Faits saillants du programme 2014-2015

Annexe A

La majorité des projets de l'ISAD en sont à la phase de recherche et développement (R-D). Les travaux de recherche, puis ceux de la commercialisation de l'innovation devraient produire des retombées économiques et sociales au cours de la durée de vie d'un projet moyen, qui est habituellement de 20 ans et plus.

Cette annexe présente une mise à jour de l'état d'avancement des projets pour lesquels des activités de R-D ont été entreprises depuis au moins un an (projets visés par une entente antérieure à 2014-2015) et de ceux pour lesquels des activités de R-D sont encore menées en 2014-2015. Cette annexe présente aussi les projets ayant atteint la phase de remboursement ou qui sont devenus inactifs en 2014-2015.

Les projets pour lesquels un contrat a été conclu en 2014-2015 sont mentionnés à la section 7 – Nouvelles ententes de contributions dans le cadre de l'ISAD.

Projets en phase de recherche-développement

ASCO Aerospace Canada Ltd. (ASCO Canada)

Lieu : Delta (Colombie-Britannique)

Aide autorisée de l'ISAD : 7 688 288 $

Entente de contribution : 25 octobre 2010

Innovation : Le projet a pour objectif de mettre à l'essai et de vérifier les nouveaux processus de fabrication pour l'usinage du titane, que l'on peut ensuite intégrer dans les pièces servant à produire la cloison des avions de combat interarmées (ACI) F-35 de Lockheed. Il est essentiel de poursuivre les études pour effectuer un suivi de certains éléments, comme la durée de vie des outils, en vue de garantir que les processus sont non seulement efficaces d'un point de vue technique, mais également rentables. Dans le cadre du projet financé par l'ISAD, ASCO Canada a acheté une fraiseuse à haute vitesse Macbormill, qui est maintenant opérationnelle et améliore l'efficacité de cette entreprise lors de la production d'aéronefs. Grâce à ces nouvelles capacités, on a demandé à ASCO Canada, au titre du programme d'ACI, de présenter d'autres offres de prix au début de 2014 pour la réalisation de travaux d'usinage et d'assemblage. En 2015, ASCO a obtenu des travaux supplémentaires au titre du programme d'ACI.

Collaboration : Depuis le début du projet, ASCO Canada travaille en partenariat avec le programme d'alternance travail-études de l'Université de la Colombie-Britannique, et l'entreprise a recruté cinq étudiants diplômés des cycles supérieurs pour mener à bien ses activités. En mai 2011, ASCO Canada a lancé un projet conjoint de R-D avec le Conseil national de recherches du Canada (CNRC) visant à étudier l'usinage de rainures ou de poches profondes dans le titane à l'aide d'outils de très petit diamètre. Le projet de recherche a été achevé avant la fin de l'année, et trois ingénieurs du CNRC ainsi que trois ingénieurs d'ASCO Canada y ont participé.

Retombées économiques et autres retombées : Ce projet a permis à ASCO Canada de maintenir en poste 20 employés techniques chevronnés et hautement compétents, employés qui devraient tous demeurer au service de l'entreprise. Il permettra également à l'entreprise de faire concurrence en vue d'obtenir d'autres travaux pour des ACI et, dans l'avenir, d'adapter les processus mis au point à d'autres marchés de l'aérospatiale. Au moyen des processus mis au point dans le cadre de ce projet, ASCO Canada a été en mesure de participer à des processus de fabrication de longerons d'aile pour les ACI (processus de conception de la structure principale de l'aile des ACI). L'entreprise cherche également d'autres façons d'appliquer les processus mis au point et l'expertise technique acquise. Grâce aux processus mis au point dans le cadre de ce projet, ASCO Canada peut maintenir un avantage concurrentiel par rapport à la concurrence mondiale. Pendant le projet, ASCO Canada a mis en place d'autres programmes de valorisation des déchets et de recyclage, ce qui a énormément réduit les déchets industriels qu'elle produit et réduit de 20 % son empreinte écologique.

AVCORP Industries INC.

Lieu : Delta (Colombie-Britannique)

Aide autorisée de l'ISAD : 4 431 208 $

Entente de contribution : 21 avril 2014

Innovation : Avcorp a commencé à mettre au point de l'équipement ainsi que des processus, procédures et plans nouveaux et améliorés pour le collage de métaux. Cela permettra à Avcorp de fabriquer, d'assembler et de mettre à l'essai des aérostructures qui sont plus grosses et plus complexes sur le plan géométrique, plus légères et plus solides, à rendement plus élevé et à moindre coût.

Les nouvelles capacités qui seront mises au point par la suite ont trait notamment à des améliorations des processus concernant l'application des couches d'apprêt et de finition (durabilité), l'emploi d'outils dans une salle propre (circulation efficace) et l'ébarbage au moyen de machines de découpe en cinq axes (capacité accrue). Dans le cadre de ces développements, on a mis l'accent en premier sur la réduction des temps de cycle, tout en maintenant la répétabilité des processus et en améliorant la qualité des produits.

Parmi les tâches pour lesquelles des activités de mise au point sont encore en cours, mentionnons la recherche menée en matière de substituts aux matériaux pour le collage de métaux avec l'outillage nécessaire (économies de coûts), de nouveaux adhésifs (temps de durcissement plus courts et liens plus solides) ainsi que de nouveaux matériaux de base (flexibilité des formes et économies de poids). De plus, des recherches sont en cours en ce qui touche les pratiques liées au traitement des métaux, à l'application d'apprêt pour adhésifs et à l'inspection par ultrasons. Celles-ci déboucheront sur des améliorations sur le plan de la précision, à des économies de coûts et à l'emploi de matériaux plus écologiques.

Toutes ces améliorations apportées aux modèles, processus, matériaux, procédés chimiques et à l'équipement ou aux systèmes de fabrication ou d'inspection continueront d'être possibles grâce à un processus continu et itératif propre à la méthode DMAIC de Lean Six Sigma (Définir >> Mesurer >> Analyser >> Améliorer >> Contrôler). Cela signifie que les avancées et les améliorations liées aux processus de collage de métaux se poursuivront pour la plupart des activités de ce projet.

Collaboration : La phase de formation Ceinture verte de la collaboration entreprise entre Six Sigma et l'Institut de technologie de la Colombie-Britannique (BCIT) a été achevée. La certification et la formation Ceinture noire sont en cours.

De la collaboration supplémentaire est prévue dans le cadre du projet au cours des quelques prochains mois avec trois étudiants inscrits à un programme d'alternance travail-études, qui appuieront l'ingénierie et la conception des structures pour la fabrication et l'assemblage (DFMA) et la programmation CNC en cinq axes.

Retombées économiques et autres retombées : La mise en œuvre de nouveaux processus, de nouvelles procédures et de nouvel équipement, dans le cadre du projet de développement des capacités avancées en matière de fabrication de collage de métaux, a permis à Avcorp d'accroître sa base de connaissances, d'améliorer la rentabilité, de perfectionner sa gamme de produits et de devenir plus concurrentiel à l'échelle mondiale.

Par exemple, le programme de revêtement du tunnel (Tunnel Cover) génère actuellement des ventes et des profits. Aussi, l'outil Ruddevator a été approuvé par l'USAF comme nouveau produit de choix pour son processus lié à la carte de contrôle de la configuration (CCB) et on anticipe qu'il y aura de nouvelles commandes dans un avenir rapproché.

L'apport direct de ces travaux de R-D menés dans le cadre de ce projet de l'ISAD est que l'entreprise Avcorp a pu faire partie de la concurrence et faire de nouvelles affaires. Elle a aussi pu accroître ou à tout le moins maintenir en poste sa main-d'œuvre qualifiée et alimenter les fournisseurs canadiens soutenant chacun de ces programmes.

AXYS Technologies Inc.

Lieu : Sidney (Colombie-Britannique)

Aide autorisée de l'ISAD : 2 000 000 $

Entente de contribution : 24 juillet 2013

Innovation : L'objectif de ce projet est de créer un service sécurisé d'hébergement de données et d'application qui fournira des services de gestion de données en temps réel à l'industrie de la sécurité des havres et des ports, y compris la surveillance, le contrôle, la détection et le déclenchement d'alarmes en cas d'activité indésirable dans les ports. L'objectif ultime est d'accroître le niveau de connaissance de la situation dans les ports canadiens.

Collaboration : AXYS a collaboré avec l'Université de Victoria et le Collège Camosun. De plus, AXYS continue de faire appel à des étudiants en informatique et en génie d'un programme alternance travail-études dans ses activités de R-D. L'entreprise a aussi travaillé avec le port de Prince-Rupert qui devrait adopter rapidement le produit et agir ainsi comme porte-étendard. 

Retombées économiques et autres retombées : Une fois que la mise au point de l'innovation aura été achevée, selon les prévisions, cette technologie fournira une plateforme d'hébergement de données et d'application afin d'aider les organisations de la défense et de la sécurité, les exploitants des ports et autres intéressés.

CAE Inc.

Lieu : Saint-Laurent (Québec)

Aide autorisée de l'ISAD : 250 000 000 $

Entente de contribution : 27 février 2014

Innovation : Le projet Innovate est un projet de recherche exhaustif échelonné sur cinq ans et demi dans le cadre duquel CAE met au point sa prochaine génération de plateformes de simulation pour ses marchés de l'aviation civile et de la défense. Le marché traditionnel de la simulation et de la formation étant en plein dynamisme et en changement constant, CAE est contrainte d'accélérer son rythme en matière d'innovation, cette entreprise cherchant à maintenir et à accroître sa part du marché. Cette entreprise met au point des technologies et des outils de formation interactifs qu'elle peut intégrer à n'importe lequel de ses simulateurs existants, actuels ou futurs, afin de pouvoir se distinguer des autres entreprises offrant de la simulation. CAE créera un système modulaire ultramoderne qui sera plus efficient et beaucoup plus facile à déployer et à maintenir. Le nouveau système permettra aussi d'accroître grandement l'expérience de l'utilisateur chez CAE. De plus, CAE met au point des technologies et des solutions de formation axées vers les opérations conjointes et réseautées afin de devenir un intégrateur de systèmes de formation dans les domaines aérien, maritime et terrestre. Ces nouvelles technologies trouveront aussi leur utilité dans les produits de défense et de sécurité de CAE, et ce, afin de créer un monde virtuel interopérable qui aidera à former les forces de la défense et à mener des scénarios de missions complexes.

CAE concentre ses efforts pour équiper tous ses simulateurs des dernières capacités en matière de processeurs multiples, ce qui lui permettra de mettre à jour avec une facilité plus grande les logiciels de simulation tout en l'aidant à s'assurer que ses simulateurs restent actuels en fonction des technologies changeantes utilisées dans les aéronefs. Afin d'améliorer l'expérience d'apprentissage pour l'utilisateur final, CAE conçoit aussi des interfaces utilisateur les plus récentes qui soient et des graphiques 3D réalistes, des écrans multi-tactiles ainsi que des outils de reconnaissance vocale, de connectivité Web pour la formation à distance et d'interaction avec des tablettes.

Collaboration : CAE applique un modèle de développement technologique axé sur la collaboration dont les universités et les instituts de recherche tirent profit. Cette entreprise s'est engagée à renforcer ses relations de longue date avec de nombreux établissements universitaires et laboratoires de recherche nationaux, et ce, afin d'assurer le succès de ce projet. CAE collabore avec plusieurs universités canadiennes, dont l'Université Concordia, l'École Polytechnique de Montréal, l'Université McGill et l'Université de Toronto. Elle travaille aussi de près avec le Consortium de recherche et d'innovation en aérospatiale au Québec (CRIAQ), le Conseil national de recherches du Canada (CNRC) et l'Institut national d'optique (INO). En embauchant quelque 250 étudiants inscrits à un programme d'alternance travail-études chaque année, CAE fait bénéficier les universités des retombées sur le plan des connaissances tout en développant et en formant la main-d'œuvre future en aérospatiale au Canada.

Retombées économiques et autres retombées : Les technologies mises au point dans le cadre du projet pourront s'appliquer à d'autres industries canadiennes. Non seulement les technologies liées au processus décisionnel et fondées sur la simulation répondent-elles aux besoins du secteur militaire, mais elles peuvent aussi servir dans les domaines paramilitaires et dans celui de la médecine. À titre d'intégrateur de systèmes de formation et de fournisseur de niveau 1, CAE prévoit renforcer sa chaîne d'approvisionnement canadienne, ses liens avec ses partenaires de formation et sa collaboration avec le monde universitaire dans le secteur de la R-D.

Dominis Engineering Ltd.

Lieu : Ottawa (Ontario)

Aide autorisée de l'ISAD : 544 500 $

Entente de contribution : 7 janvier 2014

Innovation : L'objectif de ce projet est d'améliorer les processus de fabrication d'hélices monoblocs à pales très inclinées et d'impulseurs à jet d'eau de grand diamètre (jusqu'à deux mètres). Ce projet permettra à l'entreprise d'accroître la productivité en concevant et en mettant en œuvre une approche novatrice pour l'usinage en cinq axes de grosses composantes rotatives de propulsion jusqu'à leur forme finale dans un seul montage. On s'attend à ce que les impulseurs fabriqués grâce à cette approche novatrice soient d'une précision et d'une qualité supérieures à ceux produits par des processus traditionnels, comme le meulage manuel. La conception et la mise en œuvre de ces nouveaux processus pourraient pratiquement éliminer le meulage manuel et la finition à la main des impulseurs.

Collaboration : Dans le cadre de ce projet, Dominis prévoit engager des étudiants en génie du programme d'alternance travail-études de l'Université Carleton.

Retombées économiques et autres retombées : Dominis Engineering est la seule entreprise de fabrication au Canada qui est en mesure de respecter et de dépasser les exigences rigoureuses liées aux impulseurs à jet d'eau qui sont utilisés dans le cadre du programme américain de navires de combat en zone littorale (LCS). Jusqu'à maintenant, l'entreprise a fourni des impulseurs à jet d'eau pour sept navires LCS. Ce projet permettra à l'entreprise de renforcer encore davantage sa base technologique et d'améliorer sa position concurrentielle.

Engineering Services Inc. (ESI)

Lieu : Toronto (Ontario)

Aide autorisée de l'ISAD : 778 800 $

Entente de contribution : 6 décembre 2012

Innovation : L'objectif de ce projet consiste à concevoir un robot mobile, commandé à distance, pour patrouiller dans les édifices privés et publics, les lieux privés pour une utilisation commerciale et résidentielle ainsi que les aires et espaces ouverts utilisés par le public à des fins officielles, commerciales ou privées. Le robot ne nécessitera qu'une supervision humaine limitée et sera intégré aux réseaux des systèmes de sécurité publics ou privés. La technologie proposée réduira les coûts en ressources humaines et augmentera la qualité des services. Grâce au financement de l'ISAD, ESI mettra au point un prototype de démonstration du principe. Le projet est actuellement achevé et la demande de brevet est en cours de préparation.

Collaboration : ESI a fait participer quatre étudiants en génie à ce projet (trois de l'Université de Toronto et un de l'Université McMaster) pour travailler à divers aspects de la conception technique. Ces étudiants ont été des membres actifs de l'équipe responsable de la conception technique et les travaux leur ont permis de découvrir la profession d'ingénieur et d'appliquer la théorie apprise en classe à des problèmes de conception réels.

Retombées économiques et autres retombées : Une fois que les essais dans les installations réelles auront pris fin, le prototype de produit qui en résultera permettra d'élargir l'utilisation de la robotique pour les applications de l'industrie de la sécurité et parmi les partenaires de la chaîne d'approvisionnement. Le projet démontrera la capacité d'introduire l'automatisation (y compris une certaine interaction humaine pratique) dans le but d'élargir et d'améliorer les services et d'atténuer les problèmes de pénurie de main-d'œuvre. Grâce au projet, ESI peut perfectionner ses compétences dans la conception de robots mobiles destinés à la sécurité et accroître sa compétitivité, puisqu'elle peut démontrer l'utilité d'un produit dans un nouveau domaine commercial.

GasTOPS Ltd.

Lieu : Ottawa (Ontario)

Aide autorisée de l'ISAD : 1 275 700 $

Entente de contribution : 28 septembre 2012

Innovation : Le projet comporte des travaux de R-D dans le domaine de la spectroscopie par claquage induit par éclair laser et a pour objectif de mettre au point une méthode pour mesurer la concentration de contaminants métalliques dans l'huile des moteurs à réaction. Le projet vise à concevoir un prototype d'instrument portatif à l'aide duquel le personnel responsable de la maintenance des aéronefs pourra mesurer les contaminants au sol derrière l'aéronef, plutôt que dans un laboratoire ou un autre endroit. Le personnel responsable de la maintenance des aéronefs pourrait ainsi évaluer immédiatement l'état du moteur à l'aide de l'instrument.

Collaboration : Pour la durée du projet, GasTOPS engagera des étudiants inscrits à un programme d'alternance travail-études de l'Université Queen's et de l'Université Carleton. Les étudiants assureront le soutien des activités de R-D en matière de recherches et de génie lors de la mise au point des capacités liées à la spectroscopie par claquage induit par éclair laser. GasTOPS considère que les étudiants des programmes d'alternances travail-études des universités canadiennes contribuent grandement à la production des technologies de la prochaine génération grâce à leurs idées et approches novatrices.

Retombées économiques et sociales : GasTOPS compte parmi les rares petites et moyennes entreprises qualifiées à la fois pour concevoir des articles dans le cadre du programme d'avions de combat interarmées (ACI) et les fournir. Le projet permettra à l'entreprise d'améliorer son bassin de compétences à ce sujet et d'accéder à de plus amples possibilités dans l'ensemble du marché de l'aérospatiale.

Héroux-Devtek Inc.

Lieu : Longueuil (Québec)

Aide autorisée de l'ISAD : 48 957 693 $

Entente de contribution : 21 février 2013

Innovation : Le projet d'Héroux-Devtek Inc. (HDI) servira à intégrer de nouvelles technologies dans la conception de trains d'atterrissage afin de lui permettre de devenir un fournisseur de systèmes complets de premier niveau. Les fournisseurs de premier niveau se chargent de la livraison de systèmes complets aux fabricants d'équipement d'origine. Les clients de l'industrie aérospatiale exigent de plus en plus que soient utilisés de nouveaux matériaux et procédés visant à accroître le caractère durable pour l'environnement des produits finis et des procédés de fabrication. En s'appuyant sur sa solide expérience de fournisseur de pièces usinées et sur ses programmes de R-D antérieurs, HDI entend mener ce projet à terme en regroupant les technologies à développer dans quatre catégories.

Toutes les activités sont complémentaires et contribuent à l'atteinte de l'objectif principal fixé par HDI. Elles viseront aussi à éliminer ou à réduire les processus dommageables pour l'environnement, à réduire les émissions de gaz à effet de serre et l'empreinte environnementale et à améliorer le cycle de vie des trains d'atterrissage, que ce soit pendant la conception, la fabrication, l'utilisation, l'entretien ou la remise à neuf. À la date d'achèvement du projet, HDI sera en mesure d'offrir une unité « prête à l'emploi » à l'entreprise se chargeant d'assembler l'aéronef. HDI propose de développer des connaissances sur la façon d'intégrer différents systèmes des trains d'atterrissage qui vont de leurs pneus jusqu'à la poignée utilisée dans le cockpit pour les activer.

C'est la raison pour laquelle HDI développe des sous-systèmes de technologies nouvelles, comme le système de surveillance de l'intégrité des trains d'atterrissage, de détection de référence air-sol, d'amortissement avancé et d'actionnement électrique du train d'atterrissage, de même que les différentes boîtes électroniques comme les systèmes de contrôle des freins, de contrôle de la direction, de contrôle d'urgence et de contrôle du train d'atterrissage.

Collaboration : Le projet aura d'importantes retombées technologiques pour les universités et les communautés liées à la recherche. Au cours de ce projet, HDI entend débourser 1,5 million de dollars au titre de la collaboration avec une variété d'universités et de collèges techniques, comme McGill, l'ETS, l'École Polytechnique, l'université Laval et Concordia. HDI travaille de concert avec plusieurs autres entreprises canadiennes dans le cadre du Consortium de recherche et d'innovation en aérospatiale au Québec (CRIAQ), de Mitacs-Accélération, etc. Ces projets de collaboration procurent un soutien important qui favorise le partage des connaissances, la formation et la sélection de la main-d'œuvre technique avant son arrivée sur le marché du travail.

À ce jour, grâce à ces partenariats, HDI a rapidement acquis une vaste expertise dans un certain nombre de domaines, comme l'utilisation des pièces composites et la modélisation numérique des processus de fabrication, y compris les processus aéroacoustiques se rapportant aux trains d'atterrissage. La caractérisation des comportements dynamiques du système mécanique constitue une réalisation majeure, qui a servi de base à la création d'un algorithme de prédiction de la charge sur le train d'atterrissage.

Dans le cadre de ce projet, HDI a embauché 18 stagiaires à ce jour, dont un a obtenu un emploi permanent à HDI.

Retombées économiques et sociales : Ce projet permettra à HDI de fournir à ses clients de nouveaux matériaux et procédés visant à accroître la durabilité environnementale des produits finis et des procédés de fabrication.

Il ne fait aucun doute que les projets en préparation, comme la phase II de l'intégration des nouvelles technologies à la conception des trains d'atterrissage, permettra à HDI d'améliorer nettement sa position concurrentielle sur le marché. La part de marché d'HDI a sensiblement augmenté au fil des dernières années, ce qui explique que l'entreprise se concentre sur les nouvelles technologies qui lui permettront d'accroître sa proposition de valeur. HDI se classe actuellement au troisième rang mondial parmi les fournisseurs de trains d'atterrissage, et elle s'efforce de préserver sa position concurrentielle et d'offrir des solutions de rechange viables sur le marché.

Kongsberg Mesotech Ltd.

Lieu : Port Coquitlam (Colombie-Britannique)

Aide autorisée de l'ISAD : 4 968 000 $

Entente de contribution : 23 février 2010

Innovation : Kongsberg Mesotech Ltée (KML) développe sa prochaine génération de sonars aux fins de surveillance et de classification des menaces visant les ports et d'autres biens maritimes de grande valeur. Ces images haute résolution seront aussi utilisées pour la détection des mines et les mesures de lutte contre les mines. Le sonar en voie de développement a fait ses preuves au cours d'essais, et il a été déployé dans divers autres secteurs (pêches, exploitation pétrolière et gazière, génie) où il a donné de bons résultats. Les modules du sonar de KML ont recours à des méthodes de télémétrie et de traitement de données de pointe pour donner promptement des images des plus détaillées.

Collaboration : KML a embauché (temporairement) des étudiants participant au programme d'alternance travail-études et (à long terme) des étudiants postdoctoraux venant de l'Université Simon-Fraser. Cette entreprise a fourni du financement pour un étudiant au doctorat à l'Université de Victoria pour le développement de technologie d'imagerie. KML envisage également de financer un poste de chaire à l'Université de Victoria pour l'ingénierie et les sciences maritimes. KML cherche à embaucher un boursier de recherches postdoctorales à l'Université de la Colombie-Britannique dans le but d'utiliser la technologie sonar et acoustique pour la caractérisation des matériaux et possiblement leur classification. KML continue de faire une place de choix à la collaboration avec les universités, que les travaux soient liés ou non au projet de l'ISAD.

Retombées économiques et sociales : À ce jour, KML a procédé à la commercialisation d'un modèle de sonar M3 qui offre toute une gamme de capacités et de profondeurs d'exploitation. Sa technologie unique d'imagerie numérique a été protégée par des brevets. Un système de sonar à faisceau unique bi-axial pour obtenir des points de profil pour un rendu et une modélisation en nuages 3D a été mis en production en vue d'une utilisation en sécurité portuaire et en dédouanement ainsi que pour des applications techniques commerciales. Un système de sonar à faisceau unique 1171 de 1 MHz pour l'imagerie en haute définition a également été mis en production en vue d'une utilisation par les services de police et par les premiers répondants pour des applications de collecte de preuves matérielles et de sécurité. En raison de sa polyvalence, le produit a également été utilisé dans le marché des pêches pour l'évaluation des stocks et la surveillance par le marquage des poissons.

Magellan Aerospace Limited

Lieu : Winnipeg (Manitoba)

Aide autorisée de l'ISAD : 43 391 600 $

Entente de contribution : 1er septembre 2008

Innovation : L'objectif du projet est d'effectuer des travaux de R-D dans le domaine des nouveaux procédés de fabrication de matériaux composites et d'assemblages complexes qui incorporent des éléments composites et métalliques. Ce projet est lié au programme multinational d'avions de combat interarmées (ACI). La complexité et la précision requises pour produire les pièces destinées à un ACI F-35 nécessitent l'utilisation de technologies spéciales. Par exemple, la conception de l'avion nécessite une précision suffisante pour que les multiples pièces qui entrent dans la fabrication de l'empennage horizontal, comprenant chacune près de 1 400 trous, soient alignées avec une précision d'un demi-millième de pouce, ce qui équivaut à un seizième de l'épaisseur d'une feuille de papier. Les premières pièces produites par Magellan ont été envoyées au Royaume-Uni aux fins de l'assemblage final et elles étaient conformes aux spécifications. En décembre 2012, Magellan a livré le premier empennage horizontal pour F-35A qui a été produit dans son usine de Winnipeg. L'avion sur lequel le premier empennage a été installé a effectué son premier vol en février 2014. La technologie requise pour accomplir une telle prouesse d'ingénierie, et ce, de façon répétée et efficace, continue de s'améliorer avec l'introduction de nouveaux équipements, de mises à jour des logiciels et de nouveaux processus, le tout avec le soutien de l'ISAD.

Collaboration : En collaboration avec le Collège Red River, Magellan a inauguré le Centre for Non-Destructive Inspection Technologies (centre des technologies d'inspection non destructive), lequel est situé sur le campus industriel du Collège chez Magellan Aerospace. Ce centre ultramoderne permet aux étudiants et aux professeurs d'apprendre et de mettre à l'essai une technologie laser unique au Canada qui permet d'inspecter jusqu'à 85 % plus rapidement les pièces en fibre de carbone. Des travaux de collaboration pour mettre au point la technologie sont également menés avec l'Université du Manitoba et le Composite Innovation Centre (centre d'innovation en matériaux composites) à Winnipeg, au Manitoba.

Retombées économiques et autres retombées : Magellan continue de faire progresser ses capacités de fabrication avec des équipements ultramodernes dans des installations à la fine pointe de la technologie, et continue de développer des technologies qui fourniront des possibilités d'emploi pour de nombreuses années. Ces technologies d'usinage de précision, de travail avec les matériaux composites et d'inspection fournissent des occasions d'emploi en fabrication pour du personnel hautement qualifié ainsi que des possibilités d'apprentissage de calibre mondial pour les étudiants et les enseignants. Comme plusieurs pays participent au programme d'ACI, Magellan acquiert une reconnaissance mondiale pour ses réalisations en matière d'application de technologies avancées dans un environnement de production. À mesure que les essais en vol de l'ACI F-35 se poursuivent, il faut encore procéder à de nombreuses modifications au niveau de la conception, de l'ingénierie et des coûts. Magellan s'attend à ce que cette étape du programme dure encore quelques années; c'est pourquoi elle continue de rechercher de meilleurs moyens de fabriquer ses divers produits. Les pièces fabriquées par Magellan pendant la phase de production à faible régime font actuellement l'objet d'essais en vol et on prévoit que le programme d'ACI entrera dans sa phase de production à plein régime en 2019. Au total, 18 ensembles d'équipement pour l'empennage horizontal ont été achevés à ce jour, et les taux annuels d'exécution dans le cadre du programme augmenteront au cours des prochaines années.

NGRAIN (Canada) Corporation

Lieu : Vancouver (Colombie-Britannique)

Aide autorisée de l'ISAD : 9 500 000 $

Entente de contribution : 30 octobre 2012

Innovation : Ce projet vise à mettre au point les outils 3D et le cadre d'applications nécessaires pour guider la prochaine génération d'aéronefs, en concevant un logiciel de simulation 3D interactif qui facilitera la formation technique et le soutien opérationnel, et fournira aux utilisateurs l'expérience pratique visuelle la plus réaliste possible. Ce nouveau logiciel servira à guider les employés pendant les procédures opérationnelles et contribuera à réduire le temps consacré à la maintenance du matériel. L'interface et l'expérience utilisateur seront améliorées par l'ajout de fonctions et un plus grand réalisme et, dans la mesure du possible, exploiteront les capacités d'autres plateformes.

Parmi les progrès réalisés jusqu'à maintenant, on a notamment conçu de nouveaux produits plus réalistes, procédé à des mises à niveaux de la réalité virtuelle et à des démonstrations analytiques visuelles ainsi que fait avancer la technologie par balayage laser. En Amérique du Nord, le logiciel de NGRAIN est utilisé dans des dizaines de plateformes des Forces canadiennes (FC) et du département de la Défense des États-Unis (DoD). En ce qui concerne en particulier le projet entrepris dans le cadre de l'ISAD, le logiciel de NGRAIN est utilisé actuellement sur le plan opérationnel dans lesavions de combat interarmées (ACI) F35 et dans le chasseur furtif F-22 Raptor par la Force aérienne des États-Unis (USAF).

Collaboration : NGRAIN collabore avec diverses entreprises canadiennes dans le domaine de l'enseignement et du secteur privé dans le but d'atteindre les objectifs de ce projet. L'entreprise travaille entre autres avec l'Université de Toronto, l'Université de l'Alberta, le Collège Algonquin, l'Université de la Colombie-Britannique et l'Institut de technologie de la

Colombie-Britannique (BCIT). Jusqu'à maintenant, NGRAIN a collaboré avec l'Université de Toronto, le BCIT et le Collège Algonquin sur le balayage laser, le rendu 3D et le déploiement de simulations sur les appareils mobiles. L'entreprise a aussi mené un projet de visualisation de plancher d'usine de fabrication avec le Consortium de recherche-développement en analytique visuelle (VARDEC) pour le compte de Boeing, et ce, avec Convergent Technology, un petit partenaire commercial canadien.

Retombées économiques et autres retombées : Le programme de l'ISAD a aidé NGRAIN à développer sa technologie plus rapidement qu'elle n'aurait été en mesure de le faire sans cela. Non seulement le programme a-t-il permis le financement de secteurs précis de la recherche avancée, en plus, il a facilité la collaboration avec d'autres établissements d'enseignement et entreprises du Canada, collaboration qui autrement n'aurait jamais eu lieu. Grâce à l'appui de l'ISAD, NGRAIN a été en mesure d'investir dans du nouveau matériel, notamment des imprimantes 3D, des affichages holographiques (zSpace) et des appareils vestimentaires (Epson Movario, Meta), ce qui a permis de placer l'entreprise au premier plan dans l'Internet des objets industriels (y compris la réalité virtuelle et augmentée ainsi que l'analytique visuelle) dont la croissance se fait à un rythme effréné.

On prévoit que le logiciel conçu dans le cadre de ce projet offrira des possibilités de croissance pour l'industrie canadienne de la technologie de pointe et permettra aux entreprises d'accroître leur développement technologique et de créer de nouveaux emplois axés sur le savoir dans divers segments de l'industrie. Il serait possible d'adapter bon nombre des technologies de modélisation 3D et de formation conçues aux autres industries (p. ex., production d'automobiles, agriculture, aviation civile, énergie nucléaire, pétrole et gaz et soins de santé), ce qui permettrait aux utilisateurs d'accroître leur productivité, de réduire leurs coûts et d'améliorer leur compétitivité.

Norsat International Inc.

Lieu : Richmond (Colombie-Britannique)

Aide autorisée de l'ISAD : 13 270 265 $

Entente de contribution : 28 mars 2013

Innovation : Ce projet a pour objectif d'accroître les capacités de Norsat à produire des terminaux, des composants et des composants sans fil de satellites afin de maintenir sa position de chef de file dans l'industrie de l'A-D. Ce projet permet à Norsat d'élargir sa gamme de composants hyperfréquences et d'améliorer le rendement de ses produits existants. De manière plus précise, Norsat a conçu et mis au point la série ATOM d'émetteurs en bande Ku, des produits de pointe dans l'industrie qui sont destinés aux stations terriennes des utilisateurs de satellites ainsi qu'aux plateformes aéroportées et mobiles. Norsat a commencé à mettre au point des émetteurs en bande Ka en suivant certains des concepts établis de la série ATOM d'émetteurs en bande Ku. Ces produits, aussi commercialisés sous l'appellation ATOM, sont de nouveaux concepts et constitueront les plus petits qui soient de leur genre dans le marché. Norsat a aussi entrepris de mettre au point un nouveau convertisseur-abaisseur de fréquences à faible bruit pour remplacer certains des produits LNB utilisés actuellement et qui se font vieillissants.

Ce projet a permis à Norsat de concevoir un système d'antennes peu coûteux qui peut fonctionner sur les bandes X, Ku et Ka. L'entreprise a terminé d'intégrer la série ATOM des émetteurs en bande Ku dans la gamme de produits des systèmes d'antennes satellitaires. Le contenu canadien est ainsi accru dans ces produits qui sont ainsi par ailleurs plus rentables. De plus, Norsat a aussi été en mesure de concevoir des solutions motorisées pour ses systèmes d'antennes plus volumineux.

Ce projet a permis à l'entreprise de concevoir et de fabriquer un prototype d'antenne à panneau plat simplifié qui résoudra les difficultés liées à la poursuite d'un satellite à partir d'un véhicule en mouvement. Il s'agit d'une technologie complexe pour laquelle il faudra apporter plusieurs modifications à la conception et définir un prototype. Grâce à ce projet, Norsat a également été en mesure de mettre au point Sentinel RMC, une plateforme idéale pour n'importe quelle application qui exige d'assurer le suivi et le contrôle de données à distance et en temps réel. Cette réalisation permet à l'entreprise de percer, pour la première fois, le marché de l'industrie gazière et pétrolière dans le domaine de la communication machine-machine.

Dans le cadre de ce projet, l'entreprise a créé l'Outdoor Transmission Kit (OTK – trousse de transmission extérieure) pour appuyer sa gamme de produits de bureau portables. Ces produits permettent d'accéder à des accessoires et services, comme la connectivité Internet, les téléphones et les imprimantes et bien plus encore. L'OTK offre une capacité de télétransmission qui peut résister aux conditions environnementales rigoureuses, ce qui en fait un outil idéal pour les premiers intervenants de partout dans le monde.

Le projet financé par l'ISAD a également permis à Norsat de concevoir de nouvelles antennes et de nouveaux filtres innovateurs dans le marché des communications sans fil. De manière plus précise, cette entreprise a consacré beaucoup d'efforts aux travaux de R-D portant sur des filtres de résonateur céramique; il est ainsi possible d'utiliser de petits filtres qui sont importants à basse fréquence, tandis que les filtres habituels sont plutôt gros. Ces produits ont permis de porter l'efficacité spatiale à un autre niveau lorsqu'il est nécessaire de combiner de multiples canaux, et ils peuvent être utilisés pour les systèmes de sécurité publique à l'échelle mondiale. Le produit présente toujours un problème de compensation thermique et il faut donc mener des recherches supplémentaires. Non seulement le projet financé par l'ISAD a-t-il permis à Norsat de mettre au point de nouveaux filtres, en plus, il lui a donné la possibilité de concevoir de nouvelles antennes à large bande destinées au marché de la radio mobile terrestre.

Collaboration : Norsat a collaboré avec l'Université Simon-Fraser (SFU) à la conception de composants d'antenne, notamment un prototype d'antenne à panneau plat. Norsat a utilisé le laboratoire Sierra Wireless de la SFU pour caractériser son réflecteur de 1 m et son flux en vue d'obtenir la certification Asiasat. Le prototype d'antenne à panneau plat a également été caractérisé à la SFU. Norsat a collaboré avec Kratos Systems and Solutions Inc. sur la gamme ATOM de produits radiofréquences, ce qui a relancé la conception des produits hyperfréquences.

Retombées économiques et autres retombées : Parmi les autres retombées découlant du projet, Norsat a notamment été en mesure d'élargir sa gamme de produits hyperfréquences et de créer l'environnement nécessaire pour développer davantage ces produits. L'ISAD a aidé Norsat à moderniser son matériel d'essai et de mesure en faisant l'acquisition de nouveaux appareils, notamment un analyseur de réseau vectoriel ainsi que des générateurs et des analyseurs de signaux. Ce projet a permis à Norsat d'élargir sa chaîne d'approvisionnement au Canada afin d'appuyer sa nouvelle gamme ATOM de produits radiofréquences. Parmi les fournisseurs canadiens, il y avait des fabricants de cartes de circuits imprimés, des ateliers d'usinage et des ateliers d'assemblage de câbles.

Le projet financé par l'ISAD aide à bien positionner Norsat sur le marché des communications sans fil, car il lui permet d'être la première entreprise à commercialiser de nouveaux produits innovateurs. Il aidera également Norsat à maintenir en poste ses employés et à accroître sa main-d'œuvre.

PCI Geomatics Inc.

Lieu : Richmond Hill (Ontario)

Aide autorisée de l'ISAD : 7 665 000 $

Entente de contribution : 12 août 2009

Innovation : Ce projet vise un double objectif. Premièrement, PCI mène des activités de R-D d'un cadre de calcul à haute vitesse et d'une suite logicielle qui permettront de traiter de grandes quantités de données d'images satellites brutes plus rapidement et à moindre coût, l'accent étant mis sur l'automatisation accrue du traitement des images. Deuxièmement, cette entreprise procède à des recherches et à des expérimentations concernant la mise au point et la démonstration d'un logiciel qui permet d'extraire automatiquement de l'information parmi les données d'observation de la Terre fournies par les satellites et d'autres aériens. Les données qui en résulteront seront essentielles au processus décisionnel dans de nombreux domaines, y compris la surveillance de l'environnement, l'agriculture, la sécurité et le renseignement, l'A-D ainsi que la surveillance de zones étendues. Ce logiciel convertit les données en information utile au processus décisionnel, et ce, à des débits plus rapides et avec une intervention moindre de la part de l'opérateur. Grâce à ce projet financé par l'ISAD, PCI a accru ses capacités dans ce domaine et continue de mener des travaux de R-D de nouvelles technologies pour le marché.

Collaboration : PCI a récemment entrepris une collaboration continue avec l'Université Queen's à un projet de recherche portant sur l'extraction de caractéristiques d'images de très haute définition obtenues par télédétection. On prévoit que cette recherche conduira à des applications commerciales dans le futur. PCI a aussi collaboré précédemment avec l'Université d'Ottawa dans le cadre du programme SME4SME et a ainsi exploré des modèles d'attention visuelle dans le contexte de l'imagerie satellitaire. Les autres recherches et missions entreprises par PCI dans le cadre de ce projet financé par l'ISAD comprennent des recherches avec l'Université de Toronto dans le domaine des applications de calcul par réseau neuronal en imagerie d'observation de la Terre à haute résolution ainsi qu'une collaboration avec l'Université du Nouveau-Brunswick dans le domaine du traitement de l'image optique et radar.

Retombées économiques et sociales : Le financement de l'ISAD a aidé PCI à améliorer ses technologies, plus particulièrement les produits Geomatica et GeoImaging Accelerator, ainsi qu'à accélérer son entrée sur le marché. L'aide de l'ISAD a permis à PCI d'affecter plus de ressources au développement technologique, d'améliorer la qualité de ses produits et d'élargir sa gamme de produits de manière à inclure de nouvelles technologies. Le développement technologique entrepris avec l'aide du financement de l'ISAD s'est traduit par la conception de produits logiciels qui sont en mesure de traiter et de gérer rapidement et avec précision de grandes quantités de données géospatiales. Ce logiciel convertit les données en information utile au processus décisionnel, et ce, à des débits plus rapides et avec une intervention moindre de la part de l'opérateur, et peut servir par ailleurs à créer des applications personnalisées. Des améliorations récentes apportées aux produits logiciels ont donné la possibilité à PCI de faire des avancées en ce qui concerne les capacités d'extraction de l'information utile tirée des images géospatiales, ce qui a permis à cette entreprise de fournir aux utilisateurs de ses logiciels de l'information de qualité et exacte au moment opportun. De l'information géospatiale de qualité peut être disponible beaucoup plus rapidement, et ce à moindre coût, que par le passé.

Ultra Electronics Maritime Systems Inc.

Lieu : Dartmouth (Nouvelle-Écosse)

Aide autorisée de l'ISAD : 8 231 222 $

Entente de contribution : 30 août 2013

Innovation : Ce projet a pour objectif de concevoir des technologies sonar de la prochaine génération. Ultra Electronics Maritime Systems Inc. (UEMS) construira des systèmes sonar plus petits et plus légers que ceux qui se trouvent actuellement sur le marché. Ces nouveaux systèmes seront aussi dotés de capacités accrues et seront plus performants. Les produits découlant de ce projet introduiront des technologies sous-marines de détection, de transport de données et de transduction par sonar actif de la prochaine génération qui démarqueront UEMS sur le marché émergent des sonars actifs à basse fréquence.

Jusqu'à maintenant, l'entreprise a mis au point l'un des deux systèmes sonar proposés, soit celui à base fréquence et à diamètre plus petit faisant appel aux transducteurs, et a également créé un prototype de celui-ci. Le deuxième est encore en cours de développement. L'entreprise a conçu des amplificateurs plus petits qui conviennent aux nouveaux transducteurs à basse fréquence plus petits, et a également mis au point un prototype de ceux-ci. Le matériel de transmission a aussi été conçu et est en cours de développement. L'entreprise a également créé de nombreux prototypes des nouveaux capteurs vectoriels, et des retouches aux modèles sont en cours. Les demandes de brevet sont aussi en cours d'élaboration. Un premier prototype a été mis au point dans le cadre des travaux menés en collaboration avec l'Université Simon-Fraser (SFU) et liés à la conception d'un capteur vectoriel reposant sur des systèmes microélectromécaniques (MEMS).

Le système sous-marin à puissance élevée et à basse fréquence offre une grande couverture de fréquences et a été utilisé de manière intensive dans le cadre de recherches poussées en présence de la technologie anti-sous-marine et de surveillance sous-marine.

Collaboration : Le projet comporte plusieurs collaborations avec des établissements d'enseignement postsecondaire, la plus importante étant menée avec la SFU dans le but de concevoir un nouvel accéléromètre reposant sur des systèmes microélectromécaniques (MEMS). Cette démarche a été rendue possible grâce à une subvention de R-D coopérative accordée par le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie (CRSNG), entre le ministère de la Défense nationale, Recherche et développement pour la défense Canada, le CRSNG et UEMS. La valeur totale de la collaboration est de plus de 1 million de dollars. Cette subvention financera un ingénieur de recherche, deux boursiers de recherches postdoctorales, deux étudiants au doctorat, deux étudiants effectuant une maîtrise en sciences et trois étudiants effectuant un baccalauréat en sciences (embauchés à titre d'adjoints de recherche). Cet élément est essentiel à la conception de petits capteurs vectoriels destinés à une utilisation sous-marine.

Comme autre importante collaboration, UEMS commandite une chaire de recherche industrielle principale du CRSNG à l'Université Dalhousie dans le domaine des communications numériques sous-marines. Cette activité est en cours depuis 18 mois et fait actuellement participer huit étudiants de premier cycle, quatre étudiants à la maîtrise, un étudiant au doctorat et deux boursiers de recherches postdoctorales.

D'autres activités de R-D en collaboration ont été menées avec l'Université Dalhousie sur des options innovatrices relatives à des instruments remorqués modernes pour les applications sonar et avec l'Université de Calgary sur de nouvelles méthodes d'essai des réseaux remorqués dans les tunnels hydrodynamiques et les réservoirs à chariot mobile instrumentés; cette collaboration appuie un boursier de recherches postdoctorales. Des travaux de recherche appliquée et de développement du CRSNG ont été menés avec le Nova Scotia Community College. Ces travaux visaient à définir l'effort requis pour régénérer une capacité désuète d'étalonnage des capteurs vectoriels à basse fréquence; cinq étudiants de ce collège y ont participé. D'autres collaborations possibles sont en train d'être explorées avec l'Université Dalhousie, l'Université Memorial et l'Université du Nouveau-Brunswick.

Retombées économiques et autres retombées : L'aide accordée au titre de l'ISAD a permis à UEMS d'accroître grandement sa main-d'œuvre en R-D en embauchant le personnel permanent suivant : deux récents diplômés au doctorat en physique, six récents diplômés au baccalauréat en génie électrique, un ingénieur principal détenant un baccalauréat en génie mécanique, un récent diplômé au baccalauréat en génie mécanique, un récent diplômé à la maîtrise en génie mécanique, un développeur principal en conception assistée par ordinateur (CAO), un ingénieur principal des systèmes, un gestionnaire principal de projet et deux technologues en mécanique. Cette aide s'est avérée un facteur qui a grandement contribué à la capacité d'UEMS à attirer et à maintenir en poste ces nouvelles ressources intellectuelles. De plus, on prévoit également que les avancées découlant de ce projet diminueront les coûts d'acquisition et de propriété pour les consommateurs et augmenteront le nombre de navires pouvant être dotés de produits sonar, ce qui améliorera les capacités de défense nationale.

Ultra Electronics TCS Inc.

Lieu : Montréal (Québec)

Aide autorisée de l'ISAD : 32 447 400 $

Entente de contribution : 22 mars 2011

Innovation : Ultra Electronics travaille au développement d'une nouvelle génération de systèmes de communication radio tactiques, y compris des dispositifs de communication sans fil et mobiles, pour les applications militaires et les systèmes de sécurité gouvernementaux. L'entreprise est en voie de développer une gamme de systèmes de communication radio de grande capacité comportant des caractéristiques uniques pour différents marchés. Parmi les nouvelles technologies en cours de développement, on compte une plateforme radio qui exploite entièrement le concept de radio réalisée par logiciel et une architecture de radios multibandes/multivoies qui intègre plusieurs technologies de communication en un seul système. En octobre 2013, Ultra a obtenu un contrat auprès de l'armée américaine dans le cadre du projet Warfighter Information Network-Tactical (WIN-T), pour évaluer cette nouvelle technologie canadienne qui promet des niveaux inégalés de souplesse dans les missions. L'évaluation des premières radios ORION multibandes/multivoies produites a été réalisée en mai 2014 et les résultats de cette évaluation confirment le caractère révolutionnaire et la fiabilité de la technologie canadienne dans des conditions opérationnelles exigeantes.

L'entreprise poursuit ses travaux innovateurs avec la conception de nouveaux oscillogrammes maillés, mobiles, terrestres et maritimes, ce qui accroît encore davantage la souplesse sur le plan opérationnel. Des travaux en parallèle sont aussi menés pour réduire le poids, la taille et la consommation énergétique. Pour atteindre cet objectif, Ultra travaille à intégrer de nouvelles technologies de filtre et d'amplification de la puissance radioélectrique. En février 2015, Ultra-TCS a remporté un contrat dans le cadre du Programme d'innovation Construire au Canada (PICC) de Travaux publics et Services gouvernementaux Canada (TPSGC) afin d'exploiter ses technologies maritimes ainsi que ses technologies de réduction de la taille, du poids et de la consommation énergétique dans un nouveau produit destiné à de nouveaux secteurs de marché pour l'entreprise. Cela a donné lieu en mars 2015 à des essais réussis avec le DBM-3 de la Marine royale canadienne, démontrant ainsi les capacités maritimes uniques des radios ORION. En décembre 2014, une innovation liée à une radio tactique adaptative basée ORION a aussi été sélectionnée comme projet dans le cadre du PICC en vue d'application dans des véhicules tactiques, et ce, sous le parrainage du DBRT-5 au MDN. Les travaux d'innovation à long terme ont trait notamment au développement d'un concept nodal unique d'extension de la portée de tirs aériens « Lancer et oublier » (« Launch & Forget »).

Collaboration : Ultra Electronics appuie la chaire de recherche industrielle du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie (CRSNG) sur la technologie de communication tactique d'urgence sans fil à haut rendement à l'École de technologie supérieure (ÉTS). La chaire emploie actuellement un boursier de recherches postdoctorales, deux ingénieurs professionnels, dix candidats au doctorat et quatre candidats à la maîtrise en génie. Cette chaire a permis à nombre d'étudiants d'acquérir une expertise hautement spécialisée en technologie sans fil et de tirer profit de stages de grande valeur dans l'industrie. Une collaboration étroite entre les chercheurs et les professionnels de l'industrie donne lieu à une source inépuisable de concepts novateurs, comme cela a été reconnu en 2008 par le CRSNG lors de la remise des prix Synergie. Depuis 2012, l'entreprise a également contribué en nature et en argent à un projet de trois ans du CRSNG mené conjointement avec AeroETS, projet qui fait appel à des plateformes de mini-véhicule aérien autonome sans pilote, telles que des répétiteurs aériens sur demande.

Des partenariats supplémentaires avec les universités sont à l'étude en vue de mettre au point conjointement des techniques avancées de traitement des signaux et de synchronisation des réseaux dans le cadre du programme ORION. Ultra TCS poursuit ses discussions avec un développeur canadien de la technologie 3G/4G avancée afin de l'intégrer à la plateforme de produits ORION. L'entreprise a aussi de nouveaux collaborateurs canadiens dont CMRSummit Technologies, Varitron Technologies et Apollo Microwaves.

Retombées économiques et sociales : En 2014, 40 unités à fréquence inspirées de la plateforme radio SDR à haute capacité d'Ultra TCS ont été achetées par le ministère de la Défense nationale (MDN), en plus des 20 unités qu'il avait achetées précédemment. Les Forces canadiennes possèdent ainsi un système de transmission unique tri-bande 34 Mbps pouvant fonctionner dans la gamme de fréquences allant de 225 MHz à 5 000 MHz. Ultra TCS a également présenté une soumission pour la radio à haute capacité en réponse à un important appel d'offres pour un contrat d'approvisionnement de poste relais hertzien tactique en Inde. Cette position permet à l'entreprise d'introduire les radios ORION à un prix plus bas sur le marché indien. En 2015, Ultra-TCS a signé un contrat pour livrer des radios ORION au DAPSCT au MDN afin de donner suite à un certain nombre de questions opérationnelles.

Le développement et la production du système de communication radio ORION permet à Ultra Electronics de maintenir une clientèle de fournisseurs canadiens pour soutenir ses activités de conception. Plus de dix entrepreneurs en conception de logiciels et de micrologiciels ont contribué à ce produit, et une bonne part des travaux de conception de matériel a été donnée en sous-traitance à des entreprises canadiennes. Ultra-TCS prévoit que le succès des radios multibandes/multivoies sera bénéfique à l'économie canadienne en raison de sa contribution positive à la balance commerciale du Canada, l'entreprise exportant la majorité de sa production. Ce projet permettra de conserver les emplois en haute technologie au Canada et de fournir des technologies ultramodernes aux forces militaires et aux forces de la sécurité publique du Canada.

Projets arrivés en phase de remboursement en 2014-2015

AXYS Technologies Inc.

Lieu : Sidney (Colombie-Britannique)

Aide autorisée de l'ISAD : 1 836 900 $

Entente de contribution : 5 août 2009

Achèvement du projet : 31 mars 2014

Innovation : L'objectif de ce projet était de mener des travaux de R-D pour concevoir un système permettant d'intégrer et de gérer des données provenant de diverses sources de surveillance et contrôle maritimes en vue de fournir des renseignements complets en temps réel. Ce système permet de produire une vue unifiée du domaine maritime et d'améliorer la sûreté des ports et des rivages. L'aspect novateur de ce projet consistait à élaborer la capacité du système à recevoir de l'information provenant de diverses sources, à intégrer les données et à les présenter en temps réel aux utilisateurs et aux décideurs. En date du 31 mars 2015, ce projet est jugé terminé et le système a été installé à plusieurs endroits partout dans le monde, notamment le Canada, l'Arabie saoudite, la Nouvelle-Zélande et l'Équateur.

Collaboration : AXYS a collaboré avec l'Université de Victoria, le Collège Camosun et l'Université Memorial de Terre-Neuve-et-Labrador. De plus, l'entreprise continue de faire appel à des étudiants en génie du programme alternance travail-études dans ses activités de R-D. L'entreprise a aussi travaillé avec le port de Prince-Rupert pour améliorer son programme de surveillance et contrôle des rivages et a fait appel aux services de JASCO Research et Ocean Sonics dans le domaine de la surveillance acoustique sous-marine. Depuis la fin du projet, AXYS s'est associée avec le Service hydrographique du Canada concernant des services de partage de données.

Retombées économiques et autres retombées : Grâce au soutien de l'ISAD, AXYS a mis au point un produit hautement innovateur pour aider les organisations de défense et de sécurité, les exploitants portuaires et les autres intéressés à améliorer la surveillance et la sécurité maritimes ainsi qu'à intervenir rapidement en cas d'incidents comme les déplacements non désirés de navires, les déversements de polluants en mer, les déversements d'hydrocarbures et les menaces de temps violent. AXYS a également enregistré une croissance de ses ventes et de sa main-d'œuvre. Sa technologie a contribué à améliorer la prise de décisions dans le domaine maritime, à fournir de meilleurs renseignements aux intervenants et à améliorer la communication des données sur les microclimats.

CAE Inc.

Lieu : Saint-Laurent (Québec)

Aide autorisée de l'ISAD : 250 000 000 $

Entente de contribution : 30 mars 2009

Achèvement du projet : 31 mars 2014

Innovation : L'objectif de ce projet était d'améliorer les technologies de modélisation et de simulation de CAE en vue de mettre au point des simulateurs destinés à une plus vaste gamme d'aéronefs. Ce projet a permis de développer davantage les technologies fondamentales de modélisation et de simulation de CAE, ainsi que d'introduire plusieurs services et produits innovateurs dans un large éventail d'applications dans le domaine de l'A-D. Ces innovations ont permis d'enregistrer de nouvelles marques de commerce et de déposer des demandes de brevet pour lesquelles le brevet a été accordé.

Voici quelques exemples d'innovations mises au point : un nouveau simulateur de vol complet et de missions d'hélicoptère pour un seul pilote ou deux pilotes qui a été introduit comme plateforme de la Série CAE 3000; un Environnement synthétique dynamiqueMC de la prochaine génération qui permet de présenter dynamiquement les changements à l'environnement synthétique, comme les armes, les conditions météorologiques ou les renseignements à jour provenant du monde réel; le Système visionique amélioré qui fournit aux pilotes une représentation visuelle synthétique de l'environnement qui les entoure; la prochaine génération de systèmes de détection des anomalies magnétiques à rôle élargi qui peuvent être installés sur des plateformes plus légères, comme les véhicules aériens sans pilote; la conception d'un système d'entraînement pour système d'aéronef sans pilote (UAS), qui combine une architecture ouverte à un matériel et un logiciel de simulation commerciaux prêts à l'emploi pour fournir un système d'entraînement complet non lié à une plateforme (c'est-à-dire qu'il fonctionne aussi bien d'une plateforme à l'autre), à l'intention des pilotes de UAS, des opérateurs de capteurs et des commandants de missions; et la conception d'un Environnement de génie augmenté  qui permet de construire et d'intégrer des modèles de simulation dont la livraison aux fabricants d'équipement d'origine (FEO) se fait, en comparaison d'auparavant, à un stade très précoce dans le calendrier de développement d'un prototype d'aéronef, et qui permet par ailleurs de développer le premier simulateur de vol complet au monde de l'aéronef A350 et de la qualifier comme tel.

Collaboration : CAE applique un modèle de développement technologique axé sur la collaboration dont les universités et les instituts de recherche tirent profit. L'entreprise a versé des contributions totalisant plus de sept millions de dollars pour des projets de collaboration avec des universités et des instituts de recherche, notamment une chaire de recherche à l'Université McGill, le Centre for Advanced Studies in Visualization and Simulation de l'Université Carleton, et le logiciel/laboratoire de développement du programme lié à l'Environnement de génie augmenté de CAE à l'École Polytechnique de Montréal. CAE a aussi engagé des collaborations avec les Universités d'Ottawa et McMaster, le Consortium de recherche et d'innovation en aérospatiale du Québec, le Conseil national de recherches du Canada et l'Institut national d'optique.

Retombées économiques et autres retombées : CAE a mis en marché de nouvelles plateformes de simulation d'aéronef, notamment la technologie de simulation de vol complet Série 3000 et le système visuel CAE Tropos-6000. De plus, la technologie mise au point pendant ce projet a permis à CAE de collaborer avec Bombardier Aéronautique pour sa plateforme de série C et les programmes d'avions Global 7000 et Global 8000, l'Aviation Industry Corporation of China (AVIC) pour le nouvel avion de transport de taille moyenne AVIC, la Mitsubishi Aircraft Corporation pour l'appareil Mitsubishi Regional Jet (MRJ), et AgustaWestland pour le simulateur de vol AW189.

Les applications de modélisation et de simulation ont été transformées en applications de défense et de sécurité, notamment les produits PRESAGIS, qui ont été utilisés durant les Jeux olympiques de Vancouver de 2010. CAE élargit ses services professionnels et mise sur la modélisation et la simulation pour offrir des avantages en matière de sûreté, de sécurité et d'efficacité/de productivité pour des nations entières telles que le Brunei. Son savoir-faire en modélisation algorithmique complexe et en formation fondée sur des données probantes a également été mis à profit sur les marchés de la santé et de l'exploitation minière.

Ce projet a aussi permis à CAE de renforcer sa chaîne d'approvisionnement canadienne du fait de l'établissement de partenariats auprès de partenaires et de fournisseurs de l'industrie canadienne.

Les plateformes de produits de simulation de CAE ont contribué à protéger l'environnement par le recours à de nouveaux matériaux composites qui réduisent l'empreinte de matériel, et à de nouveaux systèmes électriques pour le mouvement et les vibrations. Citons ainsi la formation de pilotes d'avions gros porteurs, dans le cadre de laquelle chaque heure de formation sur simulateur plutôt qu'en aéronef fait économiser entre 7 500 et 14 000 litres de carburant, ce qui permet d'éviter des émissions de 6,6 tonnes métriques de CO2. Les incidences négatives du bruit et d'autres facteurs sont également atténuées.

D-TA Systems Inc.

Lieu : Ottawa (Ontario)

Aide autorisée de l'ISAD : 1 790 140 $

Entente de contribution : 25 août 2010

Achèvement du projet : 3 mai 2014

Innovation : Ce projet portait sur la R-D de produits permettant de convertir en données numériques informatiques des signaux analogiques à haute fréquence émis par des systèmes comme des radios, des radars et des sonars. Cette conversion permettra un traitement et un affichage en temps réel et réduira les coûts des systèmes complexes ainsi que le temps nécessaire pour les déployer. Elle permettra également à D-TA de personnaliser ses produits pour répondre aux besoins des utilisateurs des systèmes de communication de défense au Canada et aux États-Unis. Le projet est désormais terminé et D-TA a mis au point quatre produits.

Collaboration : D-TA a fondé le Dipak and Tara Roy Sensor Processing Laboratory de l'Université Carleton en novembre 2011. Ce laboratoire soutient la recherche au niveau des études supérieures et facilite la recherche de pointe dans le domaine des capteurs en vue de l'élaboration de concepts, d'algorithmes et d'architectures de système pour diverses applications, à savoir les technologies radio, radar, sonar et sans fil, l'imagerie et les instruments médicaux, et d'autres domaines d'intérêt pour les secteurs des communications, de la défense et de l'aérospatiale. Cinq étudiants ont profité d'un encadrement et d'une supervision de D-TA et d'un accès aux installations de l'entreprise, et l'un de ces étudiants est devenu un employé à temps plein de D-TA. Cette entreprise a également soumis un rapport de consultation à l'Agence pour le développement de la défense en Corée du Sud avec l'appui d'un membre de la faculté du génie de l'Université Carleton. L'interaction universitaire constitue une grande étape dans le perfectionnement des compétences dans le domaine du traitement avancé des signaux.

Retombées économiques et autres retombées : Le projet de R-D a permis de rehausser la présence de D-TA sur le marché de la défense et d'accroître la compétitivité de l'entreprise. D­TA a obtenu plusieurs contrats auprès du département de la Défense des États-Unis et du ministère de la Défense nationale du Canada. Les solutions configurées de D-TA permettent de réduire considérablement les délais et les coûts de déploiement pour l'intégration, la conception et la mise à l'essai des systèmes. D-TA prévoit des revenus continus qui découleront des contrats qu'elle a remportés. Grâce aux solutions que cette entreprise a fournies, les clients peuvent également passer aux essais sur le terrain en six à neuf mois, plutôt qu'en deux ou trois ans. Un certain nombre d'emplois techniques bien rémunérés ont été créés. Toutes les activités de R-D ont été réalisées au Canada, notamment avec des sous-traitants canadiens, et 90 % des fournisseurs de D-TA sont situés au Canada.

Pratt & Whitney Canada Corp. (P&WC)

Lieu : Longueuil (Québec)

Aide autorisée de l'ISAD : 300 000 000 $

Entente de contribution : 10 décembre 2010

Achèvement du projet : 31 août 2014

Innovation : P&WC travaille actuellement à concevoir des moteurs d'aéronef plus légers, plus puissants, plus durables et consommant moins de carburant, lequel développement est facilité par des technologies liées à des matériaux plus légers, des revêtements haute température, des chambres de combustion de la prochaine génération, des architectures de compresseur novatrices, des commandes moteur intelligentes et des technologies de fabrication de pointe. L'entreprise fabrique des moteurs plus propres et plus silencieux qui, dans bon nombre de cas, surpasseront les normes de l'industrie relatives au bruit et aux émissions. Les technologies développées dans le cadre de ce projet sont mises à l'essai dans des plateformes de la prochaine génération, comme des avions régionaux à turbopropulseurs et des avions d'affaires à réaction de gros tonnage. La qualité de l'innovation se reflète dans les quelque 60 brevets délivrés annuellement à l'entreprise.

Collaboration : L'entreprise a tissé et entretenu des liens de collaboration avec nombre d'universités, d'établissements de recherche et de partenaires industriels au Canada, en versant des contributions annuelles importantes aux universités et aux établissements de recherche. Elle a été reconnue par le Conseil des sciences, de la technologie et de l'innovation – un organisme consultatif indépendant – comme étant une chef de file de la collaboration stratégique. Tous les ans, P&WC mène plus de 200 projets en collaboration avec 20 universités partout au Canada, en embauchant plus de 400 étudiants dans le cadre de différents programmes.

P&WC participe à sept chaires de recherche industrielle du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie (CRSNG), établies dans des universités de la Colombie-Britannique, de la Nouvelle-Écosse, de l'Ontario et du Québec, ainsi qu'à cinq consortiums et réseaux de recherche, comme le Consortium de recherche et d'innovation en aérospatiale au Québec (CRIAQ), qui font valoir l'expertise universitaire et favorisent le développement de chaînes d'approvisionnement au Canada. En outre, P&WC a mis sur pied dix centres d'expertise universitaires et a joué un rôle déterminant dans la création des instituts aérospatiaux de premier cycle de six universités en Ontario et au Québec. Toutes les initiatives de collaboration contribuent à enrichir l'expertise universitaire, à accroître les capacités de la chaîne d'approvisionnement et à former la prochaine génération de professionnels de l'industrie aérospatiale au Canada.

Retombées économiques et autres retombées : Depuis le lancement du projet, les technologies ainsi développées ont mené à la certification d'un nouveau turbopropulseur, fondé sur l'ancien modèle PT6A. Le nouveau PT6A-140 offre une puissance accrue pour améliorer ses capacités au cours de missions à plus haute altitude, et offre en outre une amélioration de 5 % de sa consommation spécifique de carburant, grâce à l'intégration de capacités aérodynamiques évoluées, un compresseur plus efficace et des matériaux de dernière génération dans sa partie chaude. D'autres innovations ont permis de réduire les émissions, d'augmenter les intervalles entre les périodes d'entretien et de faciliter davantage le fonctionnement de petites turbines à gaz par l'intégration de commandes électroniques numériques. Ces nouvelles technologies comportent d'autres avantages comme la réduction du bruit et l'élimination de matériaux qui présentent des risques pour l'environnement. Dans le turbopropulseur régional de la prochaine génération, ces nouvelles technologies réduisent grandement la consommation de carburant. Comme l'entreprise utilise moins de matériaux bruts, mais qu'elle exploite davantage l'automatisation et des procédés de fabrication plus efficaces, elle réduit sa consommation d'énergie et, par le fait même, sa production de matières polluantes. Par ailleurs, le projet offre des possibilités de perfectionnement à l'effectif déjà hautement qualifié de l'entreprise, ainsi qu'à ses partenaires de recherche et de l'industrie. Depuis le lancement du projet, près de 1 400 employés techniques ont pu améliorer leurs compétences techniques dans le cadre d'une formation régulière. Les employés de P&WC participent activement à plus de 130 comités techniques et associations qui ont comme objectif de définir l'avenir de l'industrie aérospatiale.

Thales Canada Inc.

Lieu : Saint-Laurent (Québec)

Aide autorisée de l'ISAD : 12 988 800 $

Entente de contribution : 23 décembre 2010

Achèvement du projet : 31 décembre 2013

Innovation : Ce projet consistait à mener des travaux de R-D portant sur un système de commandes de vol électriques complet plus léger et plus fiable que les systèmes de commandes de vol hydromécaniques et leurs liens mécaniques. Ce projet a permis le développement de trois nouvelles technologies liées au bus 429 bidirectionnel, à l'ordinateur de vol et au poste de commande FCU de secours. Cela a permis de mettre au point et de commercialiser trois nouveaux produits, soit un ordinateur de vol version 2, un ordinateur de vol version 3, et le poste de commande FCU de secours.

Collaboration : Thales a participé à plusieurs projets de collaboration avec le Consortium de recherche et d'innovation en aérospatiale au Québec (CRIAQ), l'École Polytechnique de Montréal, l'Université McGill et l'École de technologie supérieure, pour des contributions totales à la recherche supérieures à 690 000 dollars. Ces projets de recherche favorisaient un échange de connaissances entre les chercheurs universitaires et Thales dans le développement de nouveaux prototypes. Thales a déployé des efforts et continue d'agir pour aligner la recherche sur les besoins de l'industrie. En dernier lieu, Thales avait appuyé au moins cinq stages pour étudiants par semestre. Grâce à ce projet, cette entreprise a donné l'occasion à de nombreux étudiants en génie d'acquérir de l'expérience pratique et a fait la promotion active des possibilités de carrières dans le domaine de l'aérospatiale.

Retombées économiques et autres retombées : Les nouveaux produits de Thales, soit l'ordinateur de vol et le poste de commande FCU de secours, sont sur le marché et sont prêts à être intégrés à des avions commerciaux avec systèmes de commandes de vol électriques. Grâce à leur modularité et à leur adaptabilité, ils répondent aux besoins d'une vaste gamme d'avions régionaux et d'avions d'affaires avec commandes de vol électriques, et ce, sur les plans de l'envergure, de la structure et des performances.

Projets devenus inactifs en 2014-2015

Aucun projet financé par l'ISAD n'est devenu inactif en 2014-2015.

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