Archivé — Les Canadiens ont de quoi célébrer, même après un an!

 Les Canadiens ont de quoi de célébrer, même après un an!

Des célébrations ont eu lieu dans le Lower Mainland et à Whistler, en Colombie‑Britannique, afin de souligner le premier anniversaire des Jeux olympiques et paralympiques d'hiver de 2010 à Vancouver. On se rappellera que les cérémonies d'ouverture avaient eu lieu le 12 février 2010.

Il y a en effet de quoi célébrer lorsque l'on repense aux résultats des Jeux qui resteront gravés dans la mémoire des adeptes de sport, toutes catégories confondues. Voici quelques faits saillants :

  • Les athlètes olympiques canadiens sont montés à 26 reprises sur le podium — un record — pour récolter 5 médailles de bronze, 7 médailles d'argent et 14 médailles d'or : soit plus de médailles d'or que toute autre équipe. Les foules présentes et tous les Canadiens étaient derrière eux. Le Canada a aussi égalé le record pour le nombre de médailles d'or remportées par un pays depuis le début des Jeux, en 1924.
  • Dès le deuxième jour, Alexandre Bilodeau, dit « le Grand », a remporté la première médaille d'or du Canada en sol canadien.
  • L'équipe féminine de hockey a remporté une troisième victoire olympique consécutive.
  • L'équipe masculine de hockey a aussi décroché la première place en battant celle des États-Unis.

Rôle d'Industrie Canada

Industrie Canada a contribué au succès des Jeux olympiques et paralympiques d'hiver de 2010 à Vancouver. Le ministère avait deux volets sous sa responsabilité. Il a facilité la protection des marques olympiques et paralympiques par une collaboration entre experts du Secteur de la politique stratégique (SPS) et de la Direction des marques de commerce de l'Office de la propriété intellectuelle du Canada (OPIC). Il était aussi responsable d'assurer la gestion efficace du spectre des radiofréquences pendant toute la durée des Jeux, ce qu'il a fait par l'entremise du Secteur du spectre, des technologies de l'information et des télécommunications.

Industrie Canada est l'organisme fédéral responsable de l'élaboration des politiques concernant la propriété intellectuelle du Canada. Le Ministère a pris l'engagement de se donner un cadre législatif afin d'empêcher l'utilisation frauduleuse des marques protégées, comme les symboles olympiques et paralympiques, tout en respectant les objectifs voulant l'établissement d'un marché juste, efficace et concurrentiel. À cette fin, le gouvernement du Canada a adopté la Loi sur les marques olympiques et paralympiques dans le but de protéger ces marques au Canada.

Industrie Canada était chargé de la gestion des enjeux complexes liés à la technologie sans fil pendant les Jeux d'hiver de 2010. La gestion efficace du spectre des radiofréquences était essentielle au bon fonctionnement des nombreuses radios et autres dispositifs sans fil apportés à Vancouver et à Whistler par des dizaines de milliers de personnes, venues à l'occasion des Jeux. Il fallait veiller à ce que ces appareils n'interfèrent pas les uns avec les autres, ni avec ceux déjà opérationnels dans la région, un des environnements radioélectriques les plus saturés au Canada.

Dès 2008, Industrie Canada a entamé une collaboration avec le Comité d'organisation des Jeux olympiques et paralympiques d'hiver de 2010 à Vancouver (COVAN) afin que les radiofréquences demandées dans le cadre des Jeux soient mises à la disposition des utilisateurs concernés bien avant l'évènement.

Dans le cadre des Jeux olympiques et paralympiques d'hiver présentés à Vancouver en 2010, la Commission canadienne du tourisme (CCT), membre du portefeuille d'Industrie Canada, a joué un rôle important de soutien pour communiquer au monde entier l'énergie et l'hospitalité des Canadiens et la splendeur naturelle des attractions du pays.

Pour en savoir plus sur la participation de la Commission canadienne du tourisme, visitez le site web et visionnez notre clip sur la vidéo La Puissance du tourisme.

Nombreux étaient ceux qui dépendaient des radiofréquences et des dispositifs sans fil pour effectuer leur travail. Nous devions desservir plus de 55 000 bénévoles et autres travailleurs; les organisateurs des Jeux olympiques et paralympiques d'hiver, et les officiels des compétitions; quelque 10 000 journalistes accrédités; les diffuseurs nationaux de télévision et les agences de presse; les délégations de plus de 80 pays différents (y compris les athlètes et leurs entraîneurs); et toute la gamme des intervenants d'urgence (les services de police, de pompiers et d'ambulance) dont les effectifs étaient accrus pendant les Jeux.

« Imaginez notre satisfaction, lorsque les diffuseurs et les entreprises présentes à l'occasion des Jeux, comme Bell Canada et Omega — qui s'occupe du chronométrage aux Jeux depuis des décennies — ont félicité Industrie Canada en disant qu'ils n'avaient jamais travaillé avec une équipe de gestion du spectre aussi bien préparée, a déclaré Philip Fleming, directeur exécutif adjoint, région du Pacifique, et directeur des Jeux olympiques d'hiver de 2010, à Industrie Canada.

Environ 60 000 dispositifs radio autorisés, comme des appareils radio bidirectionnels, des microphones sans fil, des caméras de télévision à haute définition, des systèmes d'intercommunication et des systèmes télécommandés, ont été apportés dans la province depuis le monde entier, et plus du double de ces appareils étaient déjà en cours d'utilisation dans les régions de Vancouver et de Whistler et nécessitaient donc près de 2 800 différentes attributions de fréquences temporaires.

Bien avant les Jeux de 2010, le Ministère avait mis en place et déployé sur les lieux une équipe très spécialisée responsable du spectre. À l'aide d'équipement de contrôle du spectre et de radiogoniométrie à la fine pointe de la technologie, conçu et fabriqué par le Centre de recherches sur les communications Canada (CRC), l'équipe a pu intervenir rapidement, à court préavis, vingt-quatre heures sur vingt-quatre, en cas d'interférence radio ou d'utilisation non autorisée des radiofréquences. De telles situations auraient pu perturber les compétitions et les activités connexes, et une gamme d'opérations cruciales dont celles liées aux télécommunications et à la sécurité publique.

Vous souvenez-vous du but marqué en prolongation par Sidney Crosby qui a permis au Canada de battre les Américains et de remporter la médaille d'or? Imaginez ce qui serait arrivé s'il avait fallu confirmer que la rondelle était bel et bien entrée dans le filet et que la caméra qui s'y trouvait ne fonctionnait pas à ce moment. Une telle situation aurait pu se produire… Voici un rapport des Jeux à ce sujet :

JOUR 10 : le 20 févr. 2010 — Rapport de l'équipe du spectre d'IC, Jeux d'hiver de 2010

Caméra de filet, Place Hockey du Canada — Au cas où vous aimeriez connaître la suite de l'histoire des caméras de filet de la Place Hockey du Canada, sachez que le tout s'est bien terminé. Vous vous souvenez peut-être qu'après avoir résolu un problème lié à la transmission vidéo, le responsable des caméras de filet a soulevé des problèmes de télémesure en raison desquels les caméras ne fonctionnaient pas bien. Nos équipes ont tout d'abord cru que ceci était dû à l'utilisation d'un appareil européen non autorisé à proximité de la boîte de commande, mais cette théorie a été rejetée après des tests effectués à l'aide d'une autre fréquence. Pour rendre la situation plus complexe, les caméras de filet fonctionnaient très bien entre les périodes, mais pas durant les joutes. Finalement, une plateforme de métal, qui était apportée à chaque période pour permettre le passage des resurfaceuses et retirée par la suite, bloquait directement l'antenne de télémesure. La plateforme a été déplacée vers la section des juges de but ce qui a permis le bon fonctionnement des appareils.

Industrie Canada a mené des enquêtes sur 84 cas d'interférence radio, a réglé 5 cas d'utilisation non autorisée des radiofréquences et a tenu 7 autres enquêtes. Le Ministère et le COVAN s'étaient préparés depuis longue date. Bon nombre de problèmes ont pu ainsi être résolus en quelques heures seulement. D'autres ont demandé un travail plus exhaustif sur le terrain dans le but de localiser la source de l'interférence et ainsi trouver une solution en consultation avec les utilisateurs.

En fin de compte, aucune interruption des Jeux liée à des interférences radio n'a été rapportée.

L'efficacité des services offerts aux Canadiens grâce au portail de gestion du spectre des Jeux d'hiver de 2010 a été soulignée, en octobre 2009, à l'occasion du Gala des prix de Distinction de la Conférence et exposition sur la technologie dans l'administration gouvernementale. L'équipe composée de membres d'Industrie Canada et du COVAN s'est méritée le prix de la catégorie « Prestation de services à la population et aux entreprises ».

Ce premier anniversaire mérite donc d'être souligné et célébré par tous ceux et celles qui ont contribué à faire vivre aux millions de spectateurs du Canada et du monde entier une expérience olympique qu'ils ne sont pas près d'oublier.

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