Archivé — L'évolution des technologies médicales utilisées dans l'espace transformera les soins prodigués sur Terre

Station spatiale internationale

Le Canada est un fier partenaire de la Station spatiale internationale depuis 1998. La SSI permet aux scientifiques et aux ingénieurs de découvrir de nouveaux matériaux et procédés. À titre de laboratoire spatial permanent, la recherche effectuée à bord de la SSI touche divers domaines comme les sciences de la vie, la science des matériaux, l'observation de la Terre et l'astronomie. La contribution du Canada à la SSI comprend également des technologies de pointe telles que le Système d'entretien mobile.

Source: Agence spatiale canadienne

Pour les patients n'ayant pas facilement accès aux soins médicaux dans leurs collectivités, les solutions aux problèmes posés par la nécessité de dépister et de traiter rapidement les maladies pourraient bientôt être trouvées… dans l'espace! En effet, des technologies hautement portables qui permettent aux médecins de diagnostiquer rapidement les astronautes dans l'espace pourraient aider les praticiens sur Terre à diagnostiquer et à traiter plus rapidement leurs patients.

Christian Paradis, ministre de l'Industrie et ministre responsable de l'Agence spatiale canadienne (ASC), a dévoilé récemment deux projets spatiaux uniques financés par l'ASC, soit MicroFlow et Lab on a CD (laboratoire sur disque), qui pourraient aider les médecins à diagnostiquer plus rapidement leurs patients. Ces projets se serviront de l'espace comme plateforme d'essai en vue du développement de technologies médicales plus petites, moins chères et plus rapides pouvant traiter et analyser des échantillons médicaux à bord de la Station spatiale internationale (SSI).

« Le Canada s'est taillé une réputation de calibre mondial dans plusieurs domaines spécialisés de la recherche spatiale. Notre pays est le berceau d'un grand nombre de technologies de calibre mondial qui ont amélioré la vie des Canadiens et contribué à préserver notre économie, a déclaré le ministre Paradis. Lab on a CD et MicroFlow représentent des percées remarquables, effectuées au Canada, qui enrichiront le monde entier, puisqu'elles faciliteront l'établissement de diagnostics. »

« La technologie médicale de pointe est un domaine où le Canada peut devenir un chef de file mondial, a ajouté Steve MacLean, président de l'Agence spatiale canadienne. Les solutions technologiques qui permettent d'obtenir rapidement un diagnostic pour les astronautes à bord de la Station spatiale internationale pourraient un jour faire partie de l'équipement standard du bureau de votre médecin. »

Diagnostic en temps réel de maladies infectieuses au lieu de soin du patient

Prototype de Lab on a CD

Prototype de Lab on a CD

Source: Agence spatiale canadienne

Lab on a CD, un projet dirigé par le Dr. Michel G. Bergeron du Centre de recherche en infectiologie de l'Université Laval, est le prototype d'une unité de test diagnostique médical ultrarapide, extrêmement sensible et entièrement automatisée. La technologie est proche d'une avancée majeure : le diagnostic en temps réel de maladies infectieuses au lieu de soin du patient. Lab on a CD peut réaliser des analyses génétiques élaborées d'échantillons en quelques minutes seulement, tandis qu'il faut compter des jours, voire des semaines, pour mener des tests en laboratoire. Grâce à un financement de 150 000 $ de l'Agence spatiale canadienne, le Dr. Bergeron et son équipe de l'Université Laval ont fait l'essai de leur technologie avec succès dans des conditions de microgravité lors de vols à gravité réduite. Le projet, qui reçoit un appui en vertu de l'entente de coopération qui lie le Canada à l'Agence spatiale européenne, a reçu un financement de 1,1 million de dollars du Programme européen des sciences physiques et de la vie pour l'élaboration d'un système conceptuel destiné à l'exécution d'analyses biologiques à bord de la SSI.

Bioanalyses transportables

Cytomètre MicroFlow1

Cytomètre MicroFlow1

Source: Agence spatiale canadienne

MicroFlow est une plateforme de démonstration technologique mise au point par l'Institut national d'optique (INO), à Montréal, au Québec. Après avoir consenti à l'Institut un investissement initial de 300 000 $ pour les essais, l'Agence spatiale canadienne lui a attribué un contrat de 2,3 millions de dollars en 2011 pour la conception, la fabrication et l'essai d'un cytomètre de flux transportable de première génération destiné à la Station spatiale internationale (SSI). Les cytomètres de flux sont couramment utilisés dans les laboratoires de recherche et de biologie médicale où ils servent à un grand nombre de diagnostics, allant de la détection des cancers du sang chez les humains jusqu'à l'identification de pathogènes bactériologiques dans les aliments et l'eau. MicroFlow a pour objectif de tester l'approche innovatrice en matière de fibre optique de l'INO, qui permet de mettre au point un cytomètre robuste, portable et miniaturisé. Cette technologie s'avère idéale pour les bioanalyses effectuées dans l'espace et sur Terre. La plateforme d'essai MicroFlow sera lancée à destination de la SSI en décembre 2012 lors du vol de l'astronaute de l'Agence spatiale canadienne, Chris Hadfield.

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