne sont pas assujetties aux normes applicables au Web du gouvernement du Canada. Conformément à la Politique de communication du gouvernement du Canada, vous pouvez la demander sous d’autres formes. Ses coordonnées figurent à la page « Contactez-nous »

Ce rapport concerne nos enfants et nos petits-enfants, ainsi que l’économie, la société et la nation que nous leur lèguerons. Il porte sur la façon dont le Canada pourra réussir dans un climat caractérisé par des changements mondiaux rapides et une concurrence intense.

Le mandat du Groupe d’étude sur les politiques en matière de concurrence était d’examiner et de faire rapport sur les lois et politiques qui sous-tendront le maintien de la croissance et du développement économiques du Canada.

Comment pourrons-nous assurer l’offre d’emplois bien rémunérés, stimulants et épanouissants dont les dernières générations ont profité? Quels cheminements de carrière s’offriront aux jeunes Canadiennes et Canadiens les plus talentueux et ambitieux? Où trouverons-nous des chefs de file dans tous les segments de la société et la détermination de « foncer pour gagner »? Disposons-nous de ce qu’il faut pour être les meilleurs?

Les mémoires, rapports de recherche et consultations, ainsi que nos délibérations, ont clairement montré que l’activité économique se structure de plus en plus sur une toile de fond mondiale. De nouveaux concurrents plus agressifs se frayent un chemin et de nouvelles technologies forcent des industries entières à se restructurer. Dans un tel contexte, il n’est pas question de rester les bras croisés. En tant que Groupe d’étude, nous sommes convaincus que les Canadiens doivent s’adapter et aller de l’avant.

Comment devons-nous aborder les défis et saisir les occasions que ces changements nous offrent?

Nous croyons que nous devons accueillir la concurrence comme des joueurs futés et décidés, ayant à cœur les intérêts du Canada. Selon une métaphore bien canadienne, nous devons patiner plus vite, lancer plus fort et jouer des coudes dans les coins.

Nous sommes d’avis que les Canadiens doivent devenir des participants plus actifs et enthousiastes sur les marchés concurrentiels, au pays comme ailleurs dans le monde. Ne cherchons pas à nous isoler ou à nous protéger contre la concurrence étrangère, misons plutôt sur celle-ci et maîtrisons-la pour en tirer parti.

La concurrence est un facteur important. Elle injecte du dynamisme dans l’économie et se traduit par de bons emplois pour les Canadiens. C’est plus qu’un simple concept économique. Le fait d’embrasser la concurrence sert les intérêts nationaux du Canada. Il s’agit là du principe qui constitue l’assise de notre rapport, qui sous-tend nos recommandations au gouvernement.

Ceci dit, nous voulons souligner clairement que nous gardons à l’esprit l’anxiété qu’une concurrence sans répit peut engendrer. C’est un réflexe normal dans un contexte en évolution rapide et où les résultats sont incertains. Cependant, en notre qualité de Canadiens nous avons par le passé amélioré la qualité de notre jeu et rehaussé nos aspirations concurrentielles, et ce, avec succès. Nous sommes capables de répéter cet exploit.

Que devrons-nous faire pour que nos petits-enfants voient des progrès de la même ampleur que ceux dont nous avons jouis? Nous croyons qu’il faudra adopter une mentalité plus concurrentielle et envisager la concurrence comme un élément essentiel menant à cet objectif. Nous devons participer davantage, augmenter la concurrence au pays et redoubler d’efforts pour conquérir les marchés mondiaux.

Ce rapport porte sur ce que tous les ordres de gouvernement peuvent et doivent faire dans le domaine de la politique publique, mais notre vision des choses englobe également le secteur privé. Tout comme les gouvernements, le secteur privé doit avoir un rôle de premier plan pour ce qui est d’améliorer la compétitivité du pays. Nous enjoignons les dirigeants du milieu des affaires à être plus ambitieux, à viser plus haut, à dénicher et tirer parti des nouveaux débouchés et à chercher sans relâche à améliorer leurs façons de faire.

En plus de mettre l’emphase sur la concurrence, nous devons en tant que pays retrouver l’ambition d’être les meilleurs. Nous ne pouvons tout simplement pas nous contenter d’être parmi les 10 ou 20 premiers dans l’ensemble de nos concurrents internationaux. La mondialisation et le rythme effréné du changement se poursuivront, que nous soyons ou non partie prenante de ces transformations fondamentales. Si nous désirons contrôler notre destinée, nous devons reconnaître ces enjeux et y faire face.

Le Groupe d’étude estime que ceci demandera de collaborer plus étroitement et plus efficacement en tant que Canadiens. Ceci exigera une meilleure collaboration au sein des divers ordres de gouvernement, du milieu des affaires, des responsables de l’éducation et, en fait, entre tous les Canadiens, de même qu’entre ces divers groupes d’intervenants. Au Canada, nous formons une équipe aux prises avec de nombreuses autres équipes de plus grande taille. En termes clairs, nous devons travailler ferme en vue de réaliser un projet commun, le « programme canadien de compétitivité ».

Nous présentons ce rapport à titre de contribution à l’atteinte de cet objectif. Nous y faisons plusieurs recommandations, soulignons d’importants champs d’action et proposons un processus et une nouvelle institution qui permettront de donner un élan à long terme à notre programme de compétitivité.

Nous espérons fortement que les Canadiens prendront ensemble un engagement à l’égard du programme que nous avons élaboré.

Ce rapport ne porte pas sur des solutions à une situation de l’heure, mais sur la position que nous donnerons au Canada pour les années à venir.

Au bout du compte, nous croyons que les Canadiens doivent être mieux préparés à livrer concurrence à l’échelle mondiale. Nous croyons que nous pouvons et réussirons à y parvenir.