Archivé — Le secteur des technologies océaniques poursuit sa croissance au Canada atlantique

Le secteur des technologies océaniques

Le secteur des technologies océaniques connaît une croissance soutenue au Canada atlantique, particulièrement en Nouvelle-Écosse et à Terre-Neuve-et-Labrador. La région profite du développement rapide de ce secteur, qui se confirme par la mise sur pied récente du Halifax Marine Research Institute (anglais seulement) et par l'épanouissement d'OceansAdvance (anglais seulement), une grappe de 50 entreprises du domaine des technologies océaniques.

Croissance des technologies océaniques à Terre-Neuve-et-Labrador

Le développement du secteur des technologies océaniques au Canada atlantique a entraîné une importante hausse des recettes à Terre-Neuve-et-Labrador. Les recettes du secteur s'établissaient à un peu plus de 100 millions de dollars en 2001, comparativement à près d'un demi-milliard de dollars jusqu'à présent cette année.

Fort de ces réussites, OceansAdvance aide Terre-Neuve-et-Labrador à s'établir en tant que carrefour international des technologies océaniques. Certains des produits des membres de cette grappe sont tout à fait remarquables, y compris le premier enregistreur de données (ou « boîte noire ») agréé pour les navires, mis au point par Rutter Technologies; ainsi qu'un nouveau concept de véhicule sous-marin autonome pouvant être utilisé pour l'étude des fonds marins et à des fins militaires, développé par Marport Deep Sea Technologies en collaboration avec l'Institut des technologies océaniques du Conseil national de recherches Canada (CNRC).

L'initiative OceansAdvance a été rendue possible grâce à la coopération et au financement du CNRC, de l'Agence de promotion économique du Canada atlantique, du gouvernement provincial, de la Ville de St. John's (anglais seulement) et d'Industrie Canada. La grappe bénéficie de l'appui de plusieurs établissements de calibre mondial. Son but est d'accélérer la croissance de l'industrie pour qu'elle compte plus de 6 600 employés et qu'elle produise des recettes de 1 milliard de dollars d'ici 2015.

« Récemment, ces entreprises ont découvert comment les améliorations à la Politique des retombées industrielles et régionales peuvent les aider à élaborer des produits innovateurs axés sur le marché », explique Brian McShane, agent de l'innovation à Industrie Canada, qui œuvre auprès du secteur des technologies océaniques de Terre-Neuve-et-Labrador.

Industrie Canada a travaillé avec OceansAdvance pour améliorer la coopération entre l'industrie et les établissements d'enseignement afin de créer un cadre sur lequel fonder un centre d'excellence.

C-CORE (anglais seulement), qui est membre de la grappe OceansAdvance, est un organisme local de recherche-développement spécialisé en ingénierie dans des conditions de glace et en technologies utilisées dans des conditions difficiles. Ses installations se trouvent à l'Université Memorial, à Terre-Neuve. En décembre 2010, l'une des initiatives les plus importantes de C-CORE, nommée LOOKNorth (Leading Operational Observations and Knowledge for the North), a obtenu le statut de centre d'excellence en commercialisation et en recherche et a reçu 7,1 millions de dollars pour réaliser ses travaux.

Les technologies océaniques connaissent un essor en Nouvelle-Écosse

La Nouvelle-Écosse n'est pas en reste, puisque son secteur des technologies océaniques connaît plusieurs réussites marquantes. Le 2 juin 2011, le gouvernement de la Nouvelle-Écosse a annoncé qu'il investirait 1,75 million de dollars sur cinq ans dans le développement du Halifax Marine Research Institute (HMRI) (anglais seulement). Sous la direction de l'Université Dalhousie, cet institut permettra aux organismes de recherche marine des secteurs universitaire et public de la province d'établir des liens avec des entreprises spécialisées en technologies océaniques, dans le but de générer des retombées économiques à long terme pour la Nouvelle-Écosse.

Au sein du HMRI, Doug Wallace, titulaire de la Chaire d'excellence en recherche du Canada (CERC) sur la science et la technologie des océans, met au point des instruments d'observation biogéochimique qui seront installés à bord de navires de recherche et de vaisseaux-cargo commerciaux aux quatre coins de la planète. Les données recueillies par ces instruments permettront de mieux comprendre les changements touchant les océans. Le programme des CERC est doté de plus de 34 millions de dollars et bénéficie notamment d'une subvention de 10 millions de dollars du gouvernement du Canada. Plus de 40 emplois seront créés dans la région, notamment pour des chercheurs, des stagiaires postdoctoraux, des étudiants et des membres du personnel de soutien.

Les travaux du HMRI ont une envergure qui dépasse les frontières canadiennes. L'organisme coordonne des projets internationaux tels le Ocean Tracking Network et la Lloyd's Register Educational Trust (UK) Chair in Modeling and Prediction of Marine Environmental Extremes, au Royaume-Uni.

Le Ocean Tracking Network est un projet de sciences et de technologie novateur de 168 millions de dollars dont les percées majeures nous aideront à mieux comprendre la faune marine. À terme, cette initiative comprendra 17 nouveaux ensembles de capteurs qui seront liés aux capteurs de partenaires du projet placés dans les cinq océans de la planète. Il s'agira d'un outil sans précédent pour suivre les déplacements mondiaux de milliers d'animaux marins, qu'il s'agisse de poissons, d'oiseaux ou d'ours polaires.

La Lloyd's Register Educational Trust (UK) Chair in Modeling and Prediction of Marine Environmental Extremes (2010-2015) est une initiative de collaboration internationale entre des chercheurs spécialisés en océanographie et en physique du climat provenant du Canada, de l'Australie, du Royaume-Uni et du Brésil. Ses recherches amélioreront la qualité des prévisions à court terme concernant les événements marins extrêmes, y compris les ouragans, les typhons et les fortes vagues libres. Les renseignements permettront d'établir des prévisions sur la fréquence de ces événements au cours des décennies à venir. Les nouveaux modèles seront utiles aux scientifiques, à l'industrie extracôtière et à l'industrie du transport maritime.

Grâce au Programme d'infrastructure du savoir, l'Université Dalhousie a obtenu plus de 14 millions de dollars pour rénover son Centre des sciences de la vie. Plus de 3 000 étudiants et 200 chercheurs se servent de ces installations de 450 000 pieds carrés et 1 000 pièces. Ces locaux sécuritaires et conviviaux se prêtent parfaitement à la recherche de pointe.

À la suite d'investissements dans des initiatives comme C-CORE, OceansAdvance, le Halifax Marine Research Institute et le Centre des sciences de la vie, le secteur des technologies océaniques au Canada atlantique mène des activités de recherche-développement qui auront des retombées positives pour l'environnement, l'industrie et l'économie du Canada atlantique.

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