Archivé — Le financement aide les chercheurs à développer des pratiques de gestion durable des forêts et à protéger les sources d'approvisionnement en eau et l'habitat faunique

Projet de gestion durable des forêts des Alliances de recherche universités-communautés

M. Dan Keppie dirige des étudiants de la faculté de gestion forestière et environnementale de l'Université du Nouveau-Brunswick dans le cadre d'un exercice de surveillance des cours d'eau.

Le projet du programme des Alliances de recherche universités-communautés de (ARUC) rassemble des membres des communautés environnementale et universitaire et de l'industrie pour qu'ils se penchent sur l'utilisation des terres et sur la bonne planification à cet égard afin d'assurer que nos forêts puissent non seulement fournir les matières premières nécessaires à l'industrie, mais protègent aussi la faune et continuent à nous offrir les précieux écosystèmes sur lesquels dépendent notre survie et notre avenir.

Le gouvernement du Canada préconise une approche pluridisciplinaire pour accorder des subventions à la recherche environnementale appliquée, et, selon le directeur du projet de gestion durable des forêts de l'ARUC, Don Floyd, ce choix a porté ses fruits.

« C'est un pas de géant vers l'avant, explique M. Floyd. Pendant les deux premières années de ce projet de cinq ans, nous avons travaillé en collaboration pour cibler nos priorités et discuter de la conservation de la biodiversité et des habitats forestiers qui existent depuis longtemps. »

« L'objectif du projet est de nous donner les outils nécessaires pour travailler ensemble à la résolution de problèmes, poursuit-il. Nous savons que l'avenir nous réserve des défis environnementaux, comme le changement climatique. Il faut que nous puissions travailler ensemble pour résoudre les problèmes de grande envergure. »

Le programme d'étude des bassins hydrographiques, dirigé par M. Van Lantz de la faculté de gestion forestière et environnementale de l'Université du Nouveau-Brunswick, offre un exemple de l'avènement de nouvelles idées.

Grâce en partie à un investissement de 230 000 $ du Conseil de recherches en sciences humaines du Canada, un organisme membre du portefeuille d'Industrie, M. Lantz dirige une étude à l'échelle du pays sur l'évaluation des bassins hydrographiques. Cette étude pourrait avoir une incidence importante sur les décisions prises à l'avenir concernant la protection de nos sources d'approvisionnement en eau et de l'habitat faunique.

« Nous habitons tous dans un bassin hydrographique, explique M. Lantz. Les sources d'approvisionnement en eau, souterraines ou en surface, sont partout autour de nous. Il est important pour nous tous que la santé de ces bassins soit préservée. »

M. Lantz souligne deux cas où le gouvernement a pris des mesures pour protéger un bassin hydrographique. « Le gouvernement de l'Île-du-Prince-Édouard a mis sur pied un programme appelé Services de diversification des modes d'occupation des sols dans le cadre duquel les propriétaires de terrains sont rémunérés pour mettre en œuvre les meilleures pratiques de gestion pour protéger les bassins hydrographiques — par exemple, en cessant l'activité sur un sol fragile. En outre, dans l'État de New York, le gouvernement a réduit de centaines de millions de dollars le coût de la protection de la qualité de l'eau potable en rémunérant les propriétaires de terrains pour qu'ils changent leur façon de faire, au lieu de payer pour la construction d'une nouvelle usine de traitement de l'eau. Bien informés, nous pouvons contribuer à la prise de bonnes décisions concernant notre avenir. »

M. Lantz et ses collègues mènent une analyse coûts-bénéfices de quatre bassins hydrographiques canadiens. Deux d'entre eux sont en milieu rural (la Petite Rivière, près de Grand-Sault au Nouveau-Brunswick, et la rivière Salmon, près de Salmon Arm en Colombie-Britannique) et les deux autres sont en milieu urbain (les rivières Credit et Humber, dans le sud de l'Ontario).

Bien informés, nous pouvons contribuer à la prise de bonnes décisions concernant notre avenir.

« Nous avons utilisé de l'information obtenue d'Environnement Canada et d'autres sources qui évaluent la qualité de ces bassins hydrographiques, et nous étudions les bénéfices et les coûts liés à l'amélioration des bassins, explique M. Lantz. La façon dont les terres sont utilisées a un effet important sur les bassins hydrologiques. Nous étudions donc les activités qui sont menées sur ces terres et leurs effets sur la qualité de l'eau et sur l'habitat faunique, et nous enquêtons auprès du public afin de déterminer combien les gens seraient prêts à payer pour l'amélioration des services environnementaux. »

De plus, « nous demandons aux propriétaires ce qu'ils accepteraient en guise de paiement pour cesser l'activité (agricole, forestière ou autre) sur leurs terres afin de protéger le bassin hydrographique et d'améliorer la qualité de l'eau et l'habitat faunique ».

Nous habitons tous dans un bassin hydrographique. Les sources d'approvisionnement en eau, souterraines ou en surface, sont partout autour de nous. Il est important pour nous tous que la santé de ces bassins soit préservée.

Les résultats de l'étude aideront les gouvernements à prendre des décisions à l'avenir sur les bassins hydrographiques et sur les terres qui les entourent. M. Lantz affirme que le projet, commencé en 2009, donnera des résultats qui pourraient servir pendant plusieurs années.

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