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Archivée - 10. Conclusion

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Dans le présent rapport, nous avons brossé un portrait de l’économie mondiale en pleine évolution et nous avons présenté notre point de vue sur la place du Canada au sein de cette économie ainsi que sur la dynamique qui façonnera son avenir. Nous essayons de plaider en faveur d’une intervention, non seulement des gouvernements, mais de tous les Canadiens.

En mettant de l’avant un programme de compétitivité national, nous espérons attirer l’attention des Canadiens de tous les milieux et de toutes les régions. Ce programme vise tout le monde, des employés d’une usine aux gestionnaires d’un bureau de direction, et des étudiants collégiaux et universitaires aux chercheurs dans les laboratoires les plus avancés.

L’objectif peut s’énoncer simplement : relever le niveau de vie des Canadiens en améliorant le rendement économique du pays. Comme nous l’avons fait remarquer tout au long du rapport, nous croyons que le facteur déterminant sera d’encourager une concurrence accrue au pays et une plus grande exposition à la concurrence à l’étranger. La concurrence alimente la productivité qui, au bout du compte, assure les revenus, les emplois et la qualité de vie. Ceci représente notre principe de base.

Nos propositions visant à renouveler les fondements juridiques et à raffiner les politiques publiques clés augmenteront l’intensité concurrentielle au Canada. Nous proposons également la mise sur pied d’un nouveau et puissant défenseur canadien de la concurrence.

Notre programme de compétitivité ne demande pas aux Canadiens d’abandonner quoi que ce soit ou de se contenter de moins. Au contraire, nous demandons aux Canadiens de voir plus loin et de reconnaître les défis et les possibilités de la mondialisation économique. Nous demandons aux Canadiens d’adopter une perspective mondiale. Selon nous, les Canadiens n’ont pas d’autre choix.

Les gouvernements doivent adopter la même perspective et évaluer les politiques dans un contexte non pas national, mais mondial. Au moment d’examiner la législation, d’établir des politiques et des règlements, les gouvernements doivent examiner comment ces éléments situent le Canada par rapport à ses concurrents, et cela dans le contexte des liens du pays avec l’économie américaine.

Cela signifie également qu’il faut établir un processus permettant d’examiner et d’améliorer continuellement les politiques afin de refléter un monde et des circonstances qui évoluent rapidement. La compétitivité commence au pays, mais elle est mesurée à l’échelle internationale.

Les dirigeants d’entreprise doivent, eux aussi, penser grand et saisir les possibilités qu’offre le monde. Le marché canadien est petit, ce qui oblige ses entreprises à chercher des possibilités de croissance au sud de la frontière. C’est ce que les Canadiens ont fait, et ils devraient s’intégrer encore plus pleinement à l’économie nord-américaine.

Toutefois, le petit marché national oblige également les entreprises canadiennes à considérer la scène mondiale comme source de débouchés. Nous exhortons les dirigeants d’entreprises à adopter une perspective plus mondiale, à faire croître leur entreprise et à chercher des possibilités. Il y a des risques, mais la réussite de nombreux champions mondiaux canadiens sert de modèle.

Même si le Canada a de nombreux modèles de réussite à l’échelle mondiale, il a également vu la perte de certaines de ses entreprises les plus symboliques. Le Groupe d’étude a été établi lorsque le débat sur la perte des entreprises au Canada était à son apogée. En effet, nous-mêmes, nous partageons les sentiments de déception et de perte lorsqu’une entreprise canadienne notoire est achetée par une entreprise étrangère.

Dans notre document de consultation, nous avons demandé aux Canadiens si la propriété et le contrôle nationaux étaient importants pour les perspectives économiques du Canada et la capacité de créer des possibilités pour les Canadiens.

Pour notre part, nous croyons que des entreprises concurrentielles ayant leur siège social au Canada sont importantes.

Nous sommes fermement convaincus que la propriété canadienne des entreprises du pays est précieuse. Mais nous ne croyons pas que la meilleure façon d’assurer le contrôle canadien consiste à légiférer sur le sujet ou à imposer d’autres mesures de protection.

Nous croyons que la meilleure façon de garantir la création et le maintien de champions canadiens est de veiller à ce que les politiques, lois et règlements canadiens soient ceux requis pour favoriser la croissance. Dans les bonnes conditions, les Canadiens se distingueront par leur dynamisme, leur talent et leur ambition. Le pays aura un plus grand nombre d’entreprises canadiennes qui soutiennent la concurrence mondiale et qui réussissent à l’échelle internationale.

Par conséquent, nous arrivons à la conclusion que la question principale n’est pas de déterminer si le pays accuse des pertes d’entreprises. Les vraies questions touchent l’environnement économique au Canada et la mentalité des Canadiens de tous les milieux. Il s’agit de déterminer comment les Canadiens peuvent rehausser leur productivité grâce à une ouverture accrue aux talents, au capital et à l’innovation, grâce à une concurrence vigoureuse et grâce à une mentalité plus ambitieuse.

Le présent rapport constitue notre meilleure contribution possible pour établir un programme de compétitivité soutenue. Il s’agit d’un projet national, et nous demandons à tous les Canadiens de prendre l’engagement de rendre le pays plus concurrentiel. Il s’agit d’un projet à long terme, qui nécessite un changement fondamental dans la mentalité de la population canadienne.

Ce ne sera ni rapide ni facile. Mais si les Canadiens relèvent ce défi grâce à l’engagement et à l’esprit collectif qui leur ont permis de surmonter des obstacles majeurs et de concrétiser de grands projets nationaux, le Groupe d’étude est convaincu qu’ils continueront de bâtir un Canada qu’ils seront fiers de léguer à leurs enfants et à leurs petits-enfants.