Archivé — La collaboration entre le gouvernement, le milieu universitaire et le secteur privé mène à la création d’appareils auditifs implantables et d'autres produits novateurs

Le Dr Rob Adamson, de la Faculté de médecine de l'Université Dalhousie, présentant un modèle de la prothèse auditive.

Le Dr Rob Adamson, de la Faculté de médecine de l'Université Dalhousie, présentant un modèle de la prothèse auditive. Le Dr Adamson fait partie de l'équipe qui a mis au point le nouvel appareil auditif implantable. L'équipe a obtenu une aide financière de 86 564 $ sur trois ans du Programme de projets de recherche concertée sur la santé (PRCS).

Une nouvelle génération d'appareils auditifs implantables sera bientôt sur le marché grâce à une collaboration entre des chercheurs universitaires et des partenaires du gouvernement et du secteur privé.

Grâce à une subvention du Programme de projets de recherche concertée sur la santé du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG) (qui fait partie du portefeuille d'Industrie Canada), l'Université Dalhousie (anglais seulement) facilite la collaboration entre les entreprises et ses chercheurs afin de favoriser la commercialisation de la propriété intellectuelle créée à l'Université.

Ces appareils auditifs implantables de nouvelle génération sont conçus pour être invisibles et inoffensifs et demander peu d'entretien tout en améliorant le son, la clarté et le confort, avec un minimum de rétroaction acoustique. L'Université collabore avec l'entreprise Ototronix LLC (anglais seulement) de Houston afin de développer et de commercialiser cette technologie novatrice.

« La prothèse conçue au sein de notre Faculté de médecine (anglais seulement) et de notre École de génie biomédical (anglais seulement) peut se fixer directement à la boîte crânienne, explique Stephen Hartlen, vice-recteur adjoint (Relations avec l'industrie) et directeur administratif du Bureau de liaison avec l'industrie et d'innovation de l'Université Dalhousie. Cela aidera notamment les patients qui ne peuvent pas porter d'appareils auditifs conventionnels parce que leurs conduits auditifs sont anormaux ou qu'ils n'en ont pas. Cette nouvelle technologie permettra à la peau de se former par-dessus la prothèse, de sorte que cette dernière sera pratiquement indétectable et résistera aux infections. La prothèse est invisible une fois implantée, et c'est fantastique du point de vue du patient parce qu'elle fait partie de lui et qu'il n'a plus besoin d'y penser. »

« Cette technologie de prothèse auditive est une illustration de la manière dont l'appui d'Industrie Canada — par l'entremise du Programme de projets de recherche concertée sur la santé — nous a aidés à développer la technologie jusqu'au stade où elle est devenue intéressante pour le secteur privé. Sans un programme comme celui-ci, il est très difficile de mener un projet jusqu'à la mise en marché. Il s'agit là d'une contribution importante. »

La prothèse conduit directement les vibrations par le crâne à l'oreille interne, sans passer par l'oreille moyenne. Dans le cas d'une surdité unilatérale, la prothèse permet la transmission du son du côté affecté par la surdité à l'autre côté par les vibrations crâniennes.

Bien qu'elle en soit encore à l'étape de la recherche-développement, l'équipe de recherche de l'Université Dalhousie travaille depuis 2009 au développement de cette nouvelle technologie. En 2011, les travaux de l'équipe avaient assez progressé pour que Jeremy Brown, professeur adjoint à l'École de génie biomédical de l'Université Dalhousie, en fasse la présentation à un congrès international. Un représentant d'Ototronix était dans l'auditoire, et l'entreprise spécialisée en appareils médicaux n'a pas tardé à se rendre à Halifax pour voir la technologie sur place. La société américaine a travaillé avec l'Université Dalhousie afin de faire homologuer la technologie et finance actuellement les travaux de recherche préalables aux essais cliniques avec les patients.

« C'est réellement nouveau, affirme Michael Spearman, président-directeur général d'Ototronix LLC. La première fois que nous avons entendu parler de la technologie, nous savions que l'équipe était sur une piste prometteuse et qu'il s'agissait d'une technologie unique en son genre. De notre côté, si nous voulons introduire sur le marché la nouvelle génération de technologie, il faut absolument qu'elle se démarque. »

« Nous observons les avantages importants qui découlent de l'interaction accrue de l'Université Dalhousie avec l'industrie, et un groupe d'entreprises gravitant autour de l'École de génie biomédical de l'Université et de la Régie régionale de la santé Capital est en train d'émerger dans le domaine des technologies médicales à Halifax, ajoute Stephen Hartlen. Le Bureau de liaison avec l'industrie et d'innovation de l'Université Dalhousie encourage ce genre de relations, de sorte que le secteur privé peut relever des défis, devenir plus concurrentiel et créer de nouveaux produits, services et procédés. Ces partenariats peuvent aussi donner lieu à de nouvelles possibilités d'affaires lorsque la recherche entraîne la création d'entreprises dérivées. »

Les critères d'admissibilité au Programme de projets de recherche concertée sur la santé et aux autres programmes se trouvent sur le site Web du CRSNG.

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