Archivé — Le Canada atlantique - Le coup d'œil

Un aperçu

Canada atlantique

Le Canada atlantique se compose de quatre provinces, soit les trois provinces maritimes (le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle-Écosse et l'Île-du-Prince-Édouard) et Terre-Neuve-et-Labrador.

Le premier homme à occuper le poste de premier ministre de Terre-Neuve-et-Labrador, Joey Smallwood, est l'auteur de l'expression Canada atlantique, qu'il inventa en 1949 lorsque Terre-Neuve-et-Labrador se joignit au Canada. Le premier ministre croyait alors qu'il serait présomptueux pour sa province de s'inclure parmi les provinces maritimes, ces dernières étant entrées dans la Confédération au dix‑neuvième siècle.

L'histoire

Les traces de la présence autochtone à Debert, en Nouvelle-Écosse, datent de plus de 10 000 ans. Le site normand de l'Anse-aux-Meadows, à Terre-Neuve, témoigne de tentatives d'établissement il y a plus de mille ans. L'explorateur italien John Cabot mit le pied à Terre-Neuve en 1497, et le Français Jacques Cartier explora la région dans les années 1500. Les contacts réguliers entre les Autochtones et les Européens commencèrent à la fin du quinzième siècle, avec l'arrivée de pêcheurs européens de Grande-Bretagne, de France, du Portugal et d'Espagne. Le commerce de la fourrure et du poisson, allié aux tentatives des monarques européens de prendre possession de l'Amérique du Nord, donnèrent ultimement lieu à la colonisation. L'établissement des Français en Acadie date de la fondation de Port Royal en 1605. Cinq ans plus tard, une compagnie anglaise établissait une base à Cupids, dans la presqu'île Avalon de Terre-Neuve. La bataille pour le contrôle de la région donna lieu à une série de guerres entre la France et la Grande-Bretagne. Toutefois, après la défaite des Français lors de la guerre de Sept Ans (1756-1763), l'influence britannique sur la région prévalut. La Grande-Bretagne s'enracina profondément dans les colonies atlantiques en y accroissant son immigration et en y développant une économie reposant sur la pêche et la foresterie. Aujourd'hui encore, les racines celtes sont toujours fortement présentes dans la région. Elles se perçoivent non seulement dans notre musique, notre cuisine et nos liens familiaux, mais également dans nos échanges commerciaux avec « l'autre côté de la mare » (une expression courante désignant l'océan Atlantique).

Le saviez-vous?

  • St. John's est aussi éloignée d'Halifax qu'Halifax l'est d'Ottawa.
  • Une partie de l'île de Terre-Neuve est située sur une latitude plus au sud que Vancouver, en Colombie-Britannique, et sa pointe la plus au nord est à la même latitude que Londres, en Angleterre.
  • Il n'y a ni serpents, ni moufettes, ni cerfs, ni porcs-épics, ni marmottes sur l'île de Terre-Neuve, pas plus qu'il n'y a d'herbe à poux.
  • En route vers le Massachusetts en 1620, le Mayflower s'est arrêté à Renews pour s'y approvisionner.
  • Alexander Graham Bell repose à Baddeck, en Nouvelle-Écosse.
  • John Cabot est venu en Nouvelle-Écosse en 1497.
  • La forteresse de Louisbourg, située sur l'île du Cap-Breton, est la plus grande ville fortifiée française du 18e siècle reconstruite en Amérique du Nord.
  • Acadia, à l'origine du mot Acadie, signifie « terre de beauté » en grec ancien.
  • L'inventeur du cornet de crème glacée, Walter Donelly, est né à Sussex, au Nouveau-Brunswick.
  • Le plus grand tourbillon marin au monde est situé au large de l'île Deer, au Nouveau-Brunswick; on l'appelle Old Sow.
  • La Banque du Nouveau-Brunswick fut la première banque à charte du Canada (1820).
  • La barre de chocolat fut inventée en 1910 par les frères Ganong, à St. Stephen, au Nouveau-Brunswick.
  • Bien que l'Île-du-Prince-Édouard n'ait été que la septième province à faire son entrée dans la Confédération en 1873, Charlottetown est le « berceau du Canada », ses dirigeants s'y étant réunis en 1864 pour discuter de la création du pays.
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