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Archivée - 6. Un programme de compétitivité pour le Canada

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Ce que nous avons entendu à maintes reprises et ce que nous avons appris dans le cadre de notre travail à titre de Groupe d’étude, c’est que la concurrence dans le contexte mondial actuel se fait plus intense à mesure que de nouveaux concurrents puissants se pointent à l’horizon. C’est ce qu’affirment ceux qui ont relevé les nouveaux défis de la mondialisation, ainsi que ceux qui nous ont fait part de graves préoccupations touchant à la perte possible de marchés, d’entreprises et d’emplois et à la réduction éventuelle du niveau de vie.

Le plus grand obstacle à la réussite du Canada réside dans le manque de consensus quant à la nature du problème, quant aux mesures à prendre pour le résoudre et quant à savoir si ceci constitue vraiment la crise imminente mentionnée auparavant. De nombreuses voix plaident pour le statu quo, ce qui complique encore notre tâche – à savoir reconnaître que des choix difficiles mais importants s’imposent pour que le Canada puisse rester dans la course internationale.

Dans ce rapport, le Groupe d’étude expose les données sous-tendant ses conclusions quant à la nature du problème et le besoin urgent de modifier la politique officielle du Canada et la mentalité de ses citoyens.

Par le passé, les Canadiens ont fait face à des conditions économiques instables et adverses, ont surmonté des risques et ont fait de grands pas pour améliorer la compétitivité du pays, d’abord avec la mise en œuvre de l’Accord de libre-échange Canada–États-Unis en 1989, puis l’introduction de la taxe sur les produits et services et finalement la signature de l’Accord de libre-échange nord-américain en 1994. Le déficit fédéral a été éliminé dès 1997. Nous pouvons être à la hauteur de nouveaux défis une fois de plus.

Cependant, nous nous sommes reposés sur nos lauriers. Pendant les années subséquentes, la politique publique et le débat politique ont porté davantage sur le partage des richesses, principalement en raison de décisions antérieures et de l’abondance de nos richesses naturelles, que sur le développement des richesses et des possibilités. Les forces mondiales mettent de la pression sur le Canada, comme sur les autres pays, pour qu’ils revoient leur position économique. Le Canada doit poser des gestes concertés pour demeurer à la hauteur des réalités de la concurrence. Nous devons planifier notre avenir et nous y préparer. Nous devons agir.

Le Groupe d’étude tient à mettre en place les conditions qui permettront au Canada d’assurer à ses citoyens un niveau de vie élevé et à la hausse. Ces conditions comprennent :

  • un milieu des affaires de calibre international pour attirer talents et capitaux;
  • un renforcement des entreprises grâce à la concurrence, moteur essentiel de la productivité et de l’innovation;
  • une collaboration plus efficace entre le milieu des affaires et les différents ordres de gouvernement.

De telles conditions permettront la création d’emplois mieux rémunérés pour les Canadiens de la génération actuelle et de la suivante, ainsi que la création de richesses pour appuyer nos objectifs nationaux, y compris des buts sociaux et environnementaux. Nous ne prétendons aucunement que ceci se produira instantanément, du simple fait d’un changement de politiques particulières, ou sans stress économique et perturbations. Nous soutenons toutefois que les avantages dépassent largement les coûts et que l’inaction se traduira par une baisse des possibilités et de la prospérité pour les Canadiens.

Le Canada doit améliorer sa productivité en renforçant son intensité concurrentielle. Pour réussir sur la scène internationale, il faut d’abord s’assurer que les marchés intérieurs sont sains et que les barrières inutiles à l’entrée des biens sont aplanies, voire éliminées. Comme une circulation plus libre des biens et des services se traduira par une concurrence accrue sur les marchés intérieurs, les entreprises canadiennes devront aiguiser leurs outils concurrentiels pour soutenir une plus forte concurrence étrangère. Une compétitivité plus intense au pays se traduira par de plus grandes réussites à l’étranger.

Passons maintenant au programme de compétitivité proposé dans ce rapport. Il met l’accent sur le talent, le capital, l’innovation et une mentalité ambitieuse. Ce sont là les domaines qui, à notre avis, exigent le plus d’attention. L’ouverture d’esprit et la collaboration sont les principes qui sous-tendent notre programme.

Les derniers chapitres de ce rapport portent sur nos points de vue et constatations, ainsi que sur les mesures que nous recommandons pour répondre aux préoccupations soulevées.

Le chapitre 7 examine les fondements juridiques de la concurrence au Canada. Nous jetons d’abord un coup d’œil sur les éléments centraux de notre mandat – la Loi sur Investissement Canada, plusieurs régimes sectoriels et la Loi sur la concurrence. Dans les domaines de la politique publique où les marchés sont restreints par la réglementation, le gouvernement doit s’assurer que les objectifs demeurent pertinents et veiller à ce que les mécanismes utilisés pour atteindre ces objectifs soient les moins restrictifs possibles.

Dans le chapitre 8, nous faisons état de nos points de vue sur les priorités d’action de la politique officielle qui ont été soulevées pendant nos délibérations, priorités que nous estimons essentielles aux fins de la compétitivité canadienne.

Dans le chapitre 9, nous recommandons de plaider haut et fort en faveur de la concurrence au Canada. Nous espérons que la compétitivité deviendra un pilier central de l’économie canadienne et qu’elle demeurera d’actualité très longtemps après la publication de ce rapport.

Nous avons énoncé dès le début que ce rapport porte sur une idée de base – relever la performance économique du Canada grâce à une concurrence accrue pour que les Canadiens puissent jouir d’un meilleur niveau de vie. Le reste de ce rapport présente un programme qui permettra d’atteindre cet objectif.