Archivé — Collaborer pour assurer l’avenir des océans

Le Canada prend les devants dans l'étude des océans du monde

Photo du réseau MEOPAR (Marine Environmental Observation, Prediction and Response)

Le réseau MEOPAR (Marine Environmental Observation, Prediction and Response) étudie des moyens de rendre notre relation avec les océans plus sécuritaire et profitable pour tous.

Les Canadiens ne peuvent s'empêcher d'avoir un lien spécial avec les océans du monde. Entourés par la mer sur trois côtés, nous l'exploitons abondamment comme source de nourriture et d'énergie, pour le transport, le tourisme et diverses autres industries. Les activités du réseau Marine Environmental Observation, Prediction and Response (MEOPAR) (anglais seulement) visent à protéger cette abondante ressource et à maximiser son potentiel pour les générations à venir. Établi à l'Université Dalhousie (anglais seulement), ce réseau national regroupe les plus éminents spécialistes du milieu marin du pays ainsi que des représentants du secteur public, du secteur privé et des groupes communautaires afin d'étudier des méthodes d'évaluation des risques et des technologies utiles pour prévoir les risques propres au milieu marin et intervenir.

« Nous travaillons afin de mieux former la prochaine génération, afin qu'elle dispose de moyens bien étayés d'améliorer la relation des humains avec l'océan », explique M. Doug Wallace, directeur scientifique du réseau MEOPAR à l'Université Dalhousie et titulaire de la Chaire d'excellence en recherche du Canada sur la science et la technologie des océans. « Nous étudions des moyens de fonder notre relation avec les océans sur de meilleures informations et de faire en sorte qu'elle soit plus sécuritaire et plus profitable pour tous ».

Le réseau MEOPAR étudie entre autres le comportement futur de nos océans. « Nous nous servons de futurs modèles climatiques à grande échelle afin de prédire les changements de la fréquence des tempêtes et de la hauteur des vagues au large de nos côtes. Ces travaux de recherche peuvent être utilisés afin de déterminer la conception des plateformes de forage en mer au cours des prochaines décennies, » explique M. Wallace.

Les travaux scientifiques du réseau peuvent aussi servir à nous préparer aux situations d'urgence en mer. « Les travaux de recherche et les renseignements pertinents nous permettent de mieux nous préparer à tout point de vue, que ce soit pour la recherche et sauvetage ou pour les déversements dans l'environnement », ajoute M. Wallace.

Les Réseaux de centres d'excellence (RCE) d'Industrie Canada offrent une gamme de programmes qui mobilisent les meilleurs experts du Canada en recherche, en développement et en entrepreneurship afin de cibler des questions particulières et des domaines stratégiques. En 2012, le réseau MEOPAR a obtenu une allocation de 25 millions de dollars sur cinq ans par l'entremise du Programme des réseaux de centres d'excellence (RCE) d'Industrie Canada.

« L'idée d'Industrie Canada, consistant à établir le Programme des RCE est formidable », souligne Mme Martha Crago, vice-rectrice à la recherche de l'Université Dalhousie. « Le gouvernement du Canada reconnaît l'importance de certains domaines de recherche, comme l'observation du milieu marin ainsi que les prévisions et les interventions qui en découlent, ce qui permettra au Canada de devenir une source d'information importante dans ces domaines.»

Photo du M. Douglas Wallace, devant les réservoirs d'algues de l'Aquatron à l'Université Dalhousie

M. Douglas Wallace, directeur scientifique du réseau MEOPAR (devant les réservoirs d'algues de l'Aquatron à l'Université Dalhousie).

« La collaboration est essentielle, et nous espérons faire des découvertes importantes dans ce domaine », ajoute M. Wallace. « La valeur réelle de l'appui financier d'Industrie Canada réside dans le fait qu'elle permet l'établissement de partenariats entre le milieu universitaire, le secteur public, le secteur privé et les collectivités afin d'exploiter notre expertise, nos ressources et notre énergie intellectuelle collectives. Il se fait d'excellents travaux, mais en vase clos, et nous espérons que tous les secteurs prendront conscience des avantages de travailler ensemble pour améliorer la cueillette de données et mettre en commun l'information et les infrastructures. Certaines des meilleures infrastructures existantes pour l'étude des océans appartiennent à l'industrie, et non aux universités ou au gouvernement. »

MEOPAR réunit des chercheurs canadiens d'un océan à l'autre, et de plus en plus de chercheurs d'autres pays. Par exemple, en août 2012, la chancelière allemande Angela Merkel a visité l'Université Dalhousie afin de signer un accord de partenariat transatlantique qui accroîtra la collaboration entre le Canada et l'Allemagne, plus précisément dans le cadre d'une relation de travail entre l'Halifax Marine Research Institute (anglais seulement) et l'Association Helmholtz de Berlin (anglais seulement). Le travail avec l'École de recherche Helmholtz pour la science et la technologie du réseau océanique (anglais seulement) a déjà commencé en vue de favoriser un programme commun d'études en recherche marine.

« Nous sommes ouverts à tous les commentaires, en particulier de la part de l'industrie et des groupes communautaires qui sont sur le terrain et qui connaissent aussi bien que quiconque les enjeux liés aux risques auxquels nous devrions nous attaquer », affirme M. Wallace. « Nous voulons de nouvelles personnes qui apportent de nouvelles idées et de nouveaux problèmes à résoudre, afin de nous aider à orienter nos travaux. »

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